Facebook Instagram Twitter Hellocoton Google + RSS

Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

  • A propos
  • Quotidien
    • Master Web Editorial
    • Erasmus
  • Création
  • Voyages
    • Londres
    • Luxembourg
    • Malte
    • Maroc
    • Mexique
    • Portugal
    • République Dominicaine
    • Suède
    • Thaïlande
    • Guyane
    • Laponie
    • Andalousie
    • Canada
    • Egypte
    • Italie
    • Jordanie
    • France
  • Contact
  • Portfolio

Postés dans: Valencia

Aux habitudes tissées

  Quand j’arrive dans un nouvel endroit, il faut que j’apprivoise les lieux ; que, tout doucement, je m’ancre. Que je trouve mes repères et ma place. Alors, et toujours,…

21.09.2016

Note du dimanche

  Je me demande, parfois, si j’oublierais tout ça ; si je décidais de poser mes bagages à Valencia un peu plus longtemps que quelques semaines. Si j’oublierais, je veux…

28.08.2016

La déconnexion

  Mardi, la tête dans les nuages, le sourire aux lèvres et le téléphone oublié à la terrasse d’un café. Alors et depuis plus de dix jours, j’apprivoise la vie…

22.08.2016

D’abord la mer, puis on verra

  Depuis dix jours, je me lève avec un immense ciel bleu au dessus de la tête. A quelques pas, il y a la mer. Cette mer qui apaise, qui lave,…

08.08.2016

Souvenir d’une année en Erasmus à Valencia

Valencia, c’est avant tout la ville où je suis partie en Erasmus. C’est la ville qui m’a bousculée, fait grandir, murir. Transformer. C’est ici où j’ai appris qu’on pouvait penser…

11.10.2012

Vers le Sud

On pose nos bagages en Espagne ?   Je me souviens la dernière fois où j’avais fermé la porte de l’appartement. C’était en juillet, je pleurais. Je savais que cette…

31.08.2012

may Adopter une affiche

On reste en contact ?

Rejoindre la newsletter

may

May, Toulouse
{ vivre d'amour et de beaux mots }

Facebook Twitter Instagram

Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





  • A propos
  • Les mots à l’affiche
  • Les belles adresses
  • Erasmus
  • Archives
  • FAQ
  • Créations sur Saxe

J'y ai glissé un peu de moi

  • Emilie Massal
  • Godiche
  • Photographe mariage Toulouse
  • Massage Auriol
  • Florence
  • Anne
  • Home organiser Toulouse
  • Journal de Saxe

Les blogs que j'aime (beaucoup)

  • Aubes
  • Camille
  • Camille
  • Caroline
  • Marion
  • Aeren
  • Marie Anh
  • Anne
  • Fabienne
  • Justine
  • Audrey
  • Noémie
Découvrir tous les blogs
Créé, avec ♥, et bonne
humeur par May
  • A propos
  • FAQ
  • Blogroll
  • Archives
  • Contact
  • Mentions légales
Cela fait partie des choses que je n’avais pas i Cela fait partie des choses que je n’avais pas imaginées avec la maternité : avoir la plus belle, la plus merveilleuse des choses à photographier et écrire, et vouloir la protéger de tout. Tout en rêvant de montrer à la terre entière à quel point ce petit être est exceptionnel - évidemment.

Avoir envie de nous raconter et, dans le même temps, vouloir protéger son intimité. L'ambivalence des mères. 

Je ne sais plus très bien quoi écrire. Ni comment l’écrire. J’ai peur d’être indélicate. J’ai peur qu’un jour mon fils me reproche d’avoir raconté quelque chose qui lui appartenait. Qu'il me dise ne pas avoir demandé à être exposé. Il aura raison évidement. 

Alors je joue à l’équilibriste. Et souvent, je ne joue rien du tout. Je me questionne. Je bâillonne mes mots en voulant le préserver. Il est si précieux et fragile.

Avant, c’était plus simple. Avant, j’écrivais et photographiais la vie et les jours. J’écrivais l’intime, les émotions, le sensible. Les anecdotes du quotidien et les grands bouleversements. La focale était sur moi, les autres apparaissaient flous. Je gommais les détails.

J’expose des bribes de vie sur internet depuis plus de vingt ans. Je n’ai jamais regretté un texte ou une image. Depuis mon adolescence, j’ai toujours essayé de préserver ma vie privée, et je crois l’avoir plutôt bien fait. J'ai exposé mes peurs et mes joies. J’ai cherché l’universel, et ce qui nous rassemble, dans mes expériences singulières. C’est ça qui m’a toujours intéressée.

Depuis deux ans, ma vie, c’est beaucoup lui. En plus d'être merveilleux, il est une source d'inspiration incroyable. Et je ne sais plus très bien ce que j’ai le droit d’écrire. Les limites me semblent floues. Les frontières poreuses. 
Peut-être que c’est aussi cela, devenir mère : apprendre à trouver ce qui m’appartient encore. Apprendre à écrire ce qu’il fait naître en moi, tout en le préservant, lui.
On dirait l’été. Le temps semble s’être ral On dirait l’été.
Le temps semble s’être ralenti, suspendu dans la lumière des journées sans fin. On dirait les ballons à confettis qui flottent dans le salon, et cette musique joyeuse que tu adores, celle qui te fait te trémousser, rire, tournoyer.
Et moi, je danse avec toi. Je n'ai plus peur de prendre l'espace.

Toi, déjà, qui rampes vers tes un an. Si vite. Si sûr. Toi, qui fonces vers la vie comme si elle t’appartenait déjà.
Toi qui cours vers ta chance. Toi, qui attrapes ton bonheur à pleines mains.

On dirait l’amour fou. L’amour qui explose à l’intérieur, qui fait battre le cœur à mille à l’heure, celui qui balaie tout sur son passage : la fatigue, les doutes, l’inquiétude, et cette joie brute, démesurée.

Cet amour qui me tord le ventre quand je pense mal faire. Celui qui me pousse dans mes retranchements, et me confronte à cette peur viscérale de te perdre, de ne pas être assez.

Alors, c’est ça, devenir mère. Etre ta maman. 
C’est aimer jusqu’au vertige, c’est grandir chaque jour, à tes côtés.
Le dernier voyage avant celui qui m’amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi
J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois. C J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois.
C’était le 22 avril. C’était un mercredi. Le ciel était bleu.

Quelques jours plus tard, je me suis offert une heure d’écriture et de silence le temps d’un vol Toulouse-Paris pour mettre des mots sur la traversée de ces douze derniers mois.

J’ai hésité à le publier pendant plus d’un mois.
J’ai eu peur que cela soit trop cru. Trop intime.

Comme pour le bilan de 2025, j’ai tenté de ne pas l’adoucir. Ni de le dramatiser. J’ai cherché la justesse et à me rapprocher du réel. Je l’ai fait pour moi, pour me souvenir que cela a existé. Je l’ai fait pour conserver une trace pour mon fils quand il sera grand.

Je l’ai publié, enfin, parce que je crois profondément à la nécessité de ne pas partager une réalité factice où tout est réussite, amour et fluide. Je crois à ma responsabilité en tant que mère et entrepreneur de ne pas gommer la difficulté du quotidien.

J’ai choisi de le publier sur Vie de miettes, mon blog personnel, cet espace intime où je me raconte avec plus de liberté depuis plus de quinze ans.

Si vous avez envie de lire, il est ici : https://viedemiettes.fr/2026/05/29/38-ans/.
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Juillet - d’abord, la mer Juillet - d’abord, la mer
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Ceci est mon corps, il porte mon enfant. Il est t Ceci est mon corps, il porte mon enfant. 
Il est terre d'accueil. 

Il protège, nourrit, berce. 
Il est une armure, un rempart face au monde extérieur.
Il est une maison douce, une maison tortue. Un nid bienfaiteur.

J’observe mon ventre et ma peau tendue, prête à s'ouvrir. Il fait chaud. Je porte une robe légère. Je te porte, ou c’est peut-être toi qui me portes finalement, 
Je sais que ce sont les derniers moments ensemble, juste tous les deux, hors du monde. Alors, je nous savoure, je nous profite. Je nous rêve, je nous observe. 

Je nous écris. Je voudrais me souvenir de toutes les émotions, toutes les sensations, toutes les pensées qui me traversent.
Je voudrais que tu saches cette invincible force que tu m’as insufflé durant neuf mois. 
Je m'étonne, chaque jour, de la puissance de mon corps et ses contours mouvants.

Bientôt, mon ventre s'ouvrira et mon cœur explosera.
Bientôt, peut-être demain, déjà, nous serons trois. Tu porteras, en toi, la promesse d'une vie nouvelle. Je ne sais plus si je dois compter les heures, ou les jours. Avec toi, j’ai perdu la notion du temps. Je suis entre entre deux rives. Je vogue.

Demain, ou peut-être vendredi, tes poumons se gonfleront d'air, tu seras parmi nous, parmi les vivants. Toi, tu naitras, et moi, je serai honorée du plus beau rôle d'une vie. 

En attendant, la joie.
En t'attentant, je me laisse bercer par le langueur de ces journées sans début ni fin. 
Je saisis la magie de ces jours suspendus. 

Mes doigts sur mon ventre ; j’imagine ton visage, ta peau douce et tes cuisses minuscules. Ton regard sur nous, tes joues à croquer, et ton petit nez. 
Je te dessine. Je te pense. Je te comprends. Je te sais. 

Je me découvre maman kangourou, koala, louve, cigogne. Je te couve. Au milieu de l'été, je déambule. Au coeur de la ville, le nez au vent ; je te porte, te berce, te caresse. Je suis si reconnaissante, et fière, de te savoir blotti sous ma peau. 

J'observe, en moi, ébahie, le miracle de l’amour.

© 2026 Vie de Miettes

Sauf mention contraire, l'ensemble des textes et visuels présents sur ce site sont la propriété exclusive de leur auteur. Merci de ne pas les copier, reproduire ou redistribuer sous quelque forme que ce soit, sans une autorisation écrite de l'auteur.

 

Chargement des commentaires…