10 ans de nous, mon amour




Il y a dix ans, on était le 2 février 2013. C’était un samedi d’hiver. Il faisait froid et le ciel était blanc. Il y a dix ans, je croisais, pour la première fois, le regard d’Holly. 


Et sur un coup de cœur, je décidais de l’adopter. Je me souviens encore de son regard joueur et doux. Je me souviens de ma joie immense et sa toute petite bouille qu’elle a posée sur mon bras. 
Je me souviens de ce sentiment de vertige qui a suivi quand on est rentrées, toutes les deux, dans ma Clio bleu-océan : alors, voilà, maintenant, j’étais responsable d’un petit être minuscule et fragile.


J’avais vingt-quatre ans et une peur intense de m’engager et de ne pas être à sa hauteur. Je me suis promis de tout faire pour la rendre heureuse. Je lui ai promis aussi, ce jour-là, qu’on serait ensemble jusqu’à ce que la vie nous sépare elle et moi. 

On a grandi, voyagé, pleuré ensemble. Elle a pardonné mes maladresses. J’ai oublié ses bêtises. On s’est apprivoisées. Elle est douce, drôle, coquine. Elle pétille. Elle est gentille, attentive et patiente. Elle déborde de vie. Oui, c’est ça, elle déborde de vie.

Je ne sais pas si c’est vrai ce que l’on dit : que les chiens finissent toujours par ressembler à leur maître, mais cette idée m’emplit d’une immense fierté et de joie à chaque fois qu’elle me traverse.


Les jours qui ont suivi son adoption, une vague de bonheur m’a submergée : je m’en souviens très bien parce que je n’ai jamais ressenti depuis une émotion aussi forte. 
Et vous savez le plus magique dans cette histoire ? À chaque fois que je regarde Holly, cette vague me saisit à nouveau : c’est donc ça l’amour : 10 ans de toi Holly, 10 ans de nous, mon amour.

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A nos rêves et intentions


Quels sont vos rêves ? Quelles sont vos intentions et envies profondes pour 2023 ? Quels sont vos projets ? Qu’est-ce qui fera, que vous pourrez vous dire, en décembre prochain, que votre année fut réussie ? 

En 2023, je voudrais ralentir et respirer. Je voudrais trouver un nouveau rythme avec Les mots à l’affiche. Faire moins mais mieux. Saisir les obstacles, la joie et la poésie. Être plus organisée et apaisée. 
Je voudrais mes mots dans des lieux un peu plus grands comme Fleux ou Le bon marché. Je voudrais, enfin, oser. 
Je voudrais travailler sur l’accessibilité à la littérature et mettre en affiche des auteurs que j’affectionne. 

Et puis, je voudrais prendre du temps pour moi sans penser, une seconde, à demain. Sans le faire pour être plus productive le jour d’après – parce que c’est important pour la productivité. Je voudrais prendre du temps pour moi parce que l’on a qu’une vie, et que le travail, même avec un travail qui fait battre mon cœur fort, ce n’est ni tout ni l’essentiel. Je voudrais savourer des moments sans culpabilité seule, avec ma famille, mes amis et mon amoureux. 

Je voudrais courir moins vite mais mieux. Je voudrais des vacances, des vraies. Sans mail, sans notification, sans boule au ventre. Sans penser à l’avalanche qui m’attend à la rentrée. 

Je voudrais à nouveau aussi mettre mon sac à dos. Vous savez celui qui me fait ressembler à une tortue, qui me donne une énergie folle et me fait parcourir le monde. 
Je voudrais m’étonner, rêver, vibrer face à d’autres paysages, d’autres cultures, d’autres saveurs. Je voudrais me sentir, à nouveau, minuscule et infiniment forte face à la beauté et la magie de la nature. Je voudrais du silence. Je voudrais voir-écrire-photographier la beauté du monde. 

Et vous, alors, quels sont vos rêves-intentions-projets pour 2023 ?
On fait le point, ensemble, en décembre prochain ? 

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L’horizon bleu comme boussole

Je suis sur la route. Je suis sur la route vers l’océan. Je suis sur la route vers l’Espagne.

J’ai les yeux encore endormis et la lenteur du trajet me secoue. La fatigue me colle au corps, ou au cœur, je ne sais plus trop. J’ai passé la semaine à courir et à jongler pour avoir le moins de mails, SMS, choses et bricoles urgentes dans ma petite tête.

Et puis, voilà, cinq heures s’étendent devant moi. Voici le calme, le silence et la lenteur. À l’horizon, le brouillard. Dans les oreilles, de la musique douce.

Je suis sur la route pour tenter d’écrire et de retrouver un peu d’apaisement et de sens loin des notifications incessantes, des rendez-vous qui s’accumulent sur l’agenda et du temps qui semblent s’évaporer entre le réveil et la nuit.

Je suis sur la route pour ouvrir les yeux, explorer et prendre un peu de hauteur. Pour longer la côte, m’étonner de la couleur du ciel et me dire, comme à chaque fois, que j’aimerai bien vivre en Espagne. Ou qu’importe le lieu, tant qu’il y a des nouveaux repères, des belles personnes à rencontrer, des plats à découvrir et un monde à tisser.

Je suis sur la route et je me rappelle mes 19, 25 et 30 ans où je parcourais le monde en faisant des sauts, parfois, pour retrouver mon nid et mes essentiels. Je me souviens de cet équilibre délicat que j’avais fini par trouver. Je voulais tout voir tout connaitre tout comprendre. Je ne savais pas encore que ma quête était vaine.

Je ferme les yeux et je me souviens de la beauté du monde et de ce sentiment de solitude qui me saisissait parfois aussi dans ces instants-là. Je me souviens de ma fierté de partir, avec mon sac à dos, pour le bout du monde. Des paysages désertiques au Chili, de la beauté de Petra, des petits-déjeuners à Singapour et des routes infinies en Australie. C’était beau, grand, infini.

Je découvrais, au bout du monde, une force en moi insoupçonnée.

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