
Un an que je me suis lancée dans l’aventure du freelance, un an que je crée, que je fabrique, que je vis à 100% pour mes clients. Trois cent soixante cinq jours de rencontres, de créations, de projets. Du consulting, des sites vitrines, des e-boutiques, des blogs, des faire-part, des CV et cartes de visites. Et bien sûr et plus que tout, Un joli conte. C’est un peu fou tout ce qui s’est passé depuis un an. Toute la confiance que vous m’avez impulsée, tous les projets que j’ai pu voir naitre à mes cotés et qui prennent aujourd’hui leur envol.
En un an, il y aura eu des belles rencontres, des mails qui m’auront fait sautiller, des projets qui m’auront transmis une énergie folle, des mots glissés comme si de rien n’était et qui auront finalement éclairé ma journée.
C’est étrange tout ça. Parce que même si j’avance, même si jusqu’ici tout va bien, même si je progresse, même si chaque jour, j’y prends un peu plus de plaisir, j’ai toujours autant de mal à dire que oui, oui, je suis à mon compte. Que oui, j’en vis. Que oui, je me sens à ma place dans cette nouvelle vie. Oui, oui, oui. Trois fois oui. Avec le sourire. Alors, je serre fort mes petits poings pour que cela continue. Et, j’y crois, j’y crois, j’y crois.
En un an, j’ai grandi mille fois. J’ai pris mes marques. Peu à peu, j’ai appris à mieux communiquer, à raconter mon quotidien, à ne (presque) plus rougir lorsqu’on demande mes tarifs. Parfois, on a voulu un peu profiter de ma jeunesse, de ma naïveté. Alors, j’ai appris à dire non. Tout doucement, et puis un peu plus fort. J’ai délégué ce que je ne savais pas faire. J’ai gagné un temps précieux et je me suis réorganisée. J’ai été plus méthodique et j’ai acquis un brin d’expérience. Assez pour relever les yeux et savoir vers où je voulais aller. J’ai continué à me former, à essayer de progresser. Et d’aller de l’avant. Toujours.
Être freelance, c’est le temps qui s’accélère. C’est faire ce que l’on aime plus que tout. C’est parfois s’écorcher alors qu’on y a glissé tout son cœur son énergie son temps. Ce sont les règles, le jeu des montagnes russes. Certains jours, c’est être épuisé pour les milles années à venir. Le lendemain, c’est déjà une petite fête à l’intérieur.
Etre freelance, plus que tout, c’est une belle histoire, l’histoire d’une passion qui glisse des papillons dans le creux du ventre, qui épuise, qui fatigue, qui emprisonne nos pensées et nos rêves. Une histoire qui fait naitre en nous une énergie insoupçonnée, une histoire cousue à même la peau. Du cœur à corps. Une histoire innée, féroce, bouleversante. Une belle histoire dont on ne voudrait se séparer pour rien au monde.
Durant cette année, j’ai rencontré tant de personnes bienveillantes autour de moi, tant de soutiens, de conseils, que j’aurais pu, je crois, franchir n’importe quelle montagne. Cela a été mon rempart à chaque fois que j’aurais pu dégringoler. S’il y avait un seul conseil que je pourrais donner du haut de mes douze minuscules mois d’experience, cela serait de s’entourer. De notre famille, de nos amis et aussi bien sûr de personnes compétentes pour nous aider. De sortir, de rencontrer, de respirer et d’être attentif aux mains tendues et aux joyeux conseils. Il y a des anges partout, il suffit souvent d’ouvrir les yeux. Etre freelance, entrepreneur, indépendant, ce n’est pas avancer seul. Il y a toujours une petite armée de bonnes fées prêtes à vous rattraper.
Oh et puis, il m’aura fallu un an pour faire les cartes de visites que vous voyez ci-dessus. Des petites cartes de rien du tout pour dire ce que je fais, que j’existe, que je suis là. C’est sûrement pas grand chose mais je crois que pour moi, c’est un pas de géant. May Lopez, petit couteau suisse créatif. Pour de vrai.


