
Je me demande parfois comment tout cela est arrivé. Si j’ai une bonne étoile qui veille sur moi depuis ma naissance, ou si cela vient tout simplement d’un enchainement de choix et de décisions minuscules. Demain, je m’envole en Australie. Grâce au blog, grâce à vous, grâce à. Grâce à mon étoile. Grâce, aussi, à l’organisation de mon quotidien qui me permet cette liberté-là. Et si vous voyiez mon sourire d’enfant quand je le dis le pense l’écris le répète : demain, je pars à la rencontre des kangourous.
Je dis souvent qu’il faut apprendre à s’étonner et à saisir ses chances. Je dis aussi souvent à mes clients, et à mes amis, que rien ne se fait à un claquement de doigts. Que c’est normal et que tout prend du temps. Qu’il n’y a pas de recettes magiques. Que, derrière un résultat brillant et semblant naturel, se cache souvent des mois de travail, de fatigue et de doutes. Que les tâtonnements et les échecs sont nécessaires et qu’ils nous apprennent beaucoup. Que savoir rebondir est la plus belle leçon de vie.
Et j’ajoute toujours, avec le sourire, que lorsqu’on souhaite quelque chose très fort, que lorsqu’on a des étoiles dans les yeux quand on y pense, et que l’on se donne les moyens pour y arriver ; on y arrive presque toujours. Oui, cela prendra du temps. Oui, cela demandera quelques écorchures sur les genoux. Oui, cela demandera de faire des choix et quelques sacrifices. Oui, cela sera sûrement certains jours un peu compliqués d’y croire, mais on finira toujours par voir l’étoile au bout du chemin.

Je me souviens m’être demandée, un soir quand j’étais étudiante, ce que je voulais vraiment faire de ma vie. Ce que je ferais là tout de suite maintenant si j’avais une lampe magique et un souhait de vie à réaliser. Ce qui était important pour moi, ce dont j’avais besoin pour m’épanouir.
C’était finalement assez clair, je voudrais une vie avec de la créativité, de la liberté et des jolies rencontres. Je voudrais aussi me sentir utile et permettre à d’autres personnes de réaliser leur rêve. Leur permettre de grandir et de prendre confiance en elles. Dans ma vie rêvée, il y aurait du temps, de la bienveillance et de l’amour comme fil conducteur. De l’écriture, de la photographie et du partage aussi. Une vie simple, colorée et joyeuse. Une vie où je pourrais parsemer de la poésie et de l’optimisme au quotidien.
Je me suis ensuite demandée comment je pourrais y parvenir. Quels choix je pourrais faire pour avoir cette vie-là. Comment je pouvais, ce soir-là, faire la toute première esquisse. Quel était le premier pas à faire. Pour moi, beaucoup de choses sont passées par le blog. J’ai écrit le quotidien les voyages les projets. J’ai pris des photographies. J’ai toujours pensé qu’une pratique régulière est le meilleur moyen de progresser. Je n’ai jamais forcé les choses. J’ai ouvert les yeux. J’ai fait des projets, qui me tenaient à coeur, gracieusement. J’ai rencontré, échangé, aidé. J’ai dit oui, toujours, même quand j’avais très peur de ne pas être à la hauteur. Je n’ai pas écouté la petite voix intérieure qui me disait que j’étais une usurpatrice. J’ai pris le temps. Je suis sortie de ma zone de confort. Vos mots m’ont doucement aidé à prendre confiance et à aller de l’avant. J’ai, doucement, grandi.

Quand Nicolas de We like travel m’a proposé de partir en Australie il y a quelques semaines, j’ai répété mille fois mercis et que j’avais une chance folle. J’ai dit oui oui oui pour travailler le soir le week-end la nuit pour avoir une semaine avec les kangourous et les koalas quelques semaines plus tard. Et à chaque fois que l’on me demandait si cela allait, si cela n’était pas trop fatiguant ou compliqué à gérer, je répétais avec le sourire ma chance. Ma chance de pouvoir dire, sans trop réfléchir, oui pour une semaine au bout du monde. Ma chance de pouvoir décaler mes heures de travail quand je le voudrais. Ma chance, voilà.
Je crois que la chance est la même pour tout le monde. Je crois, aussi, qu’il faut doucement apprendre à ouvrir les yeux et à la saisir. A ne pas avoir peur de grimper sur un tabouret, de perdre un peu l’équilibre et de tendre les bras pour l’attraper. Si on tombe, il ne nous reste plus qu’à remonter et à essayer à nouveau. Tout doucement, c’est promis, on trouve nos marques et cela semble plus simple. Et, je crois que quand on commence à le faire, notre étoile semble toujours briller un peu plus fort un peu plus près, un peu plus chaque jour.
















