Mon organisateur mensuel ré-créatif

J’ai l’impression que cela fait des mois que je vous ai pas écrit par ici – juste quelques semaines finalement avec les poissons d’avril. J’espère que vous allez bien, et que, comme moi, l’arrivée des beaux jours vous glisse une jolie énergie créative.

Je rentre tout juste d’Australie, j’ai un sourire géant collé aux lèvres et mille idées sur le bout des doigts (vous ne m’en voudrez pas si j’y glisse quelques koalas et kangourous, dites ?). Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé sur la page Facebook si c’était possible d’avoir la version mensuelle de l’organisateur hebdomadaire après sa publication pour mieux vous organiser : oui, oui, oui, bien sûr !

 

Calendrier créatif à imprimer par Vie de miettes

Et puis,  je me suis dit que cela pourrait être tout pratique de s’organiser sur quelques mois en avance et d’avoir, comme ça ,une vue d’ensemble sur ses créations à venir. J’essaie toujours de penser mes créations – et mon travail de manière générale  – sur trois mois et de diviser les étapes :

  • celle où je réfléchis à ce que je pourrais faire et où je m’autorise à partir un peu dans tous les sens et à rêver beaucoup. Je fais des listes et de sous-listes. J’imagine, j’écris, je me projette. Je note ensuite ce que je voudrais faire dans un calendrier.
  • celle où je commence à y réfléchir/travailler « pour de vrai » et où ce n’est encore qu’un gros brouillon. C’est normal qu’il y ait des fautes et que cela soit encore bancal à cette étape. L’idée est simplement de faire le premier pas. Et puis, de respirer et de se dire que tout va bien.
  • l’étape où cela prend doucement forme et où je commence à rentrer vraiment dans le projet. En fonction du projet, cette étape contient souvent plusieurs sous-étapes. Je me fixe des objectifs réguliers et datés que je note dans le calendrier. J’essaie d’avancer chaque semaine : chaque petit pas compte.
  • Et enfin la dernière étape où je prends le temps de revenir et travailler les derniers détails. Avoir une étape où je reviens sur mon projet après l’avoir fini me permet de me concentrer sur des minuscules détails de manière plus sereine et de faire le bilan pour faire encore mieux la fois suivante.

 

Calendrier créatif à imprimer par Vie de miettesCalendrier créatif à imprimer par Vie de miettescoutureDiviser le travail créatif par étapes  permet de dé sacraliser la création de se lancer et de la peur de la feuille (création) blanche. Cela évite de procrastiner et de se mettre une énorme pression – comme si on devait presque avoir terminé avant d’avoir commencé. On s’autorise à y aller lentement et avoir des moments où on ne fait que réfléchir à ce qu’on voudrait faire, et où on a le temps d’avoir une création encore brouillon. Vous verrez, c’est tellement magique et apaisant !

Et puis, et surtout et en créant de cette façon-là, j’ai arrête d’attendre le moment parfait où j’aurais une longue journée devant moi juste pour créer – parce que je ne sais pas vous, mais ici, cela n’arrive jamais. C’est finalement souvent le premier pas le plus difficile. Alors, autant faire en sorte qu’il soit le plus doux, petit et léger possible.

 

Création mensuelle à imprimer par Vie de miettes Création mensuelle à imprimer par Vie de miettesCréation mensuelle à imprimer par Vie de miettes Création mensuelle à imprimer par Vie de miettes

 

couture

 

Dans la même idée, j’utilise, et grâce aux conseils de Célie,  mon iPhone pour m’organiser et écrire au quotidien. J’ai longtemps utilisé mon téléphone seulement pour répondre à mes mails et pour une écriture, disons, assez mécanique. Je pensais que l’écriture créative demanderait forcement un moment à soi privilégié et un peu hors du quotidien, un bureau rangé et du silence. Je me fabriquais juste des contraintes : avoir mon carnet créatif (mon iPhone donc) a portée de mains a changé mon rapport à l’écriture et a permis de désacraliser ce moment-là. C’est finalement beaucoup plus naturel et doux. J’écris plus souvent, plus sereinement, et avec beaucoup moins de pression.

Dans le même esprit, j’ai souvent lu que le meilleur appareil photo était celui que l’on avait toujours avec soi. Je crois que cela fonctionne pareil pour la plupart des passions créatives et artistiques : si vous faites du tricot, glissez votre création dans votre sac et tricotez en attendant le bus, et puis dans le bus. Ayez toujours un crayon sur vous pour dessiner. Vous avez dix minutes avant de partir au travail ? Parfait, profitez-en pour jouer un morceau de musique (laissez votre instrument à portée de main au lieu de le ranger dans ce placard si haut et difficilement accessible). Emportez votre appareil photo avec vous, et si vous le trouvez un brin imposant,  utiliser donc votre téléphone. Ouvrez les yeux. Créer. Laissez vous surprendre. Quelques minutes sont suffisantes pour créer un petit quelques choses. Et puis, parsemez votre quotidien de petits objectifs (notez les dans votre calendrier créatif !), cela vous permettra d’avoir une structure, d’être fier de votre avancée et de doucement progresser.

 

I

Organisateur mensuel à télécharger

Dites-nous, vous nous parlez de vos futures créations ?

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Croire en son étoile

Croire en son étoile


 

Je me demande parfois comment tout cela est arrivé. Si j’ai une bonne étoile qui veille sur moi depuis ma naissance, ou si cela vient tout simplement d’un enchainement de choix et de décisions minuscules. Demain, je m’envole en Australie. Grâce au blog, grâce à vous, grâce à. Grâce à mon étoile. Grâce, aussi, à l’organisation de mon quotidien qui me permet cette liberté-là. Et si vous voyiez mon sourire d’enfant quand je le dis le pense l’écris le répète : demain, je pars à la rencontre des kangourous.

Je dis souvent qu’il faut apprendre à s’étonner et à saisir ses chances. Je dis aussi souvent à mes clients, et à mes amis, que rien ne se fait à un claquement de doigts. Que c’est normal et que tout prend du temps. Qu’il n’y a pas de recettes magiques. Que, derrière un résultat brillant et semblant naturel, se cache souvent des mois de travail, de fatigue et de doutes. Que les tâtonnements et les échecs sont nécessaires et qu’ils nous apprennent beaucoup. Que savoir rebondir est la plus belle leçon de vie.

Et j’ajoute toujours, avec le sourire, que lorsqu’on souhaite quelque chose très fort, que lorsqu’on a des étoiles dans les yeux quand on y pense, et que l’on se donne les moyens pour y arriver ; on y arrive presque toujours. Oui, cela prendra du temps. Oui, cela demandera quelques écorchures sur les genoux. Oui, cela demandera de faire des choix et quelques sacrifices. Oui, cela sera sûrement certains jours un peu compliqués d’y croire, mais on finira toujours par voir l’étoile au bout du chemin.

 

Croire bonne étoile


 

Je me souviens m’être demandée, un soir quand j’étais étudiante, ce que je voulais vraiment faire de ma vie. Ce que je ferais là tout de suite maintenant si j’avais une lampe magique et un souhait de vie à réaliser. Ce qui était important pour moi, ce dont j’avais besoin pour m’épanouir.

C’était finalement assez clair, je voudrais une vie avec de la créativité, de la liberté et des jolies rencontres. Je voudrais aussi me sentir utile et permettre à d’autres personnes de réaliser leur rêve. Leur permettre de grandir et de prendre confiance en elles. Dans ma vie rêvée, il y aurait du temps, de la bienveillance et de l’amour comme fil conducteur. De l’écriture, de la photographie et du partage aussi. Une vie simple, colorée et joyeuse. Une vie où je pourrais parsemer de la poésie et de l’optimisme au quotidien.

Je me suis ensuite demandée comment je pourrais y parvenir. Quels choix je pourrais faire pour avoir cette vie-là. Comment je pouvais, ce soir-là, faire la toute première esquisse. Quel était le premier pas à faire. Pour moi, beaucoup de choses sont passées par le blog. J’ai écrit le quotidien les voyages les projets. J’ai pris des photographies. J’ai toujours pensé qu’une pratique régulière est le meilleur moyen de progresser. Je n’ai jamais forcé les choses. J’ai ouvert les yeux. J’ai fait des projets, qui me tenaient à coeur, gracieusement. J’ai rencontré, échangé, aidé. J’ai dit oui, toujours, même quand j’avais très peur de ne pas être à la hauteur. Je n’ai pas écouté la petite voix intérieure qui me disait que j’étais une usurpatrice. J’ai pris le temps. Je suis sortie de ma zone de confort. Vos mots m’ont doucement aidé à prendre confiance et à aller de l’avant. J’ai, doucement, grandi.

 

Coire en sa bonne étoile


 

Quand Nicolas de We like travel m’a proposé de partir en Australie il y a quelques semaines, j’ai répété mille fois mercis et que j’avais une chance folle. J’ai dit oui oui oui pour travailler le soir le week-end la nuit pour avoir une semaine avec les kangourous et les koalas quelques semaines plus tard. Et à chaque fois que l’on me demandait si cela allait, si cela n’était pas trop fatiguant ou compliqué à gérer, je répétais avec le sourire ma chance. Ma chance de pouvoir dire, sans trop réfléchir, oui pour une semaine au bout du monde. Ma chance de pouvoir décaler mes heures de travail quand je le voudrais. Ma chance, voilà.

Je crois que la chance est la même pour tout le monde. Je crois, aussi, qu’il faut doucement apprendre à ouvrir les yeux et à la saisir. A ne pas avoir peur de grimper sur un tabouret, de perdre un peu l’équilibre et de tendre les bras pour l’attraper. Si on tombe, il ne nous reste plus qu’à remonter et à essayer à nouveau. Tout doucement, c’est promis, on trouve nos marques et cela semble plus simple. Et, je crois que quand on commence à le faire, notre étoile semble toujours briller un peu plus fort un peu plus près, un peu plus chaque jour.

 

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Oh, les beaux jours !

hotel-amoureux-paris


 

Un vol pour Stockholm, deux pour Paris, trois pour Toulouse. La lumière du jour après dix-huit heures en sortant d’un rendez-vous et le manteau que l’on oublie de fermer. Dehors, les mains qui ne tremblent plus et les joues un peu moins roses. Dans la rue, entendre ses talons claquer sur le sol et accélérer encore un peu le pas. Choisir les trottoirs au soleil, lever les yeux et savourer la chaleur sur son visage.

Un vendredi, découvrir ses photographies dans Flow et serrer fort sa chance. Dessiner, en tremblant, une carte de Toulouse pour le prochain As you like et lister ses belles adresses le sourire aux lèvres. Faire des choix, hésiter, raturer.

Un soir, et après avoir repoussé pendant des jours, se prendre en photographie pour ce même article et rire de son regard fuyant et de ses grimaces à répétition (coucou !). Se promettre de s’offrir une séance avec un photographe avant la fin de l’année.

 

Bouquet de fleurs à Toulouse May Lopez


 

Remplir le dossier, le coeur qui bat un peu plus fort, pour accueillir Claire dans notre entreprise quelques semaines en mai. Penser que c’est doux d’avancer de grandir d’aller de l’avant. Penser aussi à la petite responsabilité et à la confiance entre nos mains. S’interdire d’avoir peur. Sourire en sachant déjà que son passage nous apprendra beaucoup. Se dire que la vie est jolie, et surprenante.

Réserver un nuit chez Henriette pour faire la surprise à Anthony, le prévenir à la dernière minute et entendre son sourire dans sa voix. Savourer, et partager, le bonheur de surprendre et d’être surpris.

 

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Dans un café, fabriquer des poissons d’avril à imprimer et sourire en écrivant « heureux comme un poisson dans le dos« , dans leur dos justement. Les faire imprimer et les découper en se rappelant nos quatre six huit ans.

En filigrane, préparer le départ pour l’Australie et sautiller à l’idée que je serai au bout du monde dans moins de dix dodos. Rêver de soleil de kangourous et d’océan indien. Acheter de la crème solaire qui sont bons l’été et partir à la recherche de ses lunettes de soleil.

 

Poisson d'avril à imprimerParis - maison de famille HuguetteParis - maison de famille Huguette


 

Les conférences Skype au petit matin, les rendez-vous autour d’un chocolat chaud l’après midi et les bières partagées tard le soir. A l’arrivée à Stockholm à vingt-trois heures, être perdue et fatiguée. Demander son chemin, dans un anglais hésitant, et se laisser finalement guider jusqu’à l’hôtel. Sur un papier, un numéro avec écrit « Stockholm help guy« . Sourire de cette aide, et rencontre, tombées du ciel.

Le lendemain, proposer un verre pour le remercier et ne pas s’arrêter finalement de parler jusqu’à tard dans la nuit de voyages de l’importance de la liberté et d’avoir un travail qui correspond à nos valeurs. Se promettre d’accueillir des voyageurs chez nous. Provoquer le hasard et les belles rencontres.

La découverte de Stockholm sous un grand ciel bleu, la neige sur le bout du nez et les yeux écarquillés. Les bougies aux fenêtres sur les tables sur les terrasses. Les cafés si confortables qu’ils donnent envie d’oublier le vol du retour et d’y installer son bureau. Les lunettes perdues en prenant des photographies et décider de rire de cette ville finalement découverte en arrondi. La petite vie folle apaisante enthousiasmante.

Le bonnet blanc tricoté avec un pompom énorme sur la tête et le Chaï tea siroté en observant, par la fenêtre, la vie au dehors. Gamla Stan et ses rues pavées et la vue incroyable de Stockholm de Monteliusvagen. Fotografiska, Asplundhuset et Storkyrkan. Les premières brasses dans la piscine de l’hôtel et la vue du hublot quand le soleil se couche.

Au Grand Hôtel, au petit déjeuner, se rendre compte qu’on est le premier jour du printemps et que les beaux jours sont déjà là. Se dire que l’hiver a été infiniment doux.

 

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