
Ce qui me fait chavirer quand je m’envole vers des ailleurs ; est souvent le tout premier regard au réveil.
Vous savez, ce premier regard où, parfois, vous ne savez pas encore très bien où vous êtes. Alors, vous tâtonnez. Vous ouvrez les yeux. Vous vous raccrochez au monde. Il fait nuit. Il fait jour. Il fait chaud. Vous êtes bien. C’est un peu flou. Vous vous rappelez les heures au dessus des nuages, le trajet jusqu’à l’hôtel ou la maison d’hôtes, les derniers gestes avant de vous endormir. Et puis, l’impatience de découvrir une nouvelle ville, un nouveau pays, un nouveau continent.
Vous ne savez plus très bien encore ni où vous êtes ni la couleur de votre ciel. Alors et doucement, vous ouvrez les yeux. Vous observez. Vous souriez.


En Egypte, il y a eu ce premier regard depuis la chambre du Sofitel Winter Palace Luxor.
La veille, il faisait déjà nuit quand on atterrissait à Louxor. Volontairement, j’avais laissé les rideaux de notre chambre ouverts. De l’Egypte, on n’avait alors vu que des routes sombres et imaginé ce qui pouvait bien se cacher un peu plus loin.
Des draps froissés et des bras de mon amoureux, je découvrais la vue du Nil et la luminosité égyptienne. D’ici, on apercevait les palmiers, les plaines et les bateaux amarrés sur la rive. C’était beau. Incroyablement beau.



Et puis, il y a eu ce second réveil, le jour d’après, cette fois à bord du Steam ship Sudan.
C’était cinq heures du matin, peut-être six. On commençait les visites tôt pour éviter les grosses chaleurs. Je me souviens de ce premier réveil sur le Nil alors que le jour se levait. Du contraste du bois foncé et de l’atmosphère feutrée de la cabine avec l’horizon si clair. De la petite fatigue, tout à coup, évaporée.
Il y avait ce silence apaisant des grandes étendues. Le ciel était jaune rose orange or. Au loin, on apercevait des montgolfières qui survolaient le Nil. Ce matin-là, on avait l’Egypte pour nous.
C’était le début du voyage et cela ressemblait à un conte pour enfants.

Et puis, le tout dernier réveil en Egypte, au Caire cette fois.
La veille, le brouhaha de la ville et sa chaleur étouffante. Le contraste, à notre arrivée, avec le silence et l’apaisement des jours précédents. Le souk coloré, joyeux, moite. Les échoppes et les cavernes d’ali-baba à chaque coin de rue.
Et puis, encore et toujours, la vue sur le Nil depuis notre chambre. Un Nil citadin encore endormi. Au réveil, mes petits pas jusqu’au balcon pour observer le paysage une dernière fois. Et sourire de cette vue-là surplombant la ville avant de se glisser dans le taxi pour prendre l’avion.




Dites, vous nous racontez vos plus éveils ?
Mille mercis Voyageurs du monde pour cette semaine féerique et hors du monde. C’était incroyablement parfait. Merci, merci, merci.

















