Un long week-end à Porto (Portugal)


La frontière de la langue

 

J’aime, plus que tout, communiquer dans une langue qui n’est pas la mienne. J’ai alors l’impression qu’un nouvel univers s’ouvre à moi. Parler, penser dans une langue, c’est apercevoir le monde avec des nouveaux mots, des nouvelles expressions. C’est s’envelopper de nouvelles sonorités, de nouveaux accents, d’une nouvelle culture.

Quand je parle espagnol, je me sens plus vivante, plus spontanée. Je parle plus fort et m’ouvre. J’ose étendre ma voix. Le français est la langue de la demi-mesure, des détours et des jolis nœuds. Le français se susurre. Avec lui, j’apprécie les pauses et sa rigueur. Je contrôle les mots, en saisis tout le sens et leur beauté. L’anglais m’apparaît plus froid. Je l’utilise comme une formule mathématique. Malgré tout, j’apprécie sa retenue. L’italien est mon terrain de jeu, ma pâte à modeler. Je ne le parle pas assez bien pour avoir une vraie discussion. Alors, je jongle avec les mots. J’utilise les mains, mes sourires. Je joue, et l’italien s’amuse de moi.

Au Portugal, c’était la première fois que je me rendais dans un pays où je ne parlais pas la langue. En touriste parfaite, j’avais acheté un livre des bases indispensables du portugais pour communiquer. Mais, il faut du temps pour apprivoiser une langue et si je connaissais quelques tournures portugaises sur le bout des doigts, j’étais bien incapable de les prononcer. Une langue ne se laisse pas adopter comme ça, elle est fuyante. Il faut parvenir à la saisir.

C’est un sentiment étrange de ne pas parvenir à répondre à un simple  « bonjour », « bonsoir » ou « merci » comme on le voudrait. J’ai dû sourire bêtement un trop bon nombre de fois. Étrangement, je n’avais pas de mal à communiquer et à me faire comprendre, les portugais comprennent tous très bien l’espagnol – voire l’anglais. Je n’ai eu aucune difficulté à échanger quelques mots, conseils ou anecdotes avec eux dans une autre langue. Le problème se situait plus pour les petits mots de politesse où je me sentais alors vraiment muette. J’ai fini par répondre en espagnol, me disant que c’était toujours plus agréable qu’un silence gênant.

Bref, voyager, parler, échanger, c’est quand même drôlement chouette !

 

 


 

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Cahier de vacances d’Etsy : les p’tits bons !


Des bons pour se sentir en vacances

 

Il y a quelques mois, j’ai reçu un adorable mail de Laetitia me proposant de participer au cahier de vacances Etsy. Pour ceux qui ne connaitraient pas encore les cahiers de vacances Etsy, l’idée est simple: Etsy propose chaque jour durant les vacances d’été une surprise sur son blog réalisée par des blogueurs et créateurs. Le tout est également disponible en quelques exemplaires papiers et sera téléchargeable au format PDF à la fin de l’été – vous pouvez déjà télécharger la cahier de vacances de l’année dernière. Les surprises peuvent aussi bien être une recette, une création à télécharger, un projet DIY, un jeu ou encore une idée déco.

J’avais suivi l’année dernière leur joli cahier de vacances. J’avais trouvé l’idée formidable et les créations proposées super : forcement quand il y a des blogueuses comme CocoCerise et Griottes, cela ne peut être que parfait. Je trouvais juste ça un peu fou que l’équipe d’Etsy ait pensé à moi.

Après avoir sautillé partout, j’ai commencé à craindre de ne pas être à la hauteur. Vous savez la création qui fait tâche et qu’on se demanderait par quel fâcheux hasard elle a pu atterrir là : j’avais peur que ce soit la mienne. Je me suis calmée à coup de couleurs, d’Illustrator et d’InDesign. J’y ai glissé ma bonne humeur et quelques sourires. J’espère que cela vous plaira et vous permettra de passer un joyeux et coloré été !

Les p’tits bons s’adressent en priorité à toutes celles qui n’auront pas de vacances cette année – je suis sûre que je ne suis pas la seule à ne pas en avoir. Des p’tits bons pour rendre l’été plus doux, et glaner quelques conseils pour profiter de l’été au bureau. Ils sont à prendre dès que le moral dégringole. On en prend un et cela va déjà mieux ! C’est magique !

Si vous voulez télécharger les p’tits bons, c’est par ici !

 

 

 


Petit concours : 

Bonne nouvelle, j’ai un cahier de vacances à vous faire gagner !

Je tirerai au sort parmi les commentaires déposés avant le 5 août un heureux gagnant (si vous voulez y glisser des petits idées pour passer un joyeux été, je prends aussi !).

Roulement le tambours ! L’heureuse gagnante du joli cahier de vacances est Suzanne Helen ! Je t’envoie un mail tout de suite !

 

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Master Web Editorial – 1


Master Web Editorial à Poitiers

Très vite après avoir commencé le Master Web Éditorial à Poitiers, j’ai reçu plusieurs mails pour savoir ce qui pouvait bien se cacher derrière cette formation, sur ses enseignements, son concours d’admission et ses débouchés. A chaque fois, j’ai essayé de prendre le temps d’y répondre et de donner quelques conseils. Je sais que ce n’est jamais facile de trouver le Master qui nous convient et que les témoignages que l’on peut recevoir de-ci de-là sont toujours rassurants et enrichissants.

Alors, cela fait quelques mois que je pense à rédiger un article à ce sujet mais que je ne trouvais pas le temps. Maintenant que l’année est finie, c’est plus simple. En revanche, et avant tout, je ne serais peut-être pas la plus objective : j’ai énormément apprécié le Master Web Éditorial et la dernière soutenance est encore très proche pour parler de recul. Soyons donc clairs, je ne m’engage en aucun cas sur l’objectivité de ces articles.

Je l’ai découpé en trois parties afin d’éviter de vous effrayer avec un article fleuve. Je vais commencer par évoquer les enseignements généraux du Master afin de vous donner une première idée de son orientation et ses débouchés. Dans le second article, je me concentrerai plus sur la dimension pratique de la formation– projet, mémoire, stage, projet de fin d’études et travaux personnels. Et enfin, j’essayerai de répondre aux questions pratiques que l’on a pu déjà me poser et qui me passent par la tête.

Alors, on y apprend quoi ?

Alors, tout d’abord, le Master Web Editorial vise en priorité à former des chefs de projet web. Pour cela, on a bien sûr beaucoup de cours de gestion de projet mais aussi de nombreux cours pluridisciplinaires. L’optique du Master est de connaitre tous les métiers « web » et d’avoir des bases solides. En pratique, beaucoup d’étudiants qui sortent du Master ne deviennent pas chef de projet. Le Master Web Éditorial ouvre les portes à de nombreux autres métiers.

Le Master Web Editorial dispense des cours d’écriture web, de référencement, d’ergonomie, d’harmonie visuelle mais aussi de développement web, de base de données ou d’UML. Vous trouverez également des cours d’accessibilité, de sémiotique ou encore de droit. Alors bien sûr, l’objectif n’est pas d’être un expert en tout mais d’appréhender ses divers métiers afin de pouvoir communiquer et comprendre un développeur ou un rédacteur web par exemple.

A cela s’ajoute quelques cours plus théoriques, notamment de SIC – sciences de l’information et de la communication -, de TIC ou encore d’histoire de la technique. Au delà de la théorie, ces cours permettent de nous interroger sur nos usages quotidiens des nouvelles technologies, de prendre du recul, peut-être aussi réfléchir sur la façon dont on a envie de travailler. J’ai énormément apprécié ces enseignements, tout comme la réalisation du mémoire m’a paru essentiel dans la formation. Disons que les cours théoriques viennent compléter les cours pratiques. Ils sont un support indispensable à une pratique réfléchie et apportent une couche de réflexion complémentaire.

 

Et sinon, on y rentre comment ? on est combien ?

Chaque promotion est composée en moyenne de quinze étudiants, sélectionnés lors d’un concours oral et écrit en juin. Le jury s’attarde à la fois sur les bases de l’étudiant – sa culture générale, son niveau de réflexion et son style d’écriture – et sur sa motivation. Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances en développement web très poussées en amont. En début de première année, on a des cours qui reviennent sur les bases.

Être une petite promotion permet d’être très bien encadrée et d’avoir un esprit de classe assez fort. Les étudiants sélectionnés proviennent de la France entière et de formations différentes : Réseaux et télécommunication, Informatique, Droit, Histoire de l’art, Langue, Lettres ou encore Philosophie. Du coup, on est tous un peu déracinés lorsqu’on arrive au sein du Master.

Cela permet aussi d’échanger avec des personnes qui ont un bagage universitaire totalement différent de nous et qui portent un regard différent sur le web. Je l’ai perçu comme une grande richesse qui permet d’aller au delà de notre petite expérience et de se surpasser dans bien des cas.


Les photographies sont de l’hôtel Fumé à Poitiers. C’est le lieu où sont dispensés la plupart des cours. Oui, oui, le cadre est effectivement plutôt agréable !

 

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