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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Note du dimanche-lundi

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30.04.2018

Porto – informations pratiques

Informations pratiques de Porto   Pour finir cette série d’articles sur Porto, voici quelques adresses et lieux chouettes que j’ai pu tester qui m’ont particulièrement plu.  C’est aussi ma façon…

03.09.2012

Un long week-end à Porto (Portugal)

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30.07.2012

Un long week-end à Porto (Portugal) – 2

Pousada do Porto   Avant d’aller à Porto, je n’avais jamais eu l’occasion de loger dans une Pousada. Cela a été une jolie découverte. Une pousada – ou parador en Espagne…

19.07.2012

Un long week-end à Porto (Portugal)

Un week-end en amoureux à Porto   Ces quelques jours à Porto sonnaient comme la fin d’une période, une parenthèse douillette à deux. Quelques heures avant, je soutenais le mémoire….

15.07.2012

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May, Toulouse
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Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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Le dernier voyage avant celui qui m’amènera jusqu Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi
J’ai aimé être enceinte.
Pourtant, quand je le por J’ai aimé être enceinte.
Pourtant, quand je le portais, j’avais peur de ne pas aimer mon bébé. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Cela me semblait vertigineux d’offrir, du jour au lendemain, tout son temps et son énergie à un inconnu. Si mignon soit-il. 

Je savais que j’adorerais avoir un enfant. Mais je ne savais pas si je saurais l'aimer dès les premiers mois.
Mes doutes se sont évaporés lors de notre rencontre. Je mesure ma chance : je sais que ce n’est pas une évidence.

Il faut un immense don de soi pour s’occuper d’un nouveau-né. Beaucoup d’amour, et une infinie patience, quand les nuits se défont. Je ne sais pas vraiment où j’ai puisé la force de lui sourire et de le cajoler, chaque matin, après ces nuits hachées. J’ignore si j’en serais à nouveau capable. J’admire toutes les mères.

Aujourd’hui, mon bébé est devenu un petit garçon. Il me parle, il me répond, il m’emmène découvrir des trésors que lui seul voit. Il s’étonne de la beauté d’une fleur et du vent sur sa peau. Et, en écho, je m’émerveille avec lui. Il me ramène, sans le savoir, à cette part d’enfance que l’on garde tout au fond de soi. Une part curieuse, joueuse, entière.
Tout devient plus simple, plus joyeux. Nous partons, ensemble, à la rencontre du monde.

Et je sais déjà que ce n’est que le début de notre histoire.
Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. J’ai pensé que c’était une belle date pour retrouver le chemin des mots et te les offrir. Pour, peut-être, me retrouver aussi.

Depuis ta naissance, j’ai tout oublié. De dormir, d’écrire, de créer. De te photographier. J’ai perdu la notion du temps. J’ai plongé mon regard dans tes grands yeux et j’ai tout oublié. Je me suis oubliée. D’abord pour te faire naitre. Puis, pour te rencontrer, te protéger et te faire vivre.

Tu as envoyé valser tous mes doutes. Toi, et ta douceur. Toi et son sourire ravageur. Tu m’as offert l’évidence de l’amour. Celui qui emporte, saisit, transforme. Celui qui vous pousse, chaque jour, à vous dépasser.
A ta naissance, j’ai oublié mes contours. Mon ventre s’est dégonflé et je suis devenue floue de toi. J’ai oublié le silence. J’ai oublié la légèreté de mes bras sans ta présence pour te bercer. J’ai oublié le repos des nuits et la légèreté des vendredis soirs. 

Mon amour, mon trésor, tu seras, toujours, mon minuscule. Six mois, déjà, que tu existes, que tu fais partie des vivants. Six mois à te protéger, à tout faire pour rendre tes journées douces et joyeuses.
Depuis quelques jours, tu parviens à te déplacer en rampant. On t’observe, avec ton père, grandir. On est si fiers d’être tes parents. On t’observe te déplacer sans nous, partir à la conquête du monde. Sur ton passage, tu nous éclabousses de ta joie et de tes fous rires.

Tu es notre plus beau spectacle, ma plus belle aventure.

Tous les deux, on navigue entre deux rives. On a tout à créer, tout à apprendre, tout à vivre.
J’apprivoise ce temps flou, cet espace-temps hors du monde. Je découvre les journées sans début ni fin. Les nuits en tête à peau où ta bouche tâtonne à la recherche de mon sein. Mes mains qui te bercent, qui te protègent, qui t’aiment. Je fais un pas de côté. Je tords le cou à la productivité. Je me découvre sereine, instinctive, animale. J’oublie les questions. J’oublie les injonctions et les normes. J’oublie et je plonge.

(1/2 la suite en commentaires)
Je suis devenue maman fin juillet. Mon petit princ Je suis devenue maman fin juillet. Mon petit prince fait la sieste à mes côtés pendant que je vous écris ces quelques lignes.

Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour vous écrire, ni combien de fois il m’appellera pour un câlin, se nourrir, ou jouer.
Je ne sais pas combien de fois je le regarderai et j’oublierai tout.

Je sais l’océan de tendresse dans lequel je baigne depuis sa naissance. Je sais la douleur vive de l’accouchement. Je sais la fatigue chevillée au corps et l’amour qui fait tout oublier, l’amour qui emporte tout. Je sais l’évidence.
Je sais les réveils dans le silence de la nuit et sa bouche qui cherche mon sein dans l’obscurité. Je sais son couinement de satisfaction qui m’apaise et me fait oublier la fatigue. Je sais ses doigts minuscules qui s’agrippent quand je le cajole. Je sais son regard qui s’ouvre quand il entend ma voix et que je m’approche de lui.

Je sais l’amour inconditionnel. Je sais aussi que le plus beau, et sûrement le plus dur, est à venir.
Je sais la chute d’hormones, les doutes, la peur. La douleur et la fatigue. Je sais les larmes malgré la joie, malgré l’amour, malgré son coeur qui bat.

Je sais l’ambivalence. Je ne sais pas comment on fait pour gérer une entreprise avec un nourrisson. Je ne sais pas comment on fait pour écrire ou créer quand on ne dort pas.

J’ai tout à apprendre. Alors, je jongle. Je profite de chacune de ses siestes. Je profite de lui. Je suis hors du monde, hors du temps. Je me relis. Je m’endors en me relisant. J’apprivoise ce quotidien. J’essaie de m’organiser, de créer, d’écrire. Je tâtonne.

J’ai des questions qui débordent. Je me questionne sur la place - et la nécessité - de créer dans mon quotidien. Je réfléchis sur ma présence et ma disponibilité. Sur mon identité. Sur ce que j’ai envie de transmettre à mon fils, sur l’image à travers moi qu’il aura des femmes. Je voudrais qu’il soit fier, je voudrais être une maman présente, passionnée, épanouie et heureuse.

Je voudrais tout. Je cherche l’équilibre.
J’ai peu de réponses. Alors, en attendant, je le serre fort contre moi, je ferme les yeux et je le respire. Je lui murmure des mots doux et je lui promets d’être toujours là pour lui.
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
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avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
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[La vie au ralenti] C’est la chose la plus complex [La vie au ralenti] C’est la chose la plus complexe que j’ai à gérer avec la maternité : la gestion de mon temps et de mes priorités.
Le temps pour m’occuper de mon si petit et fragile bébé, le temps pour gérer mon entreprise - encore si petite et fragile. Le temps pour ma famille, mon amoureux, mes amis. Le temps pour m’occuper de la maison. 
Et, je n’ose plus vraiment l’écrire : le temps pour moi. Pour créer, pour écrire, pour prendre soin de moi. 

Je n’ai jamais admiré la course à la productivité et à la performance. Je n’ai jamais cherché à faire, ou produire, plus. Je souhaite bien faire. Je privilégie la qualité à la quantité. J’ai peu d’amis, mais ce sont évidemment les meilleurs. Je préfère flâner à courir. Acheter peu mais des produits de qualité. Observer le ciel qu’enchainer les rendez-vous. 

Mon unique ambition est d’être heureuse. Je crois que c’est ce qui devrait toujours se cacher derrière l’expression « réussir sa vie ». Je crois que le temps est ce que l’on possède de plus précieux. Je crois aussi que les premières années auprès d’un nourrisson sont souvent les plus intenses, précieuses justement et vertigineuses d’une vie. 

Alors, je jongle. Je teste. Je me teste, je me découvre. J’ai tout à apprendre.
J’essaie de trouver mes marques. J’essaie de me créer de nouveaux repères. J’essaie. Je m’émerveille chaque matin de la douceur de mon bébé. Il m’apprend la lenteur et la patience. J’allaite. Je le regarde. J’essaie de ne pas regarder l’heure. De savourer avec lui ces moments qui n’appartiennent qu’à nous. 

J’essaie de ne pas m’en vouloir de ne pas être performante. De bercer mon bébé plutôt que de boucler la collection de janvier. J’essaie de dormir malgré la pile de choses à faire. Je me mordille les lèvres quand je vois une faute, un mail que j’ai oublié. Je m’en veux, et je mentirai si j’écrivais le contraire.

J’essaie de me recentrer et de me rappeler que dans cinq, dix, ou vingt ans, ce n’est pas une faute que je pourrais regretter, mais le temps manqué avec mon fils. J’essaie de faire de mon mieux et c’est beaucoup. 

Je vous souhaite un week-end au ralenti
Dix mois. Dix mois de joie, de tendresse, de câli Dix mois. 
Dix mois de joie, de tendresse, de câlins. D’amour qui grimpe, qui grimpe, qui grimpe. Et qui fait des bisous. Dix mois d’amour qui se glisse qui éclate partout. Dans les nuits hachurées. Dans chacun de mes silences, de mes doutes. Dans mes colères. Dans cette culpabilité qui collent au corps, au coeur jusqu'aux cils parfois. 

Dix mois à perdre toute notion de temps, de priorités, de la vie d’avant toi. 

Dix mois que tu grandis si vite si vite mon trésor. Dix mois et tu étais encore au creux de moi, et te voilà déjà à gambader partout. A dire mama, à te dandiner quand on met de la musique, à rire aux éclats quand on danse. 

On nous avait pourtant prévenu. Tout passe si vite - tout. On nous avait mis en garde. Profitez, profitez. 

Alors, je passe le plus de temps possible a tes côtés. Je t’observe grandir. Je sais que demain ton enfance et les nuits sans fin seront déjà loin. Je sais combien ces moments sont précieux et éphémères. 

Je savoure. Je te dévore. Je me blottis contre toi. Ta peau douce contre la mienne fatiguée. Tes petites mains sur mon visage. On joue. Je te cajole, aime, savoure. Je t’écris pour me souvenir. Pour conserver une trace, pour te raconter, pour palier ma mémoire défaillante. Je t'écris pour que tu saches, quand tu seras grand, la vie douce quand tu te blottissais contre moi pour un chagrin, pour un câlin, pour un rien.

Tu es ma plus belle découverte, ma plus vertigineuse aventure. Mon plus grand défi. 

Tu es mon refuge, mon rempart contre les injustices, la colère et ce monde qui ne tourne pas rond. Ce rempart bouleversant qui me pousse, chaque jour, à dépasser mes limites et à redéfinir mes frontières. 

Dix mois, dis-moi que cette vie, à tes côtés, sera toujours aussi remarquable.

© 2026 Vie de Miettes

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