32 ans


Aujourd’hui, j’ai 32 ans. J’ai 32 ans et je suis confinée. Je ne sais pas vraiment à quoi ressembleront les prochains jours ni la vie dans quelques mois.

En quelques semaines, beaucoup de certitudes ont volé en éclats. L’année dernière, je dinais en amoureux à la table d’un de mes restaurateurs préférés avant de prendre la route vers la mer. J’avais beaucoup de travail. J’avais insisté. C’était un caprice d’anniversaire, un caprice de petite fille qui refuse de grandir. Je savais que cela n’était pas le moment idéal de partir. C’était mon anniversaire et je voulais voir la mer. Alors, vers minuit, on a pris la route et on est allés voir la mer*.

On est arrivés au milieu de la nuit en Espagne. On s’est arrêtés à Bégur. Quelques heures plus tard, le ciel m’offrait le plus beau des levers de soleil. J’avais dormi deux heures, peut-être trois. J’ai pris mon ordinateur et je suis allée m’installer à la terrasse d’un café sur la place principale du village. J’ai siroté un zumo de naranja en répondant à mes mails. Malgré la route, malgré la petite nuit, j’avais le sourire des jours heureux collés à mes lèvres.

A onze heures, j’avais un premier rendez-vous Skype et je serrai fort ma chance de pouvoir, sur un coup de coeur, prendre la poudre d’escampette. Vers treize heures, on est descendus au port de pêche. Je me souviens très bien d’avoir alors pensé que je n’aurais pas pu être plus heureuse qu’à ce moment-là. On a commandé, face à la mer, une paella et deux verres de sangria. On a trinqué à mon anniversaire et aux beaux jours. Le déjeuner s’est étiré jusqu’à tard dans l’après-midi. Cela sentait bon le bonheur et les jours ralentis.

Aujourd’hui, c’est sûrement ça qui me manque le plus : la légèreté, la folie et la liberté de prendre la route qu’importe la destination, qu’importe l’heure, qu’importe la raison.


Aujourd’hui, j’ai trente-deux ans et j’ai peur pour les gens que j’aime. J’ai peur que la coeur de mon entreprise cesse de battre.

Alors, j’essaie d’être créative. J’imagine. J’écris. Je vous écris. J’envoie des lettres, des étoiles et des surprises. Je comble le vide et la peur. Je cuisine. Je lis. Je travaille, beaucoup. J’essaie, comme je le peux, de protéger les gens que j’aime et de les rassurer. Par écho, je me rassure aussi.

Je rêve de grands espaces et d’air vivifiant. Je voudrais m’allonger dans l’herbe et sentir le soleil sur ma peau. Je voudrais courir pieds nus dans le sable et me laisser absorber par l’horizon bleu. Je voudrais un pique-nique improvisé au bord de l’eau avec mes essentiels, les serrer dans mes bras et leur murmurer je t’aime.

En attendant, je ferme les yeux. J’imagine. Je respire. Je cherche la poésie. Je mets de la musique et je me laisse bercer. Je compose avec les nouvelles règles du jeu. J’apprends et je me surprends, déjà, certains jours, à trouver une certaine douceur à ce quotidien.


J’ai trente deux ans et je me souhaite de retrouver la légèreté, la liberté et la folie. Aujourd’hui, et même si ce n’est pas votre anniversaire, je vous le souhaite à vous aussi.

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L’éclaircie


Au début du confinement, j’avais pensé que ces jours suspendus seraient l’occasion d’écrire : de ça, je me consolais.

S’il y a bien une chose que je sais faire, c’est écrire sur le rien, ou plutôt sur les émotions, sur ce qui se passe en dedans. Je sais écrire les mouvements intérieurs et le corps statique. Je sais écrire les papillons dans le ventre et les jambes qui tremblent. Je sais écrire, je crois, les peurs et les grandes joies. Je sais, aussi, combien déposer mes pensées sur un carnet ou un clavier m’apaise et me permet souvent de prendre du recul.

J’ai écrit sur le journal. J’ai écrit des affiches. J’ai envoyé des SMS et des mails. Je n’ai pas pris le temps d’écrire ici. Les jours suivants la rédaction de mon dernier article m’ont semblé être des montagnes russes. Certains jours, je semblais avoir une énergie dévorante. Le lendemain, j’étais pétrifiée par la peur des jours, et du futur, à venir.


Il m’a fallu du temps pour trouver un rythme et découvrir les joies de ce quotidien nouveau : les rues désertes et la ville qui semble, par la fenêtre, endormie. La gratitude et la joie – oui, la joie – , à chaque commande sur lesmotsalaffiche.fr de se sentir entourée et protégée, l’énergie insufflée par tous ces mots qui font battre mon coeur un peu plus fort.

La découverte joyeuse d’une autre façon de vivre, plus lente et douce, plus respectueuse de mon propre rythme et où les urgences semblent, tout à coup, s’être évaporées.

J’apprivoise les nouvelles règles. Je souris à l’idée d’un monde où l’on tord le cou à la productivité et à la performance.


Doucement, les idées semblent éclore.

C’est le printemps. Le ciel est bleu. J’ai, à nouveau, des idées d’écriture et de création. J’écoute, chaque jour, le journal de confinement de Wajdi Mouawad. J’ouvre les fenêtres. Je nettoie, je range, j’ordonne. Je bouscule les meubles. Je lis. J’ai accroché une carte du monde géante sur le mur du bureau. Je mets de la musique.

De l’intérieur, je voyage. J’ai envie de changer l’apparence du blog et de mon portfolio – si durant le confinement, je parviens à travailler sur une refonte graphique de mon site professionnel, on pourra parler de miracle. A défaut de pouvoir échanger autour d’un café, je retrouve les échanges passionnants et enthousiastes à travers des écrans. J’écris des mails fleuves. Je prends des nouvelles. Je travaille. Je dors. Je cuisine. J’essaie de prendre, à nouveau, quelques photographies. J’ouvre les yeux. J’ai posé l’aquarelle sur le bureau. Je m’éveille. Je cherche et découvre la poésie et l’extraordinaire dans ce quotidien clos.

Et un pas après l’autre, je respire. Et si je joue toujours à cache-cache avec mon compte en banque, je n’ai plus peur. Je porte en moi la confiance du printemps et je sais que tout ira bien. Que l’essentiel est ailleurs.

Dans trois jours, j’aurais trente-deux ans, et je me demande bien à quoi peut ressembler un anniversaire confiné. J’espère que le ciel sera, toujours, bleu.

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Journal de confinement à imprimer

J’espère que vous allez bien, ou tout au moins que vous allez pour le mieux. J’ai beaucoup réfléchi à ce que je pourrais imaginer, durant le confinement, pour que ces journées soient un peu plus douces et tenter d’éveiller votre part de créativité durant cette période compliquée et inattendue.

J’ai imaginé un journal de confinement à imprimer.

J’ai passé la semaine dernière avec beaucoup de questions sans savoir vraiment quoi en faire. Cela prenait beaucoup d’espace et me demandait, chaque jour, beaucoup d’énergie. Je gardais tout pour moi.

Je prenais des nouvelles sans en donner vraiment. Finalement, dimanche, j’ai pris le temps d’écrire. J’ai écrit tout ce qui m’empêchait de dormir et qui me faisait des nœuds à l’estomac. J’ai écrit mes peurs, mes angoisses et ce quotidien nouveau.

J’ai écrit et j’ai mis de la distance avec mes émotions.  Et, cela m’a fait finalement un bien fou.

 


Carnet de confinement à imprimer

 

Je crois que si cela m’a fait autant de bien, c’est avant tout parce que cela m’a permis de prendre de la distance avec mon ressenti et mes émotions. Cela m’a permis aussi, une fois écrit, de me dire que tout était ok et que cela irait. La chance d’avoir un lieu sécurisé et confortable m’a alors sauté aux yeux.

Les retours que j’ai reçus m’ont aussi permis de me sentir connectée : je n’étais pas la seule à ressentir ces nouvelles émotions. Oui, je n’étais pas folle non plus et tout ça était normal.

Et depuis dimanche, depuis la publication de mon article ; c’est magique, je me sens bien mieux. Mon énergie est doucement revenue. Je fabrique à nouveau des petites choses (comme cette attestation de déplacement pour les enfants et ce carnet de confinement que je vous propose aujourd’hui) et j’ai décidé d’avancer un pas après l’autre. J’ai décidé que la vie était belle malgré tout et d’aller de l’avant.

 

 

Alors, voilà, je crois plus que jamais en la force et au pouvoir des mots : écrivez, dessinez, photographiez, exprimez-vous. C’est important, surtout si vous en aviez l’habitude.

J’ai imaginé ce carnet de confinement à imprimer dans ce sens-là : à l’intérieur, vous pouvez écrire ou dessiner vos émotions. Il y a des espaces avec des lignes et d’autres vierges. Il est constitué de trois modèles de pages déclinées sur sept motifs différents pour pouvoir varier durant toute une semaine entière.

A l’intérieur, j’ai dessiné des fleurs parce que c’est le printemps et que les fleurs, c’est beau et cela donne de l’énergie même sur papier. J’avais feuilleté il y a peu de temps avant le confinement le livre de Marie sur Les fleurs du printemps à broder qui m’a d’ailleurs inspirée. Je ne peux que vous le conseiller si vous brodez et aimez les fleurs.

 

 


Carnet de confinement à imprimer

Pourquoi écrire un carnet de confinement ?

– pour mettre des mots sur mes peurs et mes doutes et me permettre de prendre de la distance avec mes émotions.
– pour éveiller, chaque jour, ma créativité, et faire quelque chose qui me rend fier.
– pour prendre du temps, chaque jour, juste pour moi ou faire une activité en famille pour mettre des mots sur mes ressentis. Cela peut être l’occasion de le lire à voix haute après chacun son tour.
– pour conserver une trace de ces jours au ralenti comme un carnet de bord quotidien et pouvoir le relire dans quelques semaines, mois ou années.
– pour tenter l’exercice de l’écriture si vous n’avez pas l’habitude d’écrire.
– pour l’offrir à ses enfants ou ses petits-enfants quand ils seront un peu plus grands pour leur expliquer cette période du confinement.


Carnet de confinement à imprimer

 

Que contient ce carnet de confinement à imprimer ?

Le carnet de confinement à imprimer est composé de vingt-sept pages.

Vous trouverez, pour chaque jour de la semaine, trois modèles différents :

  • un premier où vous pourrez écrire vos émotions, ce que vous voyez par la fenêtre et décrire votre humeur du jour à partir d’un mot ou d’une note.
  • un second modèle avec un grand espace avec des lignes pour écrire.
  • un dernier modèle avec un grand espace, cette fois, vierge où vous pourrez dessiner.

 

Si vous n’avez pas d’imprimante, vous pouvez toujours écrire sur un carnet ou sur des feuilles A4. Cela ne sera pas aussi esthétique et joyeux, mais l’essentiel est de profiter de ce temps pour vous, et pour éveiller votre créativité.

Si vous avez des idées de créations liées au confinement, glissez-nous un commentaire. Je vais essayer de créer des petites choses pour rendre ces jours les plus doux et joyeux possibles.

Prenez bien soin de vous.

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