Lancement les mots à l’affiche


 

J’avais hâte de pouvoir vous le dire et de pouvoir enfin l’écrire ici. De pouvoir vous en parler un peu plus longuement, de pouvoir vous raconter les jours et les nuits à imaginer-rêver-créer Les mots à l’affiche.

Alors, voilà, la boutique, ma boutique Les mots à l’affiche est ouverte. Je ne suis plus la seule à connaitre son existence, à y penser chaque seconde et à la voir grandir au creux de moi au fil des semaines. Je peux vous la montrer et vous dire que je l’imagine depuis des mois. Que avant de l’ouvrir, on a déjà passé mille heures en tête à tête elle et moi. Que la première maquette graphique est née lors d’un vol long courrier Paris-Cayenne, que c’est à Paris quelques jours avant que le nom Les mots à l’affiche est apparu comme une évidence durant une nuit d’hiver. Que j’ai développé cet été au bord de l’océan et que j’espère qu’il sent encore un peu le soleil. Que je m’étais promis de réaliser un projet pour mes trente ans, quelque chose qui ferait battre mon cœur un peu plus fort et que donc, les mots à l’affiche, c’est ce projet-là.

La boutique est ouverte. Elle vous est ouverte. Vous poussez la porte ?

 
 



 

Dessus, il y a déjà des mots anciens et des nouveaux. Il y a, toujours, des mots pour vivre et pour grandir. Il y a des mots pour son papa, sa maman, ou encore pour se souhaiter le meilleur à l’approche d’une nouvelle décennie ou de l’obtention d’un diplôme.

Il y a des mots pour s’inspirer au quotidien lorsqu’on travaille et que l’on est passionné, lorsqu’on voyage à quelques kilomètres de chez soi ou au bout du monde. Il y a des mots à murmurer doucement à son amoureux et ce comme une promesse à offrir à un tout petit bébé que l’on l’aime déjà beaucoup trop fort.

Il y a des mots très doux et beaucoup d’amour entre les lignes. Et puis, il y a tous ces mots dans ma tête qui ne demandent qu’à éclore.

 

 


 
C’est fait six ans que je suis indépendante.

Six ans que je mets toute mon énergie pour mettre en valeur le talent et les rêves de mes clients. Que j’écoute leur histoire et que je mets tout en œuvre pour leur créer une communication à leur image.

D’une certaine façon, avec Les mots à l’affiche, j’ai retourné le miroir. Je suis sortie de l’ombre. Pour la première fois, ce n’est pas le projet d’une autre personne, c’est le mien et il y a tout à faire, tout à créer et imaginer. C’est formateur parce que cela m’apprend beaucoup d’être tout à coup à la place de mes clients : à avoir beaucoup trop d’idées et d’envies, peu de temps, et à devoir faire des choix et gérer des priorités.

En ce moment, j’apprends beaucoup, je tâtonne et j’ai aussi très peur.J’ai très peur que cela ne fonctionne pas comme je l’ai imaginé, très peur de ne jamais arriver à vendre mes affiches auprès de quelques points de vente, très peur de ne pas parvenir à trouver l’équilibre entre mon entreprise en communication et les affiches.

Mais, au milieu de cette tempête, je porte, tout à coup, en moi une force immense.

Je travaille avec rigueur et passion. J’ai mille idées par jours. Je prends le temps de lire et d’écrire. Je liste les choses à faire. Je me projette. Je note mes rêves – j’en ai beaucoup. Et, surtout, oui, surtout, j’ai un sourire collé à mes lèvres depuis l’ouverture des mots à l’Affiche.

Le reste ? Le reste, on verra bien. J’ai déjà la certitude que je ferai fait de mon mieux et que cette expérience sera riche de sens et d’apprentissages.

Alors, je respire un grand coup et je vous souhaite la bienvenue. Vous y êtes chez vous.
 
 


 

Et ça, c’est parce que vous êtes formidable !

Pour fêter le lancement et jusqu’à la fin de mois, pour tout achat d’une affiche imprimée, je glisse un lot de quatre cartes postales dans le commande (Vivre, Grandir, Travailler avec passion et une dernière toute particulière et surprise).
Et pour l’achat de plus de deux affiches, une jolie surprise sera glissée dans la commande.

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Dix ans de nous


 

Alors, voilà, cela fait dix ans.

Dix ans d’ici, dix ans de nous. Dix ans que j’écrivais le tout premier article de ce blog, le 7 septembre 2008. J’avais vingt-ans et je voulais un blog d’un peu plus grande. J’avais fermé sur un coup de tête mon blog sur Cowblog et ouvert cet espace. Dix ans de mots, de photographies, de rencontres. Dix ans de l’enfance à presque adulte – on est pas encore sérieux quand on a trente ans.

Le blog a fêté ses dix ans vendredi et il s’est passé deux choses incroyables ce jour-là : la première est la publication de notre guide juridique pour blogueurs avec Sandra où je témoigne dessus en tant que consultante en communication (et blogueuse !) sur l’importance de maitriser l’aspect juridique lorsqu’on ouvre un blog. J’ai également réalisé les photographies de l’ouvrage.

La seconde est le lancement de ma boutique en ligne d’affiches : Les mots à l’affiche. J’ai hâte de vous raconter son lancement et la belle aventure dans laquelle je me lance. Si vous êtes curieux, vous pouvez déjà lire le journal de la boutique.

Alors, voilà, le blog a eu dix ans ce vendredi 7 septembre 2018 et les deux plus merveilleux des cadeaux. Le blog est devenu, je crois, un peu plus grand.

 

 

 


 

Dix ans et des rencontres, un agenda, un magazine, des voyages dans le monde entier. Dix ans, deux licences et un master. Le plus mignon des chiens et une entreprise qui grandit doucement depuis cinq ans. Quand je pense à tout ce que le blog a pu m’apporter, et continue de m’apporter, je me dis que l’ouverture de ce blog est une de mes plus lumineuses idées. Il m’amène là où je ne l’aurait imaginer et où je ne l’aurais révé. Il a, littéralement, changé ma vie.

Dix ans à photographier et écrire le quotidien. Dix ans et aussi cette perte d’anonymat au milieu du chemin. Je me souviens, j’avais vint ans et je ne parlais à personne de cet espace. Je le protégeais, je me protégeais aussi d’une certaine façon. C’était mon espace intime à moi. Et puis, il y a eu cette sélection d’entrée en Master où j’en ai parlé timidement devant le jury pour la toute première fois. Où je racontais les nuits de code pour avoir un blog à mon image, la découverte merveilleuse de Photoshop, la richesse des échanges et le bonheur de créer une communauté qui partage mes valeurs.

De là, il y a eu le stage chez Hellocoton et la rédaction du mémoire sur justement cette question de l’intime et de la représentation de soi en ligne, et notamment de l’authenticité – il m’aura donc fallu cinq ans pour vous glisser le lien vers mon mémoire ni vu ni connu : comment un “je” personnel et anonyme évolue-t-il au fil du temps ? De quelle façon les auteurs de blog créent-ils et parviennent-ils à gérer leur propre image en ligne ? Comment cette représentation de soi évolue-t-elle au fil des années et quelles en sont les conséquences sur l’identité de l’auteur du blog ? Suffit-il de contrôler sa représentation ou doit-on créer une stratégie de communication ? Est-il possible de professionnaliser son identité tout en conservant son authenticité ? La rédaction du mémoire a permis de m’apaiser et de retrouver une relation plus sereine avec cet espace.

Et puis, quelques mois plus tard, il y a eu la décision de me lancer à mon compte. Alors, j’ai allumé la lumière. J’ai tiré les rideaux. J’ai mis un visage et un nom sur mes mots. J’ai toujours essayé de préserver une certaine pudeur sur ce blog tout en continuant à parler de l’intime. Je crois que l’écriture du quotidien m’apparait comme une nécessité. Elle fait partie intégrante de mon processus de construction. J’ai souvent eu l’impression de jouer à l’équilibriste, et je crois, avec les années avoir enfin trouvé l’équilibre entre cette nécessité d’écrire et de me protéger.

 

 

 


 

Depuis dix ans, Viedemiettes.fr me permet de rester en éveil. Cet espace illumine ma créativité. Il me pousse à écrire et photographier. A nous créer des jolies choses à imprimer. Il est là quand j’ai besoin de prendre du recul et d’apaiser les émotions trop fortes. Il est un fabuleux outil pour apaiser ce manque de confiance en moi et me pousse, chaque jour, à sortir de ma zone de confort. Il est un journal extime, un carnet de bord. Il me pousse à croire en mes rêves et éveille ma sensibilité. Il est doux et apaisant. Il est magique.

Et puis, cet espace, c’est aussi vous. C’est vous avant tout. C’est vous, et des poignées de belles rencontres amicales et professionnelles. C’est vous et vous êtes des milliers sur Instagram et Facebook. C’est vous et cela me semble fou. C’est vous et vos mots qui consolent de tout. Ce sont vos mots qui ne jugent pas et me portent depuis dix ans. Ce sont vos mots qui m’ont donné la force, il y a cinq ans, de me lancer à mon compte et de croire à mon rêve : créer un travail à mon image.
C’est vous et votre confiance quand vous lancez, à votre tour, votre projet à vous et qui me demandez de vous accompagner pour son lancement, la création de votre identité visuelle ou de votre site web.

Dix ans de nous, c’est fou, non ?

 
 

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Retour du trek, Maroc


 

Je rentre de cinq jours dans le Haut-Atlas.

Je suis dans le pick-up. Sur mes lèvres, je porte le goût du sel et du temps ralenti. Les routes sont sinueuses et l’horizon couleur d’or. Je rentre d’un monde où l’électricité demeure un luxe. Où l’on oublie internet et où le temps semble ralentir. Je rentre avec dans la tête des images de dizaine de petites filles et de garçons croisés sur le chemin. Je rentre de là où les étoiles brillent un peu plus fort et où le soleil devient notre boussole.

Je rentre avec le corps apaisé, retrouvé. Avec l’esprit allégé. Je rentre en me promettant, comme toujours, de ne plus jamais me laisser emporter par les petites angoisses quotidiennes. Je rentre en me répétant que l’essentiel est ailleurs. Je rentre dépaysée, enrichie, marquée. Je rentre le sourire aux lèvres.

Je rentre avec des poignées d’idées et de mots pour cette boutique d’affiches. Je rentre reposée et inspirée. Je rentre en y croyant un peu plus qu’avant de partir. Je rentre avec du courage et la volonté d’aller au delà de mes peurs.

 


 

Je rentre de dix jours au Maroc. Je rentre d’un lieu où le travail dans les champs et l’instinct de survie est la norme. Je rentre de l’Atlas.

Je rentre des jours de marche et de silence. Je rentre éveillée de nos échanges. Je rentre de là où l’on construit des tentes chaque soir et écoute les garçons, sourire aux lèvres, chanter des chants traditionnels à la nuit tombée. Où l’on se lave dans le ruisseau au petit matin. De là où les seules préoccupations semblent être de trouver le meilleur endroit pour déjeuner et la couleur du ciel. Je rentre des dîners au bord de l’eau et des nuits à regarder les étoiles.

Je rentre avec cette image obsédante de cette maman et de son bébé minuscule dans les bras qui ne bouge pas et ne semble plus avoir la force de pleurer. Ses yeux qui implorent de l’aide. Je rentre avec mon impuissance et des dizaines de questions dans la tête.

 


 

Je rentre de quinze jours loin de mon appartement et de mon confort. Je rentre de Marrakech, du Haut-Atlas, de Madrid. Je rentre de quinze dodos loin d’Holly.

Je rentre avec mon sac sur le dos qui me fait ressembler à une tortue. Je rentre loin des mails, des recommandés et des obligations. Je rentre riche de rencontres et de partages.

Je rentre la peau caramel et une lampe magique d’Aladin dans mon sac à dos.

 

 

Le voyage a été organisé par Touda, et orchestré par Saïd. Le voyage revient à environ 450 euros la semaine par personne est comprend la pension complète, le trek – dont je vais vous parler dans les prochains articles -, les nuits à Marrakech et le transfert Marrakech – Touda.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de l’écolodge dans le haut-Atlas.

 

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