Prendre soin de soi


Pour la première fois depuis des années ; j’ai enfilé des baskets et je suis allée courir.

Je suis pleine de gratitude envers mon corps. Ce corps qui est là, qui résiste et qui m’a semblé durant des années être souvent trop ou pas assez, ce corps que j’ai souvent délaissé et tenté de faire comme s’il n’existait pas ou n’avait aucune importance pour privilégier mon cerveau. 


Ce corps, qui malgré ce que je lui ai fait subir et mon manque de considération, fonctionne parfaitement aujourd’hui. Ce corps qui me permet chaque jour de créer, d’écrire, de marcher (et de courir !). De respirer et de vivre, oui. Je mesure ma chance d’être en bonne santé. 
S’il y a bien une chose qui sera ressorti de ce confinement et dans ces têtes à soi salvateurs – et qui m’ont semblé souvent si difficiles et longs – est la nécessité de prendre soin de soi. Et prendre soin implique, oui, prendre soin de son corps. 


Revenir aux fondamentaux : dormir, manger, bouger. Prendre du temps pour soi, pour faire les courses, pour cuisiner, pour faire du sport, pour vivre. 


Alors, pour la première fois de ma vie, je n’ai pas reproché à mon corps de ne pas être assez endurant et vif. D’être trop mou ou trop lourd. Ce matin, je lui ai promis qu’on allait prendre le temps de se retrouver lui et moi : petit à petit, oui, l’oiseau fait son nid.

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2021, de la liberté


Chaque année, je choisis un mot fondateur, un mot pour m’accompagner et qui me guidera durant les prochains mois – ou plutôt un mot me choisit : cette année, c’est ce mot, liberté, qui clignote et revient sans cesse.

La liberté d’aimer, de vivre, de créer. La liberté de rire et de s’étonner. D’oser et rêver. Celle d’enlacer ceux qu’on aime et d’aller voir la mer sur un coup de cœur.

Cette liberté, enfin, d’être soi. De se choisir, d’accueillir ses envies profondes et d’être à l’écoute de son intuition. Loin parfois des normes, celle qui nous autorise à changer d’avis et à exprimer nos limites.

Cette liberté qui rend finalement la vie si lumineuse, surprenante et précieuse.

C’est ce mot que j’ai choisi de mettre à l’affiche afin qu’il éclaire chacun de mes gestes : liberté, c’est aussi ce mot que je vous offre, et souhaite, aujourd’hui.

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Deux mille vingt


Si je devais conserver un seul mot pour définir 2020, cela serait grandir.

2020, en me poussant dans mes retranchements, m’aura poussée à me reconnecter et à me retrouver. En 2020, j’ai appris la peur et la solitude. Celles, vous savez, qui vous collent au ventre, vous empêchent de dormir et serrent le cœur des jours durant.

J’ai observé le ciel, écrit et travaillé beaucoup depuis le table de la salle à manger. J’ai découvert des chemins de traverse. Au printemps, j’ai plongé dans des voyages immobiles. Il n’y avait plus, subitement, la possibilité de jeter des kilomètres pour fuir le quotidien. Pour retrouver mon équilibre et mon souffle dans l’horizon bleu.

Alors, à l’arrêt, j’ai cherché un moyen de m’évader. Après des années de fuites, je me suis trouvée. J’ai appris à composer avec ma sensibilité et mon trop plein d’émotions. J’ai fait la paix avec ma fragilité.
Tout à coup, j’ai eu besoin de faire le tri. J’ai rangé, ordonné, jeté. Malgré le froid, j’ai ouvert les fenêtres. Je manquais d’air. J’ai fait le tri, et le vide. J’ai dit au revoir à des habitudes, à des amours et des addictions.

Un soir d’avril, j’ai choisi la douceur, la liberté et la sérénité. Il faisait, à nouveau, doux.
J’ai arrêté de chercher des excuses partout et tout le temps. Aux autres, à moi, à la vie. Je me suis redressée et j’ai appris à m’aimer inconditionnellement. Je me suis affirmée. Je me suis détachée de mes peurs. J’ai plongé dans le vide. J’ai appris à dire non. J’ai élevé la voix pour la première fois depuis des années. J’ai appris la force du silence et l’amour de soi. J’ai accueilli les incertitudes, l’injustice et la colère. J’ai imposé, quand je le pouvais, mes limites et mes valeurs. J’ai appris à me faire confiance et à me choisir.

Fin novembre, un matin, le soleil et l’apaisement m’attendaient. J’avais retrouvé cette confiance en la vie et aux lendemains. J’avais apprivoisé la peur et le silence. Je savais ce jour-là à nouveau que les beaux jours seraient devant moi.

A côté, il y a avait le mot liberté qui m’accueillait : 2021, de la lumière et de la liberté, d’accord ?

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