Bienvenue à bord – stage de voile

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Début juillet, on embarquait dans un voilier le temps d’un week-end.

De ces deux jours, j’en conserve un souvenir doux, surprenant, intense. Dépaysant. Dès que la côte s’éloigne, il y a ce sentiment particulier qui s’infiltre. Se laisser emporter par le bercement des vagues, par le soleil qui frappe un peu trop fort et par l’horizon qui offre déjà cette vue incroyable. A seulement quelques kilomètres des côtes, le bonheur est juste-là. Il suffit alors de le saisir et de ne plus le lâcher de la traversée – dans ces moments-là, il se laisse facilement attraper. Et, se laisser voguer.

De ces deux jours, j’ai savouré chaque instant. La voile, les manoeuvres, les paysages. Tenir la barre et se concentrer pour ne pas dévier. Essayer d’apprendre à faire des noeuds, s’y reprendre à trop de reprises, et puis avoir déjà tout oublié un heure après. Se jeter à l’eau avec ce bleu à perte de vue, trouver l’eau glacée et vouloir pourtant y revenir. Apprendre un nouveau vocabulaire comme on apprend une nouvelle langue. Embraquer, mouillage, noeud de cabestan. Ecouter les histoires des marins et de vie en mer. Les trouver extraordinaires. Se prendre à rêver d’une vie qui déborde d’eau salée, de voyages et se promettre de partir plus loin plus longtemps. Laisser la magie grimper en soi. Fermer les yeux pour capturer le moment. Se laisser emporter.

Observer la nuit tomber du voilier. Un verre de vin et quelques confidences à partager. La peau salée, les courbatures, les complicités naissantes. Le matin, se réveiller tôt pour sortir du port avant la marée basse. Les yeux qui picotent et l’excitation de vivre un moment unique. Etre éblouie par le lever de soleil et ses couleurs incroyables. Un tableau à ciel ouvert. Un week-end à vivre au rythme des vents et des marrées. A ouvrir les yeux, à prendre du temps pour soi, pour nous deux.

 


Pour les informations pratiques, on est partis avec Yakapartir, de la Rochelle, et notre gentil skipper était Anthony. On était quatre sur le voilier (coucou Sylvain !). C’était parfait pour apprendre à son rythme. Sans se bousculer et sans aucune prétention. Un week-end, bien sûr, c’est relativement court mais assez long pour être revitalisant et découvrir la vie en mer. Cela me semblait parfait pour une première expérience. A refaire vite-vite-vite.


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Un calendrier d’été à imprimer

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J’ai en tête depuis le début de l’été un joli calendrier, un calendrier pour celles qui n’auront pas, ou peu, de vacances cet été. Un calendrier pour noter les escapades, les respirations et aussi les petites obligations. Un calendrier pour donner un air de vacances même au quotidien les plus sérieux, un calendrier pour avoir un été coloré même avec des deadline trop proches et de trop nombreux mails en attente de réponses (allez, on respire et on sourit !).

Alors voilà ce petit calendrier, avec un peu de retard. J’espère qu’il vous sera un peu utile et surtout qu’il glissera un peu de soleil dans vos journées. Je l’ai voulu épuré et coloré. Léger, pétillant et délicat.

Le PDF est constitué de deux pages : une pour le mois de juillet, et une seconde pour le mois d’août.

J’en ai fait deux modèles, un tout vide, et un avec des petits mots sur les cases colorées. Comme je n’arrivais pas à me décider sur ma version préférée, je vous propose les deux :

J’espère qu’il vous plaira. Si vous voulez, vous pouvez toujours le compléter avec le set de cartes postales et les bons « c’est les vacances ».

Je vous souhaite un joli et doux été !

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Vivre en centre-ville, Toulouse

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Cela fait des années que je rêve de cet appartement en centre-ville à Toulouse. Des années, que je dis que cela sera un appartement en ville, ou rien. Que les aller-retour sont bien trop usants, qu’on dépose beaucoup trop de notre temps et d’énergie dans les trajets. Pourtant, lorsqu’on est arrivés sur Toulouse en novembre dernier, on a posé nos valises en banlieue. Dans cette ville où j’ai grandi et à quelques pas de la maison familiale. Un appartement joli et spacieux, mais loin de tout.

J’ai mis un peu de temps à me rendre compte que la ville, et son bouillonnement, me manquerait tant. A Poitiers, on vivait dans le centre. Près de tout. Bien sûr, ici, on était à quelques pas de mes parents. Bien sûr, en voiture, on rejoint Toulouse en vingt petites minutes. Bien sûr, ce n’est pas grand chose. Pourtant, j’avais l’impression de faire demi-tour, de ne pas être vraiment à ma place ici. L’idée de vivre dans cette ville m’angoissait, comme si en quelque sorte j’étais pré-déterminée, comme si je ne pourrais plus que m’en éloigner difficilement.

D’ici, le point de vue change. Il faut prendre la voiture pour tout. A 19 heures, tout s’apprête à fermer. Lorsqu’on travaille un peu trop, les sorties deviennent délicates. Il faut s’organiser, il faut attendre dans les embouteillages, se garer, prévoir le retard probable dû à la circulation pour avoir enfin le droit de respirer et de profiter un peu. Rapidement et sans un peu de courage, on oublie les séances de théâtre qui commencent trop tôt, les verres en terrasse à 19 heures et les déjeuners avec une copine. Tout se complique.

Alors, on a pris le temps de chercher un appartement où l’on se sentirait bien, qui nous ressemblerait et dans lequel on pourrait se projeter durant quelques années. Pour la première fois, on s’est donnés le droit d’être exigeants. On le voulait assez spacieux, et puisqu’on travaille tous les deux de chez nous, avec un grand bureau où on pourrait fermer la porte le soir. On rêvait de joli parquet et des portes-fenêtres pour la luminosité. On voulait de l’ancien, mais rénové. On imaginait un balcon et de petits déjeuners dessus. Alors, on a cherché doucement et sans se précipiter. On a mis quelques mois à trouver notre perle rare.

Et puis début juin, on est tombés sur cette annonce. Il est en hyper centre, mais dans une rue assez calme. Il a été refait à neuf il y a tout juste un an. Le parquet d’origine a été rénové et est beau-beau-beau. Il est traversant et toutes les fenêtres sont des jolies portes-fenêtres, dont certaines donnent sur un grand balcon sur cour. Nous serons les seuls à cet étage-là. Il est incroyablement parfait et tout près du canal pour les balades d’Holly. Une place de parking nous attend sagement.

Alors, voilà, on sautille. On se projette. On aura les clefs dans une semaine. Et, même si un déménagement n’est jamais drôle, et même si ce n’est sûrement pas très sérieux de déménager tous les six mois, je sais qu’on déjà sera heureux ici. Et ça, c’est l’essentiel.

 


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