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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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04.01.2017

L’affiche Vivre à (s’)offrir

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05.12.2016

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J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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Juillet - carnet d’été Juillet - carnet d’été
Neuf mois de toi. Neuf mois, neuf mois presque dix Neuf mois de toi.
Neuf mois, neuf mois presque dix, neuf mois déjà que je suis maman, que je suis ta maman. Que tu as élargi la carte de mon monde.

Depuis vendredi, tu rampes. Tu te balades gaiement entre les meubles, les émotions et nos jambes. Je t’observe. Tu agrippes, attrapes, goûtes. Tu t’étonnes de tout. Tu fais des grimaces. Tu gigotes. Tu tapes dans les mains et ris. Tu pleures. Tu aimes. Tu saisis tout ce qui passe devant toi. Tu es intense, têtu, joyeux. Tu grandis, tu deviens un tout petit garçon, notre garçon. Tu es si vivant.

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. Tu as ouvert les yeux à 9h30 ce matin. Je crois que c’était ton cadeau. Ça, et ton sourire qui pétille et nous éclabousse. Ça et ce « maman » qui pulvérise toutes mes angoisses et mes urgences à chaque fois que tu le prononces.

Aujourd’hui, c’est ma première fête en tant que maman. On est avec ta mamie et ton papi dans le jardin. Tu fais la sieste pendant que je t’écris ces quelques lignes. Mon trésor, mon amour, sache que la vie est merveilleuse et colorée à tes côtés. Je voudrais que tu ne doutes jamais de ça.

La maternité est une terre sauvage et complexe. Je n’en savais rien avant toi.
Je découvre la puissance des femmes. J’apprends la résilience, la force et le courage des mères. Je m’étonne de la vie et de tous ces chemins que je n’avais jamais imaginés ni même aperçus avant ta naissance.

Neuf mois que je porte un regard tendre, admiratif et solidaire, envers les mères. Maintenant, je sais. Je sais les injonctions, les doutes, les inégalités. Je sais la colère et la rage. Je sais les injustices. Je sais les nuits à veiller, le corps abimé et la fatigue qui colle au coeur.
Je découvre ton rire qui panse et console de tout. Je me découvre animale, forte et instinctive. Je me découvre mère.

Mon amour, mon enfant, tu as neuf mois, presque dix ; on célèbre les mères aujourd’hui. Je sais ma chance d’être maman, d’être ta maman.
Mon amour, mon trésor, je ferai tout pour que tu continues à être aussi vivant et curieux. Pour que tu aies une vie qui enchante. Une vie joyeuse, libre, passionnée et audacieuse.

Je t’aime
Partout, le bleu. Le sel dans les cheveux, le coq Partout, le bleu.

Le sel dans les cheveux, le coquillage glissé dans la poche pour emporter un peu d'été avec soi. Il est septembre, déjà.

Les mains dans le sable. Les châteaux que l'on construit à six mains et que la vague vient saisir, sans prévenir.

L'odeur de la crème solaire sur la peau. Le goût des chouchous partagés, dévorés, presque déjà oubliés. Le goût du sel sur les lèvres. 
La bouée jaune qui semble si loin, au loin.
Un livre qu'on ne finit jamais de lire. Coupé sans cesse. La page qu'on oublie. Le sable qui se faufile à l'intérieur. Partout. 

Cette impression que la mer efface tout - sauf l'enfance retrouvée.
Je reviens par ici après des mois sans rien écrire Je reviens par ici après des mois sans rien écrire. Je reviens après le silence, la mer, le bruit des vagues, le soleil sur la peau, le bateau, les tours de manège et les glaces italiennes que l’on ne compte plus. Après les déjeuners sous le gros arbre, la peau salée, les cheveux devenus presque blonds.

Après l’ordinateur éteint, presque oublié. Les siestes à deux chaque après-midi et nos corps collés-serrés malgré la chaleur, les livres dévorés et entassés à côté du lit, du canapé, de la table. Partout.

Je reviens après les balades en montagne, au bord de l’eau, de l’océan, de la mer, dans les forêts. Je reviens après les heures de marche et la puissance de mes jambes retrouvées. Je reviens plus forte, plus ancrée. Plus droite. Après cette promesse que je me fais chaque année, et que je ne tiendrai pas, comme chaque année, de partir marcher longtemps, loin, plus souvent. Puisque c’est là, et nulle part ailleurs, où je me sens vivante.

Je reviens après les vagues de chaleur qui assomment, les fêtes de village qui font danser, chanter, rire, regarder la vie autrement. Et, tout oublier.

Je reviens plus légère, moins cernée. Avec quelques traces de bronzage et des points de suture sur un pied, signe d’un été aventureux qui se devait de se terminer.

Je reviens sur la pointe des pieds. Je reviens puisque mon fils est à la crèche, que l’appartement est silencieux et que la crème solaire est rangée. Puisqu’il faut bien, après tout. On est déjà le 11 septembre. C’est encore l’été, mais plus pour longtemps, paraît-il.

Allez, hop. Je reviens avec de l’énergie et des mots qui battent à l’intérieur. Des mots qui attendent d’être déposés ici, sur un carnet ou des affiches. Ou ailleurs. Ils attendent. Je reviens avec le désir d’écrire le monde, sa beauté, sa puissance et sa poésie. Avec plus de questions que de réponses. Avec cette sensibilité qui déborde, et l’envie de la partager.

Je reviens. Il fait encore bon à Toulouse. La lumière devient dorée.
Juillet - Retrouver son souffle Juillet - Retrouver son souffle
Juillet 2025 Juillet 2025
Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. J’ai pensé que c’était une belle date pour retrouver le chemin des mots et te les offrir. Pour, peut-être, me retrouver aussi.

Depuis ta naissance, j’ai tout oublié. De dormir, d’écrire, de créer. De te photographier. J’ai perdu la notion du temps. J’ai plongé mon regard dans tes grands yeux et j’ai tout oublié. Je me suis oubliée. D’abord pour te faire naitre. Puis, pour te rencontrer, te protéger et te faire vivre.

Tu as envoyé valser tous mes doutes. Toi, et ta douceur. Toi et son sourire ravageur. Tu m’as offert l’évidence de l’amour. Celui qui emporte, saisit, transforme. Celui qui vous pousse, chaque jour, à vous dépasser.
A ta naissance, j’ai oublié mes contours. Mon ventre s’est dégonflé et je suis devenue floue de toi. J’ai oublié le silence. J’ai oublié la légèreté de mes bras sans ta présence pour te bercer. J’ai oublié le repos des nuits et la légèreté des vendredis soirs. 

Mon amour, mon trésor, tu seras, toujours, mon minuscule. Six mois, déjà, que tu existes, que tu fais partie des vivants. Six mois à te protéger, à tout faire pour rendre tes journées douces et joyeuses.
Depuis quelques jours, tu parviens à te déplacer en rampant. On t’observe, avec ton père, grandir. On est si fiers d’être tes parents. On t’observe te déplacer sans nous, partir à la conquête du monde. Sur ton passage, tu nous éclabousses de ta joie et de tes fous rires.

Tu es notre plus beau spectacle, ma plus belle aventure.

Tous les deux, on navigue entre deux rives. On a tout à créer, tout à apprendre, tout à vivre.
J’apprivoise ce temps flou, cet espace-temps hors du monde. Je découvre les journées sans début ni fin. Les nuits en tête à peau où ta bouche tâtonne à la recherche de mon sein. Mes mains qui te bercent, qui te protègent, qui t’aiment. Je fais un pas de côté. Je tords le cou à la productivité. Je me découvre sereine, instinctive, animale. J’oublie les questions. J’oublie les injonctions et les normes. J’oublie et je plonge.

(1/2 la suite en commentaires)
Je suis devenue maman fin juillet. Mon petit princ Je suis devenue maman fin juillet. Mon petit prince fait la sieste à mes côtés pendant que je vous écris ces quelques lignes.

Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour vous écrire, ni combien de fois il m’appellera pour un câlin, se nourrir, ou jouer.
Je ne sais pas combien de fois je le regarderai et j’oublierai tout.

Je sais l’océan de tendresse dans lequel je baigne depuis sa naissance. Je sais la douleur vive de l’accouchement. Je sais la fatigue chevillée au corps et l’amour qui fait tout oublier, l’amour qui emporte tout. Je sais l’évidence.
Je sais les réveils dans le silence de la nuit et sa bouche qui cherche mon sein dans l’obscurité. Je sais son couinement de satisfaction qui m’apaise et me fait oublier la fatigue. Je sais ses doigts minuscules qui s’agrippent quand je le cajole. Je sais son regard qui s’ouvre quand il entend ma voix et que je m’approche de lui.

Je sais l’amour inconditionnel. Je sais aussi que le plus beau, et sûrement le plus dur, est à venir.
Je sais la chute d’hormones, les doutes, la peur. La douleur et la fatigue. Je sais les larmes malgré la joie, malgré l’amour, malgré son coeur qui bat.

Je sais l’ambivalence. Je ne sais pas comment on fait pour gérer une entreprise avec un nourrisson. Je ne sais pas comment on fait pour écrire ou créer quand on ne dort pas.

J’ai tout à apprendre. Alors, je jongle. Je profite de chacune de ses siestes. Je profite de lui. Je suis hors du monde, hors du temps. Je me relis. Je m’endors en me relisant. J’apprivoise ce quotidien. J’essaie de m’organiser, de créer, d’écrire. Je tâtonne.

J’ai des questions qui débordent. Je me questionne sur la place - et la nécessité - de créer dans mon quotidien. Je réfléchis sur ma présence et ma disponibilité. Sur mon identité. Sur ce que j’ai envie de transmettre à mon fils, sur l’image à travers moi qu’il aura des femmes. Je voudrais qu’il soit fier, je voudrais être une maman présente, passionnée, épanouie et heureuse.

Je voudrais tout. Je cherche l’équilibre.
J’ai peu de réponses. Alors, en attendant, je le serre fort contre moi, je ferme les yeux et je le respire. Je lui murmure des mots doux et je lui promets d’être toujours là pour lui.
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi

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