Je me rends compte que cela fait plus d’un an que je ne vous ai pas proposé un fond d’écran à télécharger – et que du coup, j’utilise le même. Je me suis habituée à l’organisation par espace (en cours, à faire, à trier et les dossiers principaux) que je trouve toute pratique. Cela me permet de voir en un coup d’oeil les dossiers en cours et les petites urgence. Je range aussi plus naturellement mon bureau puisque j’ai des espaces prévus.
Du coup, je suis restée sur la même base. J’ai simplement modifié les couleurs et la couronne pour lui donner un petit coup de frais. Je préfère rester sur quelque chose d’assez simple. J’ai, je crois, besoin d’avoir une impression de clarté.
Je vous propose donc le fond d’écran en plusieurs tailles. Je ne sais jamais trop comment m’y prendre. J’ai repris les tailles que j’avais utilisé l’année dernière et qui sont celles que vous semblez utiliser le plus :
Deux ans et demi. Trente mois que j’ai pris mon envol, que je suis freelance. Que j’imagine des univers graphiques, que je fabrique des sites web, que j’accompagne. En regardant ces derniers mois, je dirais que j’en conserve une certaine sérénité. J’ai pris du recul. Je me sens mieux et moins usurpatrice. Plus libre et apaisée.
Trente mois et l’envie d’aller de l’avant. Pour la première fois depuis que je me suis mise à mon compte, j’ai moins peur de tomber. Alors, j’aimerais voler un peu plus haut un peu plus loin un peu plus longtemps. Créer un peu plus. Je ne sais pas encore très bien quelle tournure cela pourrait prendre. Je sais, en revanche, déjà, que j’y glisserai tout mon cœur et mon énergie.
Alors, on réfléchit doucement, avec Anthony, à créer une structure. Notre petite agence, peut-être. Aider les créatifs et entrepreneurs à définir leur identité. Construire des univers à leur image et qui porteraient leurs valeurs. Transmettre un message juste et cohérent. Les accompagner, les guider, les conseiller. Avec toujours le même fil conducteur, créer peu et bien. Prendre le temps. Se concentrer sur les détails. Y glisser de la créativité. Des sourires et de la passion. Mettre en valeur, et porter, des belles idées.
On essaie avant tout de se fabriquer un petit lieu qui nous ressemble et dans lequel vous vous y sentirez aussi bien. Un endroit confortable, simple et doux. Un endroit coloré et poétique. A coté, je rêve de voir mes créations prendre vie. Des carnets, des cartes, des petites choses utiles et créatives. De la jolie papeterie. Souvent, j’imagine aussi un petit projet web à nous. Comme un petit endroit pour y conserver précieusement nos souvenirs. Alors voilà, tout ça, c’est un peu éparpillé et bancal. On essaie de réfléchir comment tout cela pourrait tenir justement debout.
Vous savez et même si c’est encore très flou, cela nous glisse une énergie folle. On a mille idées et l’envie de faire, avant tout, les choses biens. Alors, on prend le temps. On est au commencement. On réfléchit à un petit nom et on est un peu nuls à ce jeu-là. On rit et on rêve beaucoup. On imagine notre image, notre identité. On se fabrique. C’est doux et lumineux. On a des couleurs, de l’amour, et des idées plein la tête. Cela se bouscule aussi avec des choses un peu moins drôles et essentielles. Des chiffres, des bilans prévisionnels, des bidules administratifs.
Et bien sûr, on a un peu peur aussi. Peur de vouloir aller trop vite trop loin et de s’écrabouiller. Peur de sauter de cette falaise qui semble quand même un peu haute et dangereuse. Peur de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur. De (nous) décevoir. Alors, on ferme les yeux et on se serre la main un peu plus fort. Et puis, on a les meilleurs des amis et des clients. Des personnes formidables qui croit en nous pour mille et qui nous donne la force, nous aussi, de croire un peu en nous. Alors, on avance et on y croit. On la fabriquera notre jolie histoire.
Trente mois mois en freelance avec l’envie de grandir, de s’associer, de faire des belles choses.
Le ciel bleu, les palmiers, la mer. On dirait l’été. Pour la première fois de l’année, se glisser dans une robe et savourer le soleil sur les jambes nues. Les pieds dans l’eau, être frappée par le calme et le silence de cette ville de bord de mer. Se dire qu’il y a une autre vie, une autre façon peut-être aussi d’appréhender le monde. Plus simple, plus lente. Plus sereine. D’ici, on dirait déjà l’été.
Le petit port de pêche et le marché immense d’Agadir. La découverte de la médina et la visite de la réserve de Souss-Massa à quelques kilomètres la ville. Guetter, comme des enfants, les ibis-chauve et les gazelles.
Au souk, l’odeur des olives des oranges des fraises du persil qui se mélangent. Cela sent bon le soleil. Cela sent le bonheur. L’agitation de la ville et l’apaisement à l’intérieur de la kasbah. Sur la terrasse à coté de la piscine, observer le savoir-faire de la dada qui prépare le pain. La vue apaisante sur la plaine. Savourer le silence et l’huile d’argan sur le pain chaud.
Le lendemain, le premier plongeon dans la piscine et la peau qui se caramélise doucement. Le sourire aux lèvres et le thé à la menthe, face à la mer. Aller au hammam. Dès l’entrée, la chaleur qui berce, qui endort un peu. Et puis, se laisser laver, frictionner, masser. Le gant d’écrin et le savon noir. Les peaux mortes qui se décollent comme on retire les doutes les jours gris-brouillons le stress. Fermer les yeux et respirer l’odeur de fleur d’oranger. Se sentir immensément fragile et forte à la fois. À la sortie, la peau douce et le sourire aux lèvres. Remuée et légère.
Un peu plus tard, prendre de la hauteur. De la veille ville, découvrir la nouvelle. L’embraser d’un regard. Faire du golf avec vue sur mer. Pour la première fois, conduire une voiturette. Sourire, comme une enfant, à l’idée.Le soir, déguster dans un palace de mille et une nuits une pastilla et du vin marocain. S’y sentir incroyablement bien et se laisser bercer par le son d’un oud et par la grâce d’une danseuse marocaine.
Alors, c’est ça, un printemps en été.
Mille mercis à l’office de Tourisme d’Agadir et à Easyjet pour ces quelques jours parfaits. EasyJet vient d’ouvrir une ligne Toulouse – Agadir avec, pour le moment, deux vols par semaine le mercredi et le samedi. Les prix sont tout doux – moins de 50 euros l’aller-retour en s’y prenant en avance – et les températures le sont encore encore plus.
J’ai d’ailleurs réservé un week-end à Agadir en amoureux fin juin et j’ai tout hâte d’y retourner (vite, vite, vite !).
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.