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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Aux habitudes tissées

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21.09.2016

Note du dimanche

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28.08.2016

La déconnexion

  Mardi, la tête dans les nuages, le sourire aux lèvres et le téléphone oublié à la terrasse d’un café. Alors et depuis plus de dix jours, j’apprivoise la vie…

22.08.2016

D’abord la mer, puis on verra

  Depuis dix jours, je me lève avec un immense ciel bleu au dessus de la tête. A quelques pas, il y a la mer. Cette mer qui apaise, qui lave,…

08.08.2016

Souvenir d’une année en Erasmus à Valencia

Valencia, c’est avant tout la ville où je suis partie en Erasmus. C’est la ville qui m’a bousculée, fait grandir, murir. Transformer. C’est ici où j’ai appris qu’on pouvait penser…

11.10.2012

Vers le Sud

On pose nos bagages en Espagne ?   Je me souviens la dernière fois où j’avais fermé la porte de l’appartement. C’était en juillet, je pleurais. Je savais que cette…

31.08.2012

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May, Toulouse
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J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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Juillet - Retrouver son souffle Juillet - Retrouver son souffle
Juillet - Faire de ta vie, une fête Juillet - Faire de ta vie, une fête
J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois. C J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois.
C’était le 22 avril. C’était un mercredi. Le ciel était bleu.

Quelques jours plus tard, je me suis offert une heure d’écriture et de silence le temps d’un vol Toulouse-Paris pour mettre des mots sur la traversée de ces douze derniers mois.

J’ai hésité à le publier pendant plus d’un mois.
J’ai eu peur que cela soit trop cru. Trop intime.

Comme pour le bilan de 2025, j’ai tenté de ne pas l’adoucir. Ni de le dramatiser. J’ai cherché la justesse et à me rapprocher du réel. Je l’ai fait pour moi, pour me souvenir que cela a existé. Je l’ai fait pour conserver une trace pour mon fils quand il sera grand.

Je l’ai publié, enfin, parce que je crois profondément à la nécessité de ne pas partager une réalité factice où tout est réussite, amour et fluide. Je crois à ma responsabilité en tant que mère et entrepreneur de ne pas gommer la difficulté du quotidien.

J’ai choisi de le publier sur Vie de miettes, mon blog personnel, cet espace intime où je me raconte avec plus de liberté depuis plus de quinze ans.

Si vous avez envie de lire, il est ici : https://viedemiettes.fr/2026/05/29/38-ans/.
21 juin, on dirait l’été. Je n’ai pas vu pa 21 juin, on dirait l’été.

Je n’ai pas vu passer l’automne. Ni l’hiver, ni le printemps. Les saisons ont filé. J’ai couru derrière. 

J’ai fait des cartons, des dossiers, des plans sur la comète. 

En avril, j’ai eu trente-six ans. J’ai déménagé dans un appartement à quelques pas de la place du Capitole. Quelques jours plus tard, j’ai glissé une bague qui brille à mon doigt.

Sur le chemin, j’ai oublié la peur. Je l’ai troqué pour la confiance, l'amour et la sérénité des beaux jours.

J’attends cet été depuis des mois. Depuis des années dans le fond. On est le 21 juin et j’ai l’impression qu’hier nous fêtions Noël. A la fenêtre, il neigeait encore. 

Alors, voici les beaux jours. 
Voici le temps de l’amour et de ralentir.

Bonjour l'été !
Dix mois. Dix mois de joie, de tendresse, de câl Dix mois. 
Dix mois de joie, de tendresse, de câlins. D’amour qui grimpe, qui grimpe, qui grimpe. Et qui fait des bisous. Dix mois d’amour qui se glisse qui éclate partout. Dans les nuits hachurées. Dans chacun de mes silences, de mes doutes. Dans mes colères. Dans cette culpabilité qui collent au corps, au coeur jusqu'aux cils parfois. 

Dix mois à perdre toute notion de temps, de priorités, de la vie d’avant toi. 

Dix mois que tu grandis si vite si vite mon trésor. Dix mois et tu étais encore au creux de moi, et te voilà déjà à gambader partout. A dire mama, à te dandiner quand on met de la musique, à rire aux éclats quand on danse. 

On nous avait pourtant prévenu. Tout passe si vite - tout. On nous avait mis en garde. Profitez, profitez. 

Alors, je passe le plus de temps possible a tes côtés. Je t’observe grandir. Je sais que demain ton enfance et les nuits sans fin seront déjà loin. Je sais combien ces moments sont précieux et éphémères. 

Je savoure. Je te dévore. Je me blottis contre toi. Ta peau douce contre la mienne fatiguée. Tes petites mains sur mon visage. On joue. Je te cajole, aime, savoure. Je t’écris pour me souvenir. Pour conserver une trace, pour te raconter, pour palier ma mémoire défaillante. Je t'écris pour que tu saches, quand tu seras grand, la vie douce quand tu te blottissais contre moi pour un chagrin, pour un câlin, pour un rien.

Tu es ma plus belle découverte, ma plus vertigineuse aventure. Mon plus grand défi. 

Tu es mon refuge, mon rempart contre les injustices, la colère et ce monde qui ne tourne pas rond. Ce rempart bouleversant qui me pousse, chaque jour, à dépasser mes limites et à redéfinir mes frontières. 

Dix mois, dis-moi que cette vie, à tes côtés, sera toujours aussi remarquable.
Le dernier voyage avant celui qui m’amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi
On dirait l’été. Le temps semble s’être ral On dirait l’été.
Le temps semble s’être ralenti, suspendu dans la lumière des journées sans fin. On dirait les ballons à confettis qui flottent dans le salon, et cette musique joyeuse que tu adores, celle qui te fait te trémousser, rire, tournoyer.
Et moi, je danse avec toi. Je n'ai plus peur de prendre l'espace.

Toi, déjà, qui rampes vers tes un an. Si vite. Si sûr. Toi, qui fonces vers la vie comme si elle t’appartenait déjà.
Toi qui cours vers ta chance. Toi, qui attrapes ton bonheur à pleines mains.

On dirait l’amour fou. L’amour qui explose à l’intérieur, qui fait battre le cœur à mille à l’heure, celui qui balaie tout sur son passage : la fatigue, les doutes, l’inquiétude, et cette joie brute, démesurée.

Cet amour qui me tord le ventre quand je pense mal faire. Celui qui me pousse dans mes retranchements, et me confronte à cette peur viscérale de te perdre, de ne pas être assez.

Alors, c’est ça, devenir mère. Etre ta maman. 
C’est aimer jusqu’au vertige, c’est grandir chaque jour, à tes côtés.
Un mois, tu as un mois aujourd’hui. Un mois que Un mois, tu as un mois aujourd’hui.

Un mois que tu existes et que tu nous éclaires chaque jour. 
Un mois de toi, de nous trois à nous découvrir et s’apprivoiser. 
Un mois à respirer rêver dormir aimer lire imaginer explorer s’étonner vivre à tes côtes.

Un mois gorgé d’amour et de douceur. D’évidences, de premières fois et de tendresse.
Un mois, au bord du monde, hors du temps, nos yeux plongés dans tes grands yeux gris. 

Un mois, et la promesse d’une vie douce, à tes côtés, devant nous.
Ceci est mon corps, il porte mon enfant. Il est t Ceci est mon corps, il porte mon enfant. 
Il est terre d'accueil. 

Il protège, nourrit, berce. 
Il est une armure, un rempart face au monde extérieur.
Il est une maison douce, une maison tortue. Un nid bienfaiteur.

J’observe mon ventre et ma peau tendue, prête à s'ouvrir. Il fait chaud. Je porte une robe légère. Je te porte, ou c’est peut-être toi qui me portes finalement, 
Je sais que ce sont les derniers moments ensemble, juste tous les deux, hors du monde. Alors, je nous savoure, je nous profite. Je nous rêve, je nous observe. 

Je nous écris. Je voudrais me souvenir de toutes les émotions, toutes les sensations, toutes les pensées qui me traversent.
Je voudrais que tu saches cette invincible force que tu m’as insufflé durant neuf mois. 
Je m'étonne, chaque jour, de la puissance de mon corps et ses contours mouvants.

Bientôt, mon ventre s'ouvrira et mon cœur explosera.
Bientôt, peut-être demain, déjà, nous serons trois. Tu porteras, en toi, la promesse d'une vie nouvelle. Je ne sais plus si je dois compter les heures, ou les jours. Avec toi, j’ai perdu la notion du temps. Je suis entre entre deux rives. Je vogue.

Demain, ou peut-être vendredi, tes poumons se gonfleront d'air, tu seras parmi nous, parmi les vivants. Toi, tu naitras, et moi, je serai honorée du plus beau rôle d'une vie. 

En attendant, la joie.
En t'attentant, je me laisse bercer par le langueur de ces journées sans début ni fin. 
Je saisis la magie de ces jours suspendus. 

Mes doigts sur mon ventre ; j’imagine ton visage, ta peau douce et tes cuisses minuscules. Ton regard sur nous, tes joues à croquer, et ton petit nez. 
Je te dessine. Je te pense. Je te comprends. Je te sais. 

Je me découvre maman kangourou, koala, louve, cigogne. Je te couve. Au milieu de l'été, je déambule. Au coeur de la ville, le nez au vent ; je te porte, te berce, te caresse. Je suis si reconnaissante, et fière, de te savoir blotti sous ma peau. 

J'observe, en moi, ébahie, le miracle de l’amour.

© 2026 Vie de Miettes

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