
Le premier réveil, le premier café, la première journée. Pour la première fois hier, je travaillais pour moi. Cela ne change pas forcement grand chose, il m’arrivait déjà parfois de travailler en télétravail pour mon entreprise. Alors, le lieu, je le connais déjà par coeur. Les missions, ont déjà commencé pour la plupart il y a quelques semaines déjà.
Ce qui change, c’est le point de vue. C’est cette notion de liberté qui vient se glisser, qui s’infiltre et qui finit toujours par se rapprocher inexorablement de la peur. De la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas y arriver, de se laisser submerger. Mais, il y a tout le reste. A coté. Au dessus. En dessous. Il suffit de lever un peu le regard pour le voir, ce changement-là.
Maintenant, je me dis que si là, tout de suite, je veux aller au cinéma, prendre mon sac et finir la journée dans un autre pays, je peux. Je peux parce qu’il n’y aura personne pour m’attendre dans un bureau trop sombre le lendemain et qu’il n’y aura personne pour m’en faire le reproche non plus. Je peux travailler à mon rythme et sur les projets qui me tiennent à coeur. Je peux dire « non » quand un projet ne me parle pas et ne correspond pas à mes valeurs. Je peux décider d’aller vivre au bout du monde si cela m’enchante et venir écrire quelques mots ici à n’importe quelle heure.
Alors même si je ne le fais pas forcement, cela ouvre un champ de possible immense, que cela m’en donne la vertige. Et ça, c’est tellement parfait. Tellement.





