Je crois que, dans la vie, on a jamais assez de choses mignonnes.
Je crois aussi en la tyrannie des choses mignonnes et à cette nécessité de glisser du mignon-qui-fait-sourire un peu partout. Les choses mignonnes, c’est comme les sourires, cela vous met de bonne humeur ni vu ni connu, éclaire votre journée et diffuse des ondes joyeuses sur votre entourage.
Je milite pour mettre des choses mignonnes un peu partout et n’importe où. Je crois que l’on peut être à la fois sérieux, professionnel et joyeux. Je suis persuadée que l’on peut travailler dans la bonne humeur et la légèreté en ne perdant pas en qualité. Que le bonheur et les émotions positives sont aussi souvent la clef d’un projet réussi. Alors, j’essaie toujours, que cela soit dans mes relations amicales ou professionnelles, de glisser quelques sourires, des petites anecdotes mignonnes et de la bonne humeur.
Alors, j’ai imaginé les plus mignonnes des boites animaux à imprimer, des petites boites mignonnes à remplir de jolies choses et à éparpiller, ensuite, un peu partout.
Et si, on profitait de ce mercredi après-midi pour glisser un peu de mignon et de poésie dans notre semaine ? J’ai imaginé des petites boites animaux à imprimer découper plier mignonnes : parce que bon, il existe quoi de plus mignons qu’un koala ou une Hollynette dans la vie ? On est d’accord, pas grand chose.
J’ai pensé que l’on pourrait glisser dans ces petites boites des petites surprises : des petits mots-sourire à piocher au fil des jours, quelques bonbons ou encore des petits souvenirs (un bracelet, un coquillage, des étoiles, etc.). Elles apparaitraient alors comme une piqure de rappel de beaux moments.
Boite animaux à imprimer
A l’intérieur du PDF, vous y trouverez cinq animaux mignons :
– un koala
– un nounours tout doux
– une Hollynette (traduction, un bouledogue bien trop mignon)
– un chat
– et un lapin avec un joli collier de perles.
Les boites animaux seront parfaites pour les imprimer, découper, plier avec son petit bout. La confection est assez finalement toute simple.
Pour imprimer les boites animaux origami, je vous conseille de les imprimer sur du papier un peu épais, disons 200 grammes. Pour le pliage, vous pouvez vous aider d’un cutter (pas du coté qui coupe hein !). Si vous ne voulez pas remplir les boites tout de suite, vous pouvez y glisser en attendant du papier de soie. Cela donnera une certaine consistance à votre boite.
Il y a ce ballon rouge qui flotte dans le salon depuis quelques jours et qui me glisse un sourire de môme à chaque fois que je l’observe. Les vacances en Egypte dans un minuscule dodo et le rêve de petite fille de naviguer sur le Nil à bord du Steam Ship Sudan. Les projets à finir et ceux à commencer. La petite angoisse de ne pas parvenir à tout faire tout créer tout écrire dans les temps et aussi bien que je le souhaiterais. Le sac rempli en quelques minutes en croisant les doigts pour ne rien oublier de trop important – parce que forcement, on sait déjà qu’on aura oublié une ou deux choses, mais aussi que cela ne sera pas l’essentiel.
Il y a le soleil, les pyramides et l’envie de s’éloigner un peu de ce quotidien où tout semble aller un peu trop vite et où les nuages ne semblent jamais décidé à laisser la place sereinement aux beaux jours. Il y a la fête des mères, ce bouquet rose rouge violet acheté au marché ce matin et l’envie tout à coup de prendre le temps, d’oublier les impératifs et de profiter-savourer-vivre. Il y a Holly, son petit rhume qui l’empêche de bien respirer depuis des semaines et ces câlins qui consolent de tout. Les cafés partagés au soleil et les soirées à refaire le monde autour d’un verre de vin. Les quelques jours à Barcelone et son atmosphère si douce et solaire. Les séances de cinéma comme des respirations et les pièces de théâtre qui secouent.
Il y a la fatigue accumulée au coin des yeux, le sourire sur mes lèvres, et ce moleskine qui attend sagement ses premiers mots. Il y a toutes ses images roses jaunes bleus dorées dans un coin de ma tête et qui me transportent déjà à cinq heures de vol au soleil. Tous les mails accumulés et ces petites choses à finir absolument avant-de-dormir pour m’envoler sereinement. Tous ces frissons et rêves à apprivoiser.
Il y a Claire, à mes cotés depuis quelques semaines, et qui me transmets chaque jour une énergie folle. Ses sourires, ses idées, son enthousiasme. Nos créations à quatre mains pour la fête des mères et notre créativité partagée. Ce projet d’agenda qui me glisse des papillons dans le ventre et qui me donne l’impression d’avoir une montagne à gravir. Ce mélange de fierté et d’être une usurpatrice dès que je ferme les yeux. Cette peur immense et cette envie, par dessus tout, de créer quelque chose de joli. Quelque chose d’harmonieux de doux et de créatif. De pouvoir dire écrire murmurer, dans quelques semaines, regarde, c’est moi qui l’ai fait.
Il y a l’Egypte en boucle, en majuscule et en sourire. Le décompte du nombre de dodos et la crème solaire, qui sent bon le bonheur, glissée dans le sac. Vous savez, c’est un peu tout dingue, un peu tout fou. Je m’envole avec Anthony et une poignée de blogueurs bien trop extraordinaires et talentueux – coucou Jéremy, Samantha, Juliette, Alice, Anne et Laetitia. Je m’envole grâce à Voyageurs du monde sur le plus joli et doux des bateaux à vapeur et je serre – encore et toujours – fort ma chance. Je m’envole et je crois que j’y suis déjà un petit peu. Et, j’ai tellement hâte de tout vous raconter cette parenthèse au bord du Nil.
Ce soir, j’ai un peu cinq ans et l’impression d’attendre le père-noël : c’est quand demain, dites ?
Fin mars, Paris. Retrouver Florian et Nathalie en bas de l’appartement. Dans le taxi, se rappeler sa chance en observant le ciel parisien gris gris gris et la petite pluie sur le rétroviseur. Se dire que dans un peu plus de vingt heures, cela sera la fin de l’été de l’autre coté du monde et que l’on y posera nos premiers pas. Se raconter la nuit courte et l’excitation de découvrir, pour la première fois, tous les trois, l’Australie. Et puis déjà, sourire sourire sourire.
Embrasser Anne à l’aéroport, son enthousiasme et son énergie. L’impatience de déposer nos sacs et de se dire que, symboliquement, le voyage commence juste à ce moment là. Et puis l’attente au calme, un peu hors de tout, dans le salon de l’aéroport. Quelques minutes plus tard, sautiller face à la découverte de l’A380. Ouvrir les yeux en plus grand que grand. L’étonnement la surprise les sourires qui se mélangent et qui font battre, déjà, le coeur un peu plus fort.
Le voyage dans le voyage. Le champagne servi à l’arrivée et le fauteuil où l’on pourrait rentrer à trois quatre cinq en se serrant un peu. Le petit mot de bienvenue et la tenue si élégante des hôtesses de Singapour Airlines. La vue du hublot qui semble presque plus incroyable vu d’ici. Les repas parfaits, les attentions, les sourires du personnel. Se dire, tout à coup, qu’un voyage en avion peut être plus qu’un trajet d’un point A à un point B. Profiter, pour mille, encore.
Vingt et une heures à observer le ciel travailler rêver lire imaginer s’enthousiasmer créer sourire. Rester en éveil. Observer le soleil se coucher s’éveiller se coucher. Se rappeler, qu’il y a deux ans, jour pour jour, j’étais dans un avion pour la Jordanie. Et qu’un an avant, ma peau prenait des couleurs caramel au Maroc. Sourire des coïncidences.
Et puis, enfin, le premier pas sur le tarmac australien. A la sortie de l’aéroport, prendre une photographie devant ce panneau géant de Melbourne. Nos petites têtes toutes fatiguées et notre bonheur sur le visage. La toute première découverte de Melbourne à travers la vitre du taxi. Montrer du doigt, au loin, la grande roue. Les yeux qui picotent, la fatigue qui colle au corps et ce sourire qui est toujours là. Notre excitation commune et nos envies de voir de respirer de sentir l’Australie.
Déposer nos affaires à l’hôtel, prendre une douche, se glisser dans un taxi et partir à la découverte de la ville. Le premier verre de vin partagé tous les quatre et la vue fascinante sur le Yarra. Le calme du restaurant et la musique entraînante sur l’autre rive en écho. Se raconter notre vision imaginée rêvée idéalisée de l’Australie et énumérer le programme avec le sourire aux lèvres. L’hélicoptère au dessus des douze apôtres, la nage avec les dauphins, la forêt tropicale, la montagne. Les koalas et les kangourous. Sourire, sourire, sourire.
Après le repas, rassembler son énergie et repousser le moment de s’endormir de quelques minutes encore. Déjà et tout doucement apprivoiser la ville. Son atmosphère apaisante, ses couleurs, ses lumières. Vers vingt-trois heures, rentrer à l’hôtel et déposer les premières photographies sur l’ordinateur. Envoyer les mails écrits dans l’avion. S’endormir comme un bébé vers une heure du matin alors que le jour se lève en France.
Le lendemain retrouver Fiona sur la grande place. À ses côtés, découvrir Melbourne, ses passages secrets, ses rues et ses cafés colorés. L’écouter, nous raconter, joyeusement, sa ville. Son histoire, son architecture, son art de vivre. S’émerveiller face au contraste de Melbourne. Les graffitis, les immeubles immenses et les maisons qui semblent, à coté, toutes petites.
S’étonner de la bienveillance et de la douceur des australiens et de cette impression que la vie semble un peu plus légère et douce au bout du monde. Que d’ici, rien ne grave pourrait arriver. Et puis se laisser surprendre de la place de l’art et de la créativité dans la ville. S’enthousiasmer de ce partage et de son accessibilité. De sa simplicité aussi. Se dire que, c’est ça alors, une ville créative. Une ville où il fait bon créer, où l’on fait de l’art un moyen accessible pour s’exprimer. Alors, forcement, se rêver ici. Forcement se dire que cela serait chouette de poser ses bagages ici.
Et puis, emprunter le nez au vent les petite rues et les grands boulevards. S’émerveiller du goût et de la beauté de la Melbourne. De l’ensemble si homogène et travaillé. Partager un café late dans un galerie. Les quatre chaises, le sourire et l’énergie dingue de ce café minuscule.
Au restaurant à midi, échanger quelques mots en français avec la serveuse arrivée à Melbourne trois mois avant. Observer son sourire et l’écouter nous raconter l’Australie. Plus tard, siroter un coktail à la coco chez Chin Chin avant de grimper au 88em étage observer le coucher de soleil. Se presser un peu. A l’arrivée, la découverte de la ville de tout tout en haut. La vue qui surplombe la vie. Rester bouche bée face à la vue incroyable. Attendre que Melbourne s’éteigne avant de rejoindre la voiture et de rouler vers la côte.
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.