Un faire-part pour chien

Quand j’ai adopté Holly il y a trois ans,  j’avais envie de crier à tout le monde que j’avais adopté le plus mignon des chiots, qu’elle était belle-belle-belle comme le soleil et douce comme un bébé bouledogue.  J’ai dû envoyer environs 56 SMS, 31 mails et appelé 12 personnes pour annoncer l’heureux événement – n’ayons pas peur des mots.

Faire par pour chien par May (vie-de-miettes)

chien

J’ai pensé réaliser mille fois un faire-part pour chiens à envoyer par courrier, ou par mail, à mes amis pour leur dire « coucou, il y a une petite nouvelle tout chou tout joyeuse dans la famille, tu viens la rencontrer ?! ».

Je n’ai finalement jamais pris le temps de le faire et je me suis contentée d’assommer ma famille et mes amis à coup de photographies pour leur montrer notre petite merveille – trois ans après, je continue, d’ailleurs, vous avez vu comme est mignonne ? .

 

Faire part pour chien à imprimerFaire part de naissance pour chien

chien

 

Je crois que, pour beaucoup et comme pour nous, adopter un animal est un peu finalement adopter un enfant qui ne grandira jamais. Holly a sa place au sein de notre petite famille. Elle partage, avec nous, notre quotidien. Je me souviens, lorsqu’elle est arrivée, ; je me suis sentie, tout coup, drôlement responsable de cette boule de poils. Elle a besoin de nous et n’a rien demandé. On doit être à la hauteur. Alors, on lui achète des jouets mignons. On s’inquiète quand elle est malade ou quand elle tremble un peu trop à cause du froid. On lui prépare des petits plats et on lui fait beaucoup trop de gratouilles.

Dans ce contexte, envoyer un petit mot pour annoncer l’heureuse nouvelle ne me semble finalement pas si absurde. Elle a pris une place importante dans notre vie. Et puis, on est tellement assommés, au quotidien, par des courriers et des mails pas très drôles que glisser un peu de poésie et de légèreté est toujours bon à prendre, non ?

C’est aussi une jolie manière de donner ni vu ni connu des petites nouvelles et d’en prendre. J’aime ces gestes minuscules, du quotidien, qui permettent de le rendre tout à coup un peu plus joyeux et de faire sourire.

 

Faire par pour chien par May (vie-de-miettes)
chien

 

Je suis partie sur un faire-part en noir et blanc et avec des dessins mignons et un peu décalés. Je voulais de la légèreté et rester sur un faire-part qui fasse sourire en évitant le 100% kitschouille. Et puis, comme ça, vous pouvez aussi colorier la race de votre chien si elle apparait sur le faire-part.

Holly est un peu grande pour en profiter (il va donc falloir que j’adopte un autre chien ?). J’ai fait une version femelle et une version mâle pour le texte.

Pour faire les dessins, je me suis aidée du livre Dessiner les chiens au stylo bille qui est parfait quand vous n’êtes pas très douée en dessin, ou que vous manquez un peu d’inspiration. Il existe aussi la version pour les chats. Ces deux livres sont tout pratiques si vous voulez apprendre à dessiner votre animal.

 

holly bouledogue francaisFaire part de naissance pour chien

 

Contenu du PDF du faire-part pour chiens

Le kit de faire-part de naissance pour chiens contient quatre pages :

  • Un recto avec écrit « Bonjour nous avons adopté le plus mignon des chiens« 
  • Un verso version mâle,
  • Un verso version femelle,
  • Un dernier recto avec seulement écrit « Bonjour« .  Vous pouvez alors le compléter avec le prénom de votre animal comme je l’ai fait.

Et puis, bien sûr et l’essentiel, souvenez-vous d’accompagner le tout de quelques photographies de votre chiot. J’ai opté pour une impression polaroid pour donner un coté un peu retro et jouer sur le coté décalé. Vous pouvez télécharger et imprimer le PDF directement pour envoyer le faire part de votre chiot par courrier. Je l’ai imprimé sur du papier photo format 10×15.

Vous pouvez également enregistrer les images de l’article et l’envoyer directement par mail.

J’apprends à dessiner mon animal !

Soleil par vie de miettes

 

Faire par pour chien par May (vie-de-miettes)Faire par pour chien par May (vie-de-miettes)

Faire-part de naissance pour chiens à télécharger

Dites-nous, un faire-part d’adoption pour les chats la prochaine fois, cela vous dirait ?

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Aujourd’hui, j’ai vingt-huit ans.

Il y a dix ans, j’avais l’impression que, par la magie des dates, je devenais tout à coup adulte. Un peu grande, un peu libre. Un peu plus mesurée et sereine. En dix ans, j’ai appris doucement, et chaque jour, à le devenir. A essayer de le devenir. J’ai pensé changer le monde. Bien sûr, je n’ai rien changé. J’ai écrit, photographié, voyagé. J’ai grandi. J’ai lu et dansé. J’ai souri. Beaucoup souri. J’ai appris. J’ai pris un peu d’assurance. Je me suis apaisée. J’ai pleuré et je me suis écorchée. J’ai fait des choix. J’ai douté. Je ne voulais pas choisir, je voulais tout – je veux toujours tout. J’ai passé des nuits à oublier de dormir. J’ai travaillé. J’ai obtenu trois licences et un master. Pensé m’inscrire à douze autres. J’ai créé mon entreprise et adopté le plus mignon des chiens. J’ai déménagé. Je suis tombée folle amoureuse. J’ai pris des avions, rencontré des pays, découvert des personnes formidables. J’ai appris à parler espagnol. J’ai aimé. J’ai été obsédée par la beauté. Des mots, des corps, des paysages.

Il y a dix ans, tout pile, c’était un samedi, je partais courir seule. A l’arrivée, j’étais rouge comme une cerise. Je courrais, pour la toute première fois, plus de trente minutes. J’étais fière de mon corps qui avait été avec moi ce matin-là, fière de ma force d’y être arrivée. Le midi, je déjeunais et fêtais mon anniversaire avec ma famille. Mes parents m’offraient ma première caméra. J’avais de l’or entre les doigts. Je passais la soirée entourée d’amis. On a ri dansé parlé jusqu’au petit matin. Je crois que cette journée restera la plus douce de celle que j’ai pu vivre. Depuis ce jour-là, j’ai essayé de construire ma vie à cette image : comme une course vers la vie, une course créative folle joyeuse surprenante, une course où l’amour et la bienveillance sont au centre.

 

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Aujourd’hui, j’ai vingt-huit ans et j’ai compris, appris, admis que tout évolue, tout. Que l’on change, que l’on essaie d’aller de l’avant, que l’on essaie de faire de son mieux, mais que malgré tout on ne maîtrise pas tout. Que les routes que l’on avait parfois imaginées prendre avec le sourire pouvaient nous donner, lorsqu’on s’approchait un peu trop près, envie de faire demi-tour. Et, par dessus tout, j’ai compris que ce n’était ni grave ni – forcément – important, que l’on avait le droit de changer d’avis.

Voilà, j’ai vingt-huit ans et j’ai compris que l’on avait le droit de se tromper, de faire des erreurs et de décider un matin de prendre une autre route. Que cela ne faisait pas de nous une personne moins bien ou moins intéressante. J’ai compris la force et la nécessité de reconnaitre ses doutes et ses erreurs. De ne pas les cacher, de ne pas en avoir honte et d’en faire sa force. Et puis, que c’était ça avant tout la vie. Avancer, se tromper, s’écorcher. Tâtonner, recommencer. Tenir debout, lever les yeux, et doucement, aller de l’avant.

J’ai vingt-huit ans et j’apprends doucement à maîtriser ma peur. A faire avec et à l’accepter. Je sais que tout change, que rien n’est figé. Que l’on continue de grandir à dix-huit ans, comme à vingt-cinq et soixante-douze. J’ai vingt-huit ans et j’ai l’impression d’en avoir dix-huit. Ces douze derniers mois, j’ai remis en cause la plupart des valeurs qui me semblaient évidentes, instinctives. Je les ai observées, retournées, questionnées. J’ai emprunté des routes mal éclairées. J’ai fait des pauses. Je suis revenue au point de départ plus sereine.

J’ai vingt-huit ans et j’ai l’impression à nouveau à avoir tout à apprendre comprendre connaitre. J’accepte mes failles et mes contradictions. J’apprends le monde. A tâtons. J’apprends à faire des erreurs, et à accepter d’en faire. J’apprends à ne pas être parfaite, à ne pas vouloir être parfaite. Je m’écorche, tombe, me relève. J’apprends la peur. J’apprends l’égoïsme. J’apprends les doutes. J’accepte de ne pas suivre de logique. De perdre le contrôle et de ne pas tout maîtriser. Je pense à moi. Je respire. J’écoute mon instinct et la toute petite voix à l’intérieur qui me guide. J’apprends les nuances de couleurs et à être bienveillante envers moi. Les risques et les compromis. Je sors des cases, je les colore.

J’apprends la beauté de la vie.

 

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Aujourd’hui, j’ai vingt-huit ans et je sais que l’on peut changer, que beaucoup de choses sont possibles quand on les désire. J’ai vingt-huit ans et pour la toute première fois de ma vie, je ne me définis plus, avant tout, comme timide-angoissée-torturée. J’ai appris à maitriser l’angoisse de me retrouver au sein d’un groupe. A accepter ma réserve naturelle et mes craintes. Et, si vous saviez comme c’est doux, comme je suis fière de ça, comme c’est apaisant de maitriser peu à peu cette angoisse qui vous paralyse, d’apprendre à l’accepter et à aller de l’avant.

J’ai vingt-huit ans et j’apprivoise mon corps. Je ne me fuis plus. Je sais me regarder dans un miroir et sourire. J’ai allumé les étoiles. Je sais que l’on peut changer son rapport à soi. Je sais que l’on peut se détester, se fuir durant vingt-cinq ans ans, et apprendre doucement, un jour, à s’aimer un peu. Qu’on peut avoir un déclic et commencer à vivre entièrement. Voilà, le décider et se donner les moyens et le temps d’avancer.

J’ai vingt-huit ans et je sais que l’on peut modifier des choses qui nous semblent innées, instinctives, et qu’à partir de ce moment-là beaucoup de choses semblent tout à coup possibles. Je sais qu’on peut jouer et prendre de la distance avec ses peurs. Alors, doucement, j’apprends la force du temps et de la patience.

J’ai vingt-huit ans et des envies d’ailleurs. Je rêve de poser mes valises quelques mois au bout du monde et d’apprendre une nouvelle langue. De rencontres, de sincérité et de partages. J’ai vingt-huit ans et je ne sais plus trop bien où je vais, ni comment je veux y aller. Je ne sais pas où je serai dans cinq dix vingt ans. J’ai vingt-huit ans et j’apprends à aimer ce quotidien-là rempli d’incertitudes de poésie et de vie. Je sais déjà que l’amour, la beauté, et la bienveillance resteront le fil conducteur de cette vie-là et que j’en fabriquerai quelque chose de lumineux et qui me ressemble.

J’ai vingt-huit ans et j’apprends à relativiser. J’apprends à faire confiance en la vie, en l’univers. En mon étoile, J’apprends à écouter la petite voix à l’intérieur qui me murmure chaque jour de croire en moi, de m’écouter et à ne pas penser à demain. Ne t’en fais pas, tout ira bien.

 

 

Oh, et puis, si cela vous dit : le texte de mes 27 ans, celui de mes 26 ans et celui de 25 ans.

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En tailleur et la couverture sur les genoux, je tremble un peu. Je ne sais pas très bien si c’est la fatigue ou la température dans l’avion. J’écoute ce morceau de Biolay en boucle, le même qui me berce et m’accompagne depuis mes vingt ans. Il est un peu plus de cinq heures en France, onze heures à Singapour, treize heures en Australie.

Je viens de lire les dernières pages d’En avant toutes de Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook. Vous êtes plusieurs à nous l’avoir conseillé (merci merci !) sous l’article où j’évoquais cette sensation d’être usurpatrice. Et voilà, je souris. Je crois que oui, tout est possible, ou tout au moins plus qu’on ne l’imagine, plus que les barrières que l’on s’impose. Alors, en avant, en avant toutes.

Du hublot et comme souvent lorsqu’on prend de la hauteur, le ciel est bleu-été. Bleu-apaisant. Le soleil toque à mes joues. Je ne sais pas quel pays se cache sous les nuages. Peut-être l’Inde, peut-être l’Iran. Je ne sais plus très bien sur quel fuseau horaire regarder l’heure non plus. Cela fait plus de vingt heures que le trajet a commencé. J’ai oublié les jours et j’ai arrêté de compter les heures. Je crois que ce n’est pas important.

Et malgré la fatigue qui picote les yeux, malgré l’impatience de pousser la porte de l’appartement et de sentir l’eau chaude glissée sur mon corps, je souris et je mesure ma chance. J’ai cette énergie apaisée des beaux jours. Je voudrais écrire comme cette semaine a été fabuleuse. Fabuleuse en rencontres, fabuleuse en premières fois, fabuleuse en découvertes. Je voudrais écrire comme ces derniers jours ont coloré mon monde et comme la beauté de l’Australie m’a secouée.

 

Australie montagnes

Melbourne Australie


 

Je voudrais vous raconter l’énergie retrouvée et l’envie de poser mes bagages ailleurs . Je voudrais vous raconter la peur éclaboussée et l’assurance sereine à l’intérieur. Je voudrais vous écrire l’A380, les couleurs du ciel. Je voudrais vous écrire l’Australie. Vous écrire la ville, les montagnes, les plaines. La nature incroyable et cet apaisement qui vous saisit dès votre arrivée à Melbourne.

Je voudrais vous parler de la Great Ocean Road et de la vue à couper le souffle de notre voiture. Je voudrais vous raconter l’hélicoptère et mon visage collé-serré contre la vitre, mon regard d’enfant, et la vue des douze apôtres de là-haut. Je voudrais vous raconter les dizaines de photographies prises et les fous-rires partagés. Vous écrire la douceur et la tendresse des koalas. La force des kangourous d’aller, avec lenteur et assurance, vers l’avant.

Je voudrais vous écrire le sourire et l’enthousiasme d’Anna durant toute cette semaine à mes cotés. La bonne humeur et la bienveillance d’Anne, de Nath et de Florian. Je voudrais vous raconter la vue incroyable de l’horizon des Grampians. La fatigue oubliée, la hauteur des arbres dans la forêt tropicale et ce sentiment d’être à la fois incroyablement minuscule et forte. Je voudrais vous écrire cette première brasse dans l’océan indien avec les dauphins et la vue depuis le quatre-vingt huitième étage lorsque le soleil s’endort sur Melbourne.

Je voudrais vous écrire les yeux qui brillent et le cœur qui bat un peu plus fort.

 

australie-vacances-nature-24

Australie, foret tropicale


 

Et peut-être et plus que tout, je voudrais vous dire que la vie semble apaisée, solaire et incroyablement sereine au bout du monde. Je voudrais vous dire de partir, de ne pas hésiter, de réserver un vol. Qu’importe la destination, qu’importe le lieu ; c’est le voyage qui compte. C’est le regard que l’on lui porte, ce que l’on y glisse à l’intérieur. Des rêves, de l’évasion, de la poésie, des images. De la vie, voilà, de la vie.

Je voudrais vous chuchoter que c’est souvent loin de son nid que l’on part à sa rencontre, à la rencontre de ce monde à soi que l’on se construit au fil des années. Qu’en prenant de la distance avec nos repères, ils apparaissent tout à coup un peu plus distinctement, et que l’on commence alors à s’apprendre doucement. Jeter des kilomètres et observer les valeurs et désirs qui restent.

Je voudrais vous écrire de voyager, d’ouvrir les yeux et de ne pas avoir peur. De ne pas se mettre de barrières. De partir seul. De partir en amoureux. En famille ou entre amis, qu’importe. De vous ouvrir, de partager, de sourire. Je voudrais vous promettre que vous ne le regretterez pas. Que les économies, les risques, et les choix faits vous apporteront bien plus que tout ce que vous pouviez imaginer. Je voudrais vous prendre dans mes bras et vous dire qu’il n’y a pas de plus belle découverte qu’un voyage, en tête à soi, avec l’univers à nos cotés.

Je voudrais vous écrire enfin que voyager, est avant tout un joli éveil, une rencontre brute et essentielle avec soi. Que c’est, peut-être à l’opposé de ce que l’on pourrait imaginer, s’ancrer.

 

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Merci, merci Nicolas d’avoir pensé à moi. Merci à Singapour Airlines pour ce vol incroyablement parfait, merci à l’office du tourisme de Victoria et de Melbourne. Merci Anna, Anne, Nath et Florian, vous avez été les plus chouettes des compagnons de voyage. L’Australie n’aurait pas été définitivement aussi joyeuse sans votre enthousiasme et votre bonne humeur. Vous êtes, tous les quatre, parfaits.

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