Découvrir la Corse (et de chouettes blogueuses)


Jeudi au petit matin, je prenais la direction de Toulon. Je partais à la rencontre de la Corse et d’une poignée de chouettes blogueuses. A l’intérieur, je tremblais un peu. Je suis une timide, réservée, angoissée. Je pourrais l’écrire en majuscule, souligné et en rouge. Il me faut du temps pour me sentir bien quelque part. Apprivoiser les présences. Je veux dire du temps pour parvenir à regarder une personne dans les yeux, pour ne plus réfléchir pendant cinq minutes quand je prononce trois mots, et vingt pour m’en vouloir de ce que j’ai dit.

Alors, quand j’ai reçu le mail adorable d’Emmanuel pour me proposer ces quelques jours en Corse, j’ai commencé à sautiller, puis j’ai tremblé un peu. Au delà du programme parfait, j’allais rencontrer plein de personnes qui ont un univers et un talent incroyable. J’aurais été une petite imbécile de refuser. Un blog, cela sert aussi à faire de belles rencontres. C’est d’ailleurs sûrement là l’essentiel. Alors, évidement, j’ai répondu oui et avec le sourire même.

Ces quelques jours furent parfaits. J’ai ri. Beaucoup. J’ai vu des belles choses. Pris pour la première fois le ferry. J’ai découvert la Haute-Corse, sa culture et ses paysages renversants. Bouleversants. J’ai savouré des plats traditionnels parfaits. J’ai bu un peu, beaucoup. Trop. J’ai ri. Encore. J’ai dormi dans un hôtel avec vue sur la mer. J’ai respiré à pleins poumons les paysages si verts si verts. Assisté à un concert de chants polyphoniques corses, visité une châtaigneraie, dégusté du vin corse. Je me suis noyée dans ce bleu turquoise qui s’offrait à perte de vue. Quatre jours à enlacer le bonheur et à oublier le quotidien, parfois, un brin oppressant. J’ai repris mon souffle. Et, c’était parfait.

Alors, avant de vous raconter nos jolies aventures, je tenais à remercier, chaudement, Emmanuel, notre gentil organisateur, et toutes les blogueuses du voyage : Anne-LaureAurélieCathyChristineEmilieJulieMarionMurielSandra et Virginie ! Merci mille fois également à Jean-Christophe, Marie et Sylvie pour leur gentillesse, leur disponibilité, et leur accueil.

 

 


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Prendre le temps d’écrire


Ce moment précieux que l’on prend, et que l’on a pas vraiment, qui file déjà. C’est souvent dans ces moments-là que je prends le temps de déposer quelques mots ici. Et, peut-être aussi où je prends le plus de plaisir. Avant le diplôme, avant la remise d’un gros projet, avant les départs. Avant les tremblements et la peur qui secoue.

Il y a le coté transgressif, et le cocon qui protège. Le temps d’écrire semble un entre deux où il ne peut rien arriver. Comme un doudou que l’on serre contre soi avant la tempête. Au seuil des mots, la pression ralentit et libère. C’est une façon de prendre un peu de recul et de faire une pause, de respirer. Un. Deux. Trois. Reprendre son souffle, calmement, avant la dernière course.

Dans moins de 10 petites heures je déménage, il reste encore beaucoup trop de choses sur les étagères et la plupart des meubles ne sont pas encore démontés. Je crois qu’il est temps de paniquer. Mais étrangement, pour le moment, tout va bien.

(Et puis, là, tout de suite, après avoir cliqué sur Publier, on va boire un verre. Le dernier, à Poitiers. Il n’y a pas à dire, j’ai le sens des priorités)


 

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Souvenir d’une année en Erasmus à Valencia


Valencia, c’est avant tout la ville où je suis partie en Erasmus. C’est la ville qui m’a bousculée, fait grandir, murir. Transformer. C’est ici où j’ai appris qu’on pouvait penser différemment, vivre autrement. C’est où j’ai pris en pleine figure tout le sens des mots « ailleurs » et « altérité ».

Valencia, c’est la ville où j’ai appris à aimer des personnes qui ne parlaient pas ma langue. Où j’ai appris à m’exprimer avec des gestes et des expressions. Le lieu où j’ai relativisé et à n’ai plus eu peur de l’inconnu. Où j’ai compris, aussi, comme les voyages étaient formateurs et nécessaires. Nécessaires pour se remettre en question, découvrir et rencontrer l’autre. Aujourd’hui, je suis persuadée que c’est aussi par les voyages, en prenant de la distance, que l’on se découvre et apprend à mieux se connaitre et s’aimer. Soi, mais aussi son pays et ses valeurs.

De tous, Valencia a été le voyage le plus vrai. Il m’a appris à découvrir un pays, et surtout à le comprendre. De l’intérieur. Il m’a rapprochée de mes racines. J’en ai conservé ce goût pour les rencontres, ce besoin de voir ailleurs. Alors, quand j’y suis retournée cet été, c’était avec des sourires et des souvenirs. Ces quelques jours m’ont fait un bien fou. J’avais besoin de parler, de voir, de toucher. J’y suis repartie en promettant d’y revenir vite, et plus longtemps. Parce qu’à Valencia, et peut-être plus qu’ailleurs, je m’y sens entière.

Je voudrais écrire mieux Valencia, vous donner envie de découvrir cette ville si touchante et si accueillante. Vous donner envie de découvrir le monde.  Qu’importe le lieu finalement, l’essentiel reste le voyage. Puis, pour Valencia, c’est un peu délicat. J’ai repoussé la rédaction de cet article pour pouvoir le faire bien et prendre le temps. Finalement, je crois que je suis trop impliquée, trop à l’intérieur, trop touchée, pour faire un article qui ne serait pas tout décousu et plus objectif. Alors, pour le guide de voyage, cela ne sera pas aujourd’hui. Qui sait, peut-être plus tard.

Voici quelques photographies pour vous donner une idée, une image. Alors, quand même, je vous dirai d’y aller, de découvrir Valencia parce que tout simplement c’est une ville où l’on se sent bien, qui est belle-belle-belle et chaleureuse comme tout.


 

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