Gaillac, entre bastides et vignobles


 
Du Tarn, je me souviendrai du soleil qui caramélisait nos peaux, des routes sinueuses au milieu des vignes et des étendues de forêt infinie. Des villages qui semblaient tout droit sortir d’un conte de fée et des apéros concerts au coucher de soleil. Des chevaux en liberté, du marché de Rabastens le samedi matin et du pique-nique dans l’herbe qui a suivi.

Je me souviendrai du temps ralenti. De la première brasse dans le Tarn, des heures de lecture à l’ombre de cet arbre centenaire et de ce déjeuner, dimanche matin, sur les hauteurs de Puycelsi.

De la vue alors incroyable sur la plaine. De de la gentillesse de Frédéric, de Christophe et de Jean-Christophe, de ces rencontres imprévues qui vous serrent la cœur et qui vous rappelle la beauté et la richesse des rencontres.

 

 

 


 

De Gaillac, je me souviendrai de ses paysages à couper le souffle. De champs de vigne à perte de vue et de la forêt au loin. Des chemins pris au hasard et des belles rencontres. De mon étonnement, quand un peu moins d’une heure après avoir quitté Toulouse, j’ai vu le panneau « Gaillac » au bord de la route.

Des cafés qui affichaient fièrement des drapeaux français et des gens en terrasse qui semblaient, tout à coup, être les champions du monde. Des sourires échangés et des voitures, dans le centre-ville, qui klaxonnaient, qui fêtaient les jours heureux. Cela sentait bon les beaux jours.

J’ai traversé la ville et les vignobles. J’ai oublié le plan et je me suis perdue. J’ai pris des chemins de traverse. J’ai fait demi-tour. J’avais le temps et un sourire collé à mes lèvres. Sur la route, j’ai arrêté brusquement la voiture. J’ai photographié les vignes et les routes.

Je me suis arrêtée. J’ai serré mon bonheur parce que je sais que la première vue est toujours un peu à part, un peu particulière et magique.  Que l’on s’habitue bien trop vite à la beauté. Que l’on regarde différemment, et que parfois, même, on oublie doucement de regarder. Parce que je sais aussi que je ne sais que photographier qu’avec mes émotions, et qu’à ce moment-là, je sentais mon cœur battre plus fort. Alors, je me suis arrêtée et j’ai photographié les vignes et les routes.

C’était dix-sept heures, peut-être dix-huit, le soleil était encore haut et le temps semblait suspendu.

 

 


 

Un peu plus tard, j’ai posé mes bagages à la maison d’hôtes.

J’avais ce sourire figé aux lèvres et j’ai savouré le paysage de la chambre de la terrasse de la piscine. Un peu avant dix-neuf heures, on est retournés dans le centre de Gaillac. Je me souviens du premier regard à l’intérieur de l’abbaye Saint-Michel. De mon sourire, toujours, collé au visage et des frissons qui collent au corps. Du jardin immense qui donne sur le Tarn et de la joie communicative des vignerons au coucher de soleil.

Avec un verre de vin, on s’est assis dans l’herbe et on s’est répétés que la beauté est souvent tout près de soi. Qu’il faut prendre le temps : d’être curieux, de s’étonner, d’être attentif. De sortir de ses repères et de ses habitudes. Qu’il faut prendre des trains des avions des bateaux. Des routes et des minuscules chemins. Qu’il faut marcher, savoir se perdre et apprendre à regarder autour de toi. Que la beauté est partout à qui sait ouvrir les yeux.

On a bu cette première gorgée de Gaillac. Et doucement, le soleil se couchait sur le Tarn et j’ai serré ma chance de vivre ces moments-là.

 

 


 

De Rabastens, je me rappellerai du réveil du samedi matin et de la citronnade sirotée dans ce café associatif, de la bonne humeur des serveurs et des clients à l’image du lieu, joyeux et enthousiaste. Du marché de Rabastens et de cette envie de louer une maison de vacances tout de suite maintenant pour les semaines à venir. De nos courses au marché et du pique-nique improvisé au bord de l’eau. Il portait en lui le goût des choses simples.

L’après-midi, et ce détour pour découvrir les jardins des Martels, avant de rejoindre la piscine de notre maison temporaire. Du soleil, des mots de Ernaux lus et du bruit de la nature. Du chien qui me rappelait la douceur d’Holly et de l’apaisement ressenti à ce moment-là. De la sieste improvisée qui vous rappelle la nécessité, et l’urgence, de prendre le temps, de le tordre, et parfois aussi, oui, de le perdre. Des urgences qui semblaient, tout à coup, envolées.

Du réveil tardif et ce sentiment de bien-être alors ressenti. Des vitres ouvertes dans la voiture, de la musique qui fait dodeliner la tête et sourire, et de la beauté des paysages qui défilent sous mes yeux. De mon enthousiasme, arrivée au domaine des Vergnades. De ce décor qui semblait, tout droit, sortir d’un tableau. Du coucher de soleil au cœur des vignes, de la vieille bâtisse en pierre, du groupe de musique, des guirlandes lumineuses, et, par dessus tout, du sourire du jeune vigneron pour nous accueillir et partager un verre de vin ensemble.

Du lendemain et de la vie ralentie. C’est ça, que je reviendrais pas dessus tout de ces jours-là : de la vie ralentie. Des villages qui semblent, tous, au bout du monde et où le temps semblent s’être arrêté. De cet arrêt dans une savonnerie artisanale et de cette rencontre inattendue avec Christophe et Jean-Christophe. Des échanges passionnés et inspirants, des rencontres qui vous collent au corps et qui vous font grandir sans vraiment que vous l’ayez prévu.

De cette volonté de se laisser surprendre, de ne rien prévoir, de ne rien anticiper. De laisser le temps et le silence prendre toute la place. Du déjeuner au Roc café à Puylcesi et de la vue, alors, incroyable sur la plaine. De la baignade improvisée à Cazals, avant de rentrer, sous les conseils avisés de Frédéric et du dernier verre partagé dans ce café au bord de l’eau, au milieu de la route.

De la route, à nouveau, au coucher de soleil. De cette lumière qui semblait guider nos pas et qui nous a illuminé depuis notre arrivée.

Alors, dis, c’est ça la liberté ?

 

 

 

 

Mini-guide pratique pour visiter Gaillac et les environs

Moins d’une heure après, je ne m’attendais à des paysages si préservés et riches. J’ai passé un week-end en ayant l’impression d’y être restée une semaine. Je suis revenue apaisée, les yeux qui brillent et pleine d’énergie. C’était incroyablement beau et apaisant !

Pour dormir, je vous conseille de vous éloigner des villes et de réserver une maison d’hôtes ou un gite excentré et pourquoi pas au cœur des vignes. Certains établissement offrent à votre arrivée un Vitipassport qui donne accès à plein de chouettes activités sur place comme des visites guidées gratuites et des réductions dans des restaurants.

On a dormi chez l’habitant au Triangle d’or. Le cadre est incroyable et ressourçant. On a l’impression d’être au bout du monde. C’est un gite, au cœur des vignobles, qui comprend, notamment, une piscine commune et un barbecue.

12 choses (drôlement chouettes !) à faire à Gaillac  :

  • Profiter des marchés nocturnes qui ont lieu tout l’été. Chaque mardi, le marché se fait nocturne à partir de 18h00 où vous pouvez venir déguster quelques produits frais en écoutant de la musique. Le samedi matin, vous pouvez vous rendre au marché de Rabastens.
  • Assister à un apéro-concert au milieu des vignes. Vous trouverez régulièrement durant l’été des apéros concert au coeur des vignes près de Gaillac. C’est l’expérience parfaite pur découvrir un peu mieux la région, ses vins et ses habitants.
  • Découvrir l’abbaye Saint-Michel à Gaillac un vendredi soir. Chaque vendredi soir, à Gaillac, l’abbaye de Saint-Michel propose dans les jardins un apéro-concert. Le cadre est incroyable.
  • Flâner les jardins de Martel.
  • Déguster du vin de Gaillac et écouter les producteurs vous contaient son histoire
  • Assister à un festival de musique classique au coeur des vignes à Puycelsi jusqu’au 27 juillet.
  • Visiter une savonnerie artisanale (Oppidium) à Puycelsi
  • S’arrêter dans des villages et des châteaux au hasard : boire un café sur la place médiévale et Castelnau de Montmiral et s’émerveiller du village fortifié à Puycelsi.
  • Diner au Roc Café, le plus ancien restaurant de Puylcesi et se laisser envouter par la vue.
  • Prendre des routes au hasard, ouvrir les yeux et profiter des paysages (si vous êtes en moto ou deux routes, vous allez tomber amoureux de la région. Vous pouvez télécharger les différents circuits à moto dans le Tarn).
  • Découvrir l’exposition les Trésors du musée d’Art de Pékin à Gaillac jusqu’au 31 octobre 2018
  • Revenir entre décembre et début février pour assister à la fête des lanternes.
  • Un peu plus loin : se baigner dans les gorges du Tarn. On a fini le week-end à Cazals. Une guinguette à ouvert, vous pourrez y déjeuner ou diner tout en vous baignant. Le cadre est incroyable ! Si vous avez un peu de temps, vous pouvez vous arrêter ensuite à Saint-Antonin. Le marché de Saint-Antonin, le dimanche matin, est particulièrement agréable. Vous pouvez également visiter Albi et diner aux Filles au bord de l’eau de Yannick Delpech (vous connaissez mon amour pour Sandyan).

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J’avais hâte de vous donner des nouvelles de mes affiches.

Vous le savez sûrement, je travaille depuis quelques mois sur une boutique d’affiches inspirantes. Je prends le temps nécessaire pour mettre les choses en place. C’est un projet qui me glisse beaucoup d’étoiles dans les yeux. Une petite douceur que je m’offre, souvent, en fin de journée, quand j’ai terminé de travailler avec, et pour, mes clients.

J’ai terminé les maquettes graphiques. Après des mois de recherche, j’ai trouvé le nom au cours d’une nuit d’hiver : les mots à l’affiche. Le matin, je réservais le nom de domaine et tout semblait se mettre doucement en place. Les jours qui suivirent, j’ai imaginé l’identité visuelle durant un vol Paris – Cayenne. Elle détonne de l’univers du blog. Je la voulais émotionnelle et brute. Je voulais que les mots prennent toute la place. J’ai travaillé, un peu plus tard, sur le packaging.

Depuis et chaque jour, je réfléchis aux mots qui ont du sens, qui portent, qui éveillent. Je lis. J’écoute. Je suis attentive. J’ai vingt ans à nouveau et je retrouve ces têtes-à-mots fondateurs. Je réfléchis à mes mots à moi, à mes essentiels. A ceux que j’ai entendus ou lus à un moment de ma vie et qui m’ont marquée, et ceux que j’aurais aimé que l’on me dise. J’écris. Je cherche le mot juste. Je tâtonne. Je fais des listes. Je rature. Et, surtout, surtout, je rêve beaucoup. C’est doux.

J’apprends, aussi, à accepter que tout ne se fasse pas comme je l’aurais aimé et à improviser. J’apprends les compromis et la rigueur. Je ne peux pas y consacrer tout le temps que j’aimerais. J’apprends à sortir de ma zone de confort et à écouter mon intuition. J’apprends à me dire que c’est ok et que le reste viendra dans quelques jours, semaines ou mois. J’apprends que le perfectionnisme n’est pas toujours une qualité et je lâche doucement prise. J’apprends à ne pas avoir peur de voir en grand. Je fais de mon mieux. Et puis le reste, on verra.

Et, vous savez quoi ? C’est magique. Je tremble beaucoup, oui. Mais, j’ai l’impression que tout se met en place, que tout se découvre et fait sens : mes études en lettres, en philosophie et en communication, ce blog qui reflète mon goût pour les mots et le graphisme depuis plus de dix ans et qui me permet de partager tout ça avec vous, ma volonté et mon besoin d’apaiser et de rendre le monde un peu plus doux. Ce désir, au fond de moi, ce rêve de petite fille, de pouvoir réenchanter le quotidien avec les mots.

C’est comme si l’univers tout entier m’avait portée durant des années pour me déposer juste là, face à ce projet-là. Je me sens alignée et présente. Et je crois, plus que jamais, à l’importance de croire en nos rêves.

Alors, en attendant, la mise en ligne de la boutique, j’ai imaginé une affiche inspirante pour les nouveaux diplômés. J’ai écrit les mots que j’aurais aimé que l’on me murmure ce jour-là : une sorte de manifeste, un guide de vie, pour me dire que la vie est belle et devant soi, et que oui, tout ira bien. Des mots discrets et puissants pour accompagner, pour écouter son quotidien et se créer un quotidien à la hauteur de ses rêves. Pour ce dire que si aujourd’hui, on a réussi cette épreuve-là, on peut tout réussir dans la vie. C’est ce message-là que je souhaite transmettre.

Vous pouvez la commander dès aujourd’hui. Je passerais la commande des affiches en fin de semaine afin d’avoir une idée plus précise des quantités et d’avoir vos retours dans le cas où une petite coquille m’aurait échappée. Le délais de livraison sont ensuite de quatre ou cinq jours – excepté pour la version numérique.

Vous pouvez également commander à nouveau l’affiche Vivre et Grandir. Elles sont déjà à l’atelier. Je peux les expédier dès aujourd’hui.

Pour les vingt premières commandes et pour fêter tout ça, je glisserai un joli organisateur imprimé.

 

 

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De la beauté

 


 

 

Parfois, je regarde un paysage, un lieu, un visage et je vois tout à coup jaillir une sorte de poésie et d’harmonie naturelle. Je le ressens. Ce n’est pas rationnel. Ce n’est pas forcément de l’art. C’est instinctif et intuitif. Je crois que c’est finalement ma vision de la beauté. Je sais que mon ressenti n’est pas universel. C’est ma sensibilité et mon regard sur le monde à un instant précis, et c’est très bien comme ça.
Je ne saurais pas forcément expliquer pourquoi je trouve ceci ou cela beau. Je fais confiance en mon intuition et en ma petite voix intérieure. Il me suffit de quelques secondes, quand je regarde une photographie par exemple, pour savoir si elle me touche.

Et dans tous les cas, l’explication vient toujours après l’émotion. Les mots tenteront de coller au réel, de rationaliser ce qui se passe à l’intérieur.
Cette entrée, et cette vue-là, me collent des frissons. Sûrement, le mélange de briques, de verdure, l’intérieur qui se fait extérieur, la douceur du velours des canapés bleus, la luminosité et ce minuscule lampadaire au dessus.

Ce dont je suis sûre, en revanche, est qu’assise au bord de la piscine, en regardant cette vue ; je me sentais heureuse, confiante et apaisée comme, à chaque fois, que je tombe nez à nez face à quelque chose de beau.

 

Alors, je cherche la beauté un peu partout, j’ouvre les yeux. Je guète et j’observe. Je crois au pouvoir de la beauté. Vous aussi ?

 

 

 

 

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