Et puis, novembre


Ici, ça fluctue et secoue.

On est en zone de turbulences. J’essaie de me concentrer sur ce que je maîtrise et de laisser passer le reste. Je respire lentement. J’écoute le ronronnement d’Holly.

J’observe le ciel en me rappelant, qu’à l’image des nuages, tout évolue, tout passe, tout change. Que derrière chaque ciel gris se cache un invincible été.


Quand je sens que je tangue, je me console en pensant que cela n’est – pour le moment – qu’une histoire de quelques semaines et que cela ne sert à rien d’imaginer demain. Demain, tout ira bien, puisque c’est écrit. Qu’on est forts et résiliants quand je vois ce que l’on a, tous, accompli depuis le premier janvier.


Et puis, malgré tout, je me demande à quoi ressemblerait un Noël confiné et l’économie après un Noël qui n’en n’est pas un. Je pense beaucoup à toutes les personnes en souffrance. Je pense aux élections américaines, aux attentats, à cette liberté et folie qui semblent s’être évaporées depuis quelques mois déjà.

Je pense à ce qu’ils appellent « le monde d’après » et à ma place dans celui-ci.



Certains jours, je semble avoir de l’énergie pour rendre le monde, à ma portée, un peu plus tendre à coup de mots et de regards positifs. Je mets en place des routines et des projets pour tenter de ne pas me laisser engloutir, pour rendre ce moment un peu plus joyeux, pour continuer à m’étonner de la beauté du monde.

D’autres, j’ai envie de glisser sous ma couette en attendant que le soleil brille. Je voudrais pouvoir, sur un coup de tête à nouveau, prendre la route, oublier les heures, la fatigue et kilomètres, et m’arrêter quand j’en aurais retrouvé le soleil et la mer.


J’ai cette chance et facilité d’être, par nature, joyeuse et enthousiaste. Je sais que la tempête intérieure va s’amenuiser au fil des jours. Je le sais et je suis confiante.
En attendant, je m’autorise à ralentir, à rêver, à aimer, et à prendre soin de moi et de ceux qui éclairent mon ciel.

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L’été au ralenti

Camella Lloret, maison d'hotes dans l'Aude
Camella Lloret, maison d'hotes dans l'Aude

Cela n’est jamais vraiment prévu et organisé à l’avance. Pourtant, je le sais. Cela fait bientôt dix ans que je travaille à mon compte et je commence à plutôt bien me connaître.

Chaque été, je ralentis. Je vis au ralenti. Je suis la ralentie.

Il y a cette chaleur, que j’aime tant, qui me berce et m’enveloppe. Les escapades sur un coup de cœur, les vitres ouvertes et les chansons que l’on chante un peu trop fort, un peu faux aussi, sur le trajet. Les villages et les paysages inattendus rencontrés sur le chemin, et mes “oh” et “ah” d’émerveillement comme si d’un été à l’autre j’oubliais la beauté des routes et du ciel d’été.

Camella Lloret, maison d'hotes dans l'Aude

Les baignades en fin d’après-midi et les soirées qui s’étirent à observer les étoiles. L’odeur du barbecue et celle de la lavande. La peau salée et les cheveux qui ondulent et prennent une couleur caramel à mesure que l’été avance. L’orage qui surprend au milieu de la nuit et les petits déjeuners sur la terrasse au soleil.

Il y a les siestes improvisées dans l’herbe et les livres dévorés à l’ombre d’un arbre. Les rêves qui infusent, la lumière et les couleurs des beaux jours qui semblent mettre un filtre poétique sur le moindre geste du quotidien.

Il y a cette drôle de façon de se créer du temps juste pour soi, à soi, de le tordre et de l’étirer. Cette façon, brutalement, d’être attentif à son rythme et à son intuition, de se retrouver et de se surprendre à observer son imagination en ébullition.

Camella Lloret, maison d'hotes dans l'Aude
Camella Lloret, maison d'hotes dans l'Aude

Les photographies ont été prises à la joli maison d’hôtes Camella Lloret dans l’Aude.

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Et soudain, la lumière


Ce matin, je me suis réveillée un peu plus tôt et le soleil se reflétait déjà sur les immeubles d’en face. A la lumière, j’ai su que cette semaine serait belle. C’était 7 heures, peut-être un peu moins. J’ai ouvert les fenêtres. Cela sentait bon le printemps.


Je fais partie de ces personnes qui semblent avoir leur énergie directement connectée au soleil et aux saisons. Parfois, comme aujourd’hui, c’est très chouette. Je suis prête à gravir des sommets.


Au fils du temps, j’ai appris à composer avec mon rythme et cette énergie fluctuante. A ne pas m’inquiéter, en hiver, quand j’hiberne. Quand chaque tâche semble me demander une énergie démesurée.

Je crois que ces périodes de latence préparent, de l’intérieur, les beaux jours. En hiver, ma créativité infuse.

Aux beaux jours, elle s’éveille.


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