Un week-end à Paris ( 1/2)



Un week-end de merveille,

vendredi 13 février 2009



C ‘était un cadeau offert depuis une poignée de semaines, deux jours à nous, deux journées entre parenthèses. Un nid de plume pour une Saint Valentin de magie. Un week-end amoureux comme symbole du retour et de l’amour. Alors, vendredi, on s’est envolés ensemble vers le royaume des princes et des princesses. Il y avait du rêve dans nos yeux malgré les heures d’attente à l’aéroport. Il y avait tout le bonheur des retrouvailles sur nos sourires. La neige a provoqué des petits retards, mais nous étions réunis. Et rien, rien n’aurait pu gâcher ce week-end. Nous l’avions décidé ainsi. L’avion a décollé et les sourires sont alors devenus si grands, si grands. C’étaient des sourires qui revenaient de loin. Il y avait tout le poids de l’attente pulvérisée, de l’amour vécu, et du futur à deux à l’intérieur. C’était des sourires bonheurs, des sourires d’une intensité incroyable. Je crois que ce sont pour ces moments de merveille que je vis, que je respire. Dans l’avion, j’avais des cœurs et des étoiles jusqu’au bout des doigts. Au dessus des nuages, je croyais à l’impossible. Et même si la semaine avait été éprouvante, même s’il y avait eu quelques larmes, des cris, et beaucoup de désespoir cette semaine-là, à l’instant de l’envol, tout s’efface pour ne laisser entrevoir que la magie du présent à deux. Nous étions là au milieu des nuages. Je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois qu’on s’envole ensemble, le moment me semble précieux, en or. Il est unique et à chaque fois, je lui serre la main fort. A chaque fois, je comprends qu’il est mon essentiel de vie, ma boussole du bonheur.

Le samedi fut magique… .

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Se sentir morte de l’intérieur.

Les jours passent. L’hiver s’installe, l’hiver s’allonge. Je suis pétrifiée à l’idée de composer un numéro de téléphone et d’entendre sa voix. Cruelle. Il faudrait que je travaille plus car mine de rien les examens approchent. Pourtant, je ne fais rien ou si peu. Je n’ai toujours pas acheté les livres au programme. C’est la première fois. En tant normal, je saute dessus et je les dévore. Ce semestre, il semble n’y avoir aucun désir de découverte, aucun plaisir, aucun sens. Je suis encore dans l’attente. On ne peut pas vouloir le meilleur et se contenter d’en faire le minimum. Ce n’est pas possible et je le sais. Parfois j’ai l’impression que je serais capable de déplacer des montagnes, et d’autres où affronter le vent glacial m’est impossible. Paradoxe. Il y un décalage en moi, comme une frontière, un ruisseau qui me découpe. Je crois au soleil futur et j’ai pourtant peur de ne pas parvenir à tenir simplement debout. Je note des ribambelles de choses à faire dans mon intérieur comme pour le remplir, comme pour me prouver qu’il n’est pas tout à fait vide et qu’avec un peu de chance tout cela sera réalisable un jour. Et pourtant quand j’évoque le futur, je ne peux pas m’empêcher d’en trembler.
Il y a tant de choses qui ne tournent pas rond et une telle envie de fuir. Je sais bien que fuir n’a jamais rien résolu. Oui, je sais.
Fermer les yeux. Doucement.

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