Du Pôle-Nord, on est revenus avec un sourire géant sur les lèvres et une énergie incroyable. La Laponie, une destination de bout de monde. Un rêve d’enfant exaucé, un voyage en amoureux que l’on voulait réaliser depuis quelques années. Une envie qui nous collait au corps. Une idée qui nous glissait un sourire et quelques frissons à chaque fois que l’on l’évoquait.
Et puis, un soir d’août et sur un coup de tête, j’ai réservé des billets pour la Laponie finlandaise. Ce n’était pas prévu. L’été m’avait rappelé comme la vie est parfois courte et imprévisible, et comme à trop remettre au lendemain, on finit par oublier doucement ses rêves. Alors, c’était sûrement un peu fou, un peu déraisonnable, mais j’avais pris nos billets pour ce premier février en évitant de trop réfléchir. L’attente du voyage aura été mon plus joli sourire de ces six derniers mois. Et je crois que, c’était déjà suffisant. Vous savez, il y a tellement de magie et et de joie qui se sont glissées dans cette attente. Tellement de rêves aussi. Le voyage importait finalement peu : on avait déjà mille étoiles dans les yeux.
Au Pôle-Nord, on a soufflé notre septième bougie. On a eu des coeurs dans les yeux et des étoiles au bout des doigts. Vu des aurores boréales, caressé des rennes et des huskys au pelage tout doux tout doux. Dormi dans un igloo, fait du ski de fond et des raquettes au milieu de paysages incroyables. On a ouvert les yeux en géant et eu les joues rouges qui picotent. On a fait du motoneige. De nuit, et puis de jour. On a accéléré. Timidement, et puis plus franchement. On est tombés. On a ri, siroté du jus de baie et des bières au nom imprononçables. On s’est baignés et on a admiré le paysage blanc autour de nous. C’était incroyable. Incroyablement beau. Tard dans la nuit, on a compté les étoiles, fermé les yeux et on s’est promis un jour de revenir un peu plus longtemps pour apprivoiser la magie du ciel. On s’est émerveillés devant des forêts de sapins enneigées. Devant le ciel orange rose rouge bleu. On a dit que c’était beau. Une fois, deux fois, trois fois. Puis, on a arrêté de compter. On a enlacé le père-noël un peu trop fort et on lui a demandé de nous glisser encore des beaux souvenirs à vivre. On a bu des bières un samedi soir dans un karaoké typiquement lapons. On a ri, beaucoup. On a tissé des jolis liens. On a serré fort notre chance. D’être ici, ensemble.
Sept jours pour sept ans de souvenirs. Dis, on repart quand ?








