Vente éphémère : l’affiche diplômé

Acheter l’affiche diplômé


 

 

J’avais hâte de vous donner des nouvelles de mes affiches.

Vous le savez sûrement, je travaille depuis quelques mois sur une boutique d’affiches inspirantes. Je prends le temps nécessaire pour mettre les choses en place. C’est un projet qui me glisse beaucoup d’étoiles dans les yeux. Une petite douceur que je m’offre, souvent, en fin de journée, quand j’ai terminé de travailler avec, et pour, mes clients.

J’ai terminé les maquettes graphiques. Après des mois de recherche, j’ai trouvé le nom au cours d’une nuit d’hiver : les mots à l’affiche. Le matin, je réservais le nom de domaine et tout semblait se mettre doucement en place. Les jours qui suivirent, j’ai imaginé l’identité visuelle durant un vol Paris – Cayenne. Elle détonne de l’univers du blog. Je la voulais émotionnelle et brute. Je voulais que les mots prennent toute la place. J’ai travaillé, un peu plus tard, sur le packaging.

Depuis et chaque jour, je réfléchis aux mots qui ont du sens, qui portent, qui éveillent. Je lis. J’écoute. Je suis attentive. J’ai vingt ans à nouveau et je retrouve ces têtes-à-mots fondateurs. Je réfléchis à mes mots à moi, à mes essentiels. A ceux que j’ai entendus ou lus à un moment de ma vie et qui m’ont marquée, et ceux que j’aurais aimé que l’on me dise. J’écris. Je cherche le mot juste. Je tâtonne. Je fais des listes. Je rature. Et, surtout, surtout, je rêve beaucoup. C’est doux.

J’apprends, aussi, à accepter que tout ne se fasse pas comme je l’aurais aimé et à improviser. J’apprends les compromis et la rigueur. Je ne peux pas y consacrer tout le temps que j’aimerais. J’apprends à sortir de ma zone de confort et à écouter mon intuition. J’apprends à me dire que c’est ok et que le reste viendra dans quelques jours, semaines ou mois. J’apprends que le perfectionnisme n’est pas toujours une qualité et je lâche doucement prise. J’apprends à ne pas avoir peur de voir en grand. Je fais de mon mieux. Et puis le reste, on verra.

Et, vous savez quoi ? C’est magique. Je tremble beaucoup, oui. Mais, j’ai l’impression que tout se met en place, que tout se découvre et fait sens : mes études en lettres, en philosophie et en communication, ce blog qui reflète mon goût pour les mots et le graphisme depuis plus de dix ans et qui me permet de partager tout ça avec vous, ma volonté et mon besoin d’apaiser et de rendre le monde un peu plus doux. Ce désir, au fond de moi, ce rêve de petite fille, de pouvoir réenchanter le quotidien avec les mots.

C’est comme si l’univers tout entier m’avait portée durant des années pour me déposer juste là, face à ce projet-là. Je me sens alignée et présente. Et je crois, plus que jamais, à l’importance de croire en nos rêves.

Alors, en attendant, la mise en ligne de la boutique, j’ai imaginé une affiche inspirante pour les nouveaux diplômés. J’ai écrit les mots que j’aurais aimé que l’on me murmure ce jour-là : une sorte de manifeste, un guide de vie, pour me dire que la vie est belle et devant soi, et que oui, tout ira bien. Des mots discrets et puissants pour accompagner, pour écouter son quotidien et se créer un quotidien à la hauteur de ses rêves. Pour ce dire que si aujourd’hui, on a réussi cette épreuve-là, on peut tout réussir dans la vie. C’est ce message-là que je souhaite transmettre.

Vous pouvez la commander dès aujourd’hui. Je passerais la commande des affiches en fin de semaine afin d’avoir une idée plus précise des quantités et d’avoir vos retours dans le cas où une petite coquille m’aurait échappée. Le délais de livraison sont ensuite de quatre ou cinq jours – excepté pour la version numérique.

Vous pouvez également commander à nouveau l’affiche Vivre et Grandir. Elles sont déjà à l’atelier. Je peux les expédier dès aujourd’hui.

Pour les vingt premières commandes et pour fêter tout ça, je glisserai un joli organisateur imprimé.

 

 

Acheter l’affiche diplômé, Vivre ou Grandir

 

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De la beauté

 


 

 

Parfois, je regarde un paysage, un lieu, un visage et je vois tout à coup jaillir une sorte de poésie et d’harmonie naturelle. Je le ressens. Ce n’est pas rationnel. Ce n’est pas forcément de l’art. C’est instinctif et intuitif. Je crois que c’est finalement ma vision de la beauté. Je sais que mon ressenti n’est pas universel. C’est ma sensibilité et mon regard sur le monde à un instant précis, et c’est très bien comme ça.
Je ne saurais pas forcément expliquer pourquoi je trouve ceci ou cela beau. Je fais confiance en mon intuition et en ma petite voix intérieure. Il me suffit de quelques secondes, quand je regarde une photographie par exemple, pour savoir si elle me touche.

Et dans tous les cas, l’explication vient toujours après l’émotion. Les mots tenteront de coller au réel, de rationaliser ce qui se passe à l’intérieur.
Cette entrée, et cette vue-là, me collent des frissons. Sûrement, le mélange de briques, de verdure, l’intérieur qui se fait extérieur, la douceur du velours des canapés bleus, la luminosité et ce minuscule lampadaire au dessus.

Ce dont je suis sûre, en revanche, est qu’assise au bord de la piscine, en regardant cette vue ; je me sentais heureuse, confiante et apaisée comme, à chaque fois, que je tombe nez à nez face à quelque chose de beau.

 

Alors, je cherche la beauté un peu partout, j’ouvre les yeux. Je guète et j’observe. Je crois au pouvoir de la beauté. Vous aussi ?

 

 

 

 

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Le Donjon, Etretat


 

Il se passe toujours quelque chose de particulier lorsque je dors, quelques jours, dans une maison d’hôtes ou un hôtel.

A l’arrivée, je suis toujours un peu impressionnée. J’ouvre les yeux. J’observe. Je ressens les espaces, les bruits, les matières. Je cherche ma place dans cet espace inconnu et j’essaie de comprendre la petite vie dans cet ailleurs. Son fonctionnement interne, ses codes implicites. Je tâtonne et je me fabrique des repères éphémères.

On est arrivés en début d’après-midi au Donjon. La veille, on s’était arrêtés dormir à l’Ile de Ré. On avait eu un temps incroyable et cela sentait bon les vacances. On avait mangé des huitres face au front de mer en imaginant les couleurs de la Normandie en juin. Quelques heures plus tard, on ouvrait les yeux pressés de découvrir Etretat. Sur la route, le jour se levait et je serrais fort ma chance de vivre ces instants-là.

Alors, durant plus de six heures, on a observé les couleurs du ciel au fil des kilomètres et des heures. On a croisé les champs à perte de vue, la mer et, entre deux averses, le soleil. On a fait un détour pour déjeuner à Honfleur et quand on a découvert le chemin, en début d’après midi, pour arriver jusqu’au Domaine Saint-Clair, on avait l’impression d’être au bout du monde. Perché sur les hauteurs d’Etretat, on découvrait notre nid normand pour les jours à venir.

Ce jour-là, on est restés au domaine et on a apprivoisé doucement le lieu. On a ouvert les yeux, dormi, lu, savouré un cocktail face à la cheminée, diné, dormi à nouveau. On a ralenti et on s’est laissé bercer par la douceur du Donjon.

 

 


 

Et puis, il y a cette première nuit qui transforme brutalement l’expérience. La première nuit où l’on découvre la douceur des draps, l’obscurité et la musicalité de la chambre. Où j’ai dormi, comme souvent, un peu mieux qu’à la maison sans me réveiller une seule fois.

Au réveil, il y avait la fenêtre, perchée sur les falaises, qui relie la chambre vers l’extérieur. Qui rappelle, brusquement, que oui, sa maison à soi est un peu loin et que le dépaysement est vivifiant.

Et puis, sans trop réfléchir, j’ai enfilé un short pour descendre prendre le petit déjeuner. Les pieds-nus, les cheveux emmêlés et les joues encore froissées par le des draps de la nuit : tout à coup, l’hôtel est devenu la maison. On est rentrés dans l’intime. On a mangé avec les doigts un croissant en sirotant un chocolat chaud. On a oublié les codes.

On était un peu chez nous dans cet ailleurs.

 

 

 

 

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