
J’essaie toujours d’être optimiste, de regarder du bon coté, de voir le verre à moitié plein. Racontez-moi une histoire triste et j’essaierai toujours de trouver l’étincelle positive, d’en tirer une jolie morale ou une alternative pour aller de l’avant. Et surtout de vous décrocher un sourire. Je ris de mes mésaventures, je les allège et m’en sers toujours pour rebondir. Je ne veux pas attendre demain pour être heureuse.
Ce n’est pas forcement naturel. Etre optimiste est avant tout un état d’esprit, une façon particulière d’appréhender le monde. Et avant tout, c’est un choix. Cela se cultive. Le bonheur, cela se fabrique. Cela ne s’attend pas. Sourire entraine une ribambelle de sourires. C’est contagieux. Cela me fend toujours le coeur d’écouter des personnes se focaliser sur le négatif. De se comparer aux plus chanceux, aux plus heureux, aux plus talentueux et de s’en attrister. De tourner en boucle dans un univers tout gris.
Voir la vie du bon coté, ce n’est pas être niais. Ce n’est pas non plus être faible ou irréaliste. On ne sera pas plus fort ou mieux préparer à la vie parce qu’on aura passé notre temps à se préparer au pire. Je prône juste, au quotidien, une objectivité optimiste, une vision de la vie qui pousse à sourire et à se battre pour ses rêves.
Je me focalise sur les belles choses du quotidien et celles à venir. Je les conserve précieusement sur ce blog et aussi dans un carnet. Je cultive ces détails minuscules qui me rendent enthousiaste et joyeuse. Se souvenir des belles choses. Toujours. J’arrondis les angles. J’essaie de rendre mon quotidien douillet. Je me protège. Je fais en sorte que mes projets aboutissent. Et s’ils ne tiennent pas debout du premier coup, j’en tire des leçons et recommence. Avec le sourire.
Et puis, je prends le temps de dire merci, de dire combien les personnes que j’aime sont talentueuses, comme elles sont essentielles à mes yeux. J’essaie de parsemer un peu de bonheur dans le quotidien des personnes qui me sont chères. Une surprise, quelques mots inattendus, un compliment. Je prends beaucoup de plaisir à aider. Je crois, de plus en plus, que je le fais égoïstement. Rendre une personne joyeuse, c’est une journée qui s’ensoleille. Le bonheur, c’est contagieux.
Plusieurs fois, on m’a dit que j’étais « dans mon monde » ou un brin naïve. Que rien ne semblait vraiment me toucher. Que c’était simple pour moi de dire ça, de prendre le temps d’aider ou d’offrir, parce que tout semble si facile si naturel. Que, que, que. Plusieurs fois, je suis restée silencieuse. J’ai souri sans parvenir à trouver les mots justes. Je ne m’estime pas plus chanceuse qu’une autre personne. Je suis tête en l’air, beaucoup trop sensible et maladroite. J’accumule les petites erreurs et les joues trop rouges. Cela ne m’empêche pas pour autant de faire de mon mieux, de ne pas repousser à plus tard mes projets un peu fous, d’aller de l’avant, de composer avec mes faiblesses et mes rêves. Et plus que tout, de faire en sorte qu’ils se réalisent.
Et vous, la vie, vous la voyez de quelle couleur ?














