Dix ans de nous


 

Alors, voilà, cela fait dix ans.

Dix ans d’ici, dix ans de nous. Dix ans que j’écrivais le tout premier article de ce blog, le 7 septembre 2008. J’avais vingt-ans et je voulais un blog d’un peu plus grande. J’avais fermé sur un coup de tête mon blog sur Cowblog et ouvert cet espace. Dix ans de mots, de photographies, de rencontres. Dix ans de l’enfance à presque adulte – on est pas encore sérieux quand on a trente ans.

Le blog a fêté ses dix ans vendredi et il s’est passé deux choses incroyables ce jour-là : la première est la publication de notre guide juridique pour blogueurs avec Sandra où je témoigne dessus en tant que consultante en communication (et blogueuse !) sur l’importance de maitriser l’aspect juridique lorsqu’on ouvre un blog. J’ai également réalisé les photographies de l’ouvrage.

La seconde est le lancement de ma boutique en ligne d’affiches : Les mots à l’affiche. J’ai hâte de vous raconter son lancement et la belle aventure dans laquelle je me lance. Si vous êtes curieux, vous pouvez déjà lire le journal de la boutique.

Alors, voilà, le blog a eu dix ans ce vendredi 7 septembre 2018 et les deux plus merveilleux des cadeaux. Le blog est devenu, je crois, un peu plus grand.

 

 

 


 

Dix ans et des rencontres, un agenda, un magazine, des voyages dans le monde entier. Dix ans, deux licences et un master. Le plus mignon des chiens et une entreprise qui grandit doucement depuis cinq ans. Quand je pense à tout ce que le blog a pu m’apporter, et continue de m’apporter, je me dis que l’ouverture de ce blog est une de mes plus lumineuses idées. Il m’amène là où je ne l’aurait imaginer et où je ne l’aurais révé. Il a, littéralement, changé ma vie.

Dix ans à photographier et écrire le quotidien. Dix ans et aussi cette perte d’anonymat au milieu du chemin. Je me souviens, j’avais vint ans et je ne parlais à personne de cet espace. Je le protégeais, je me protégeais aussi d’une certaine façon. C’était mon espace intime à moi. Et puis, il y a eu cette sélection d’entrée en Master où j’en ai parlé timidement devant le jury pour la toute première fois. Où je racontais les nuits de code pour avoir un blog à mon image, la découverte merveilleuse de Photoshop, la richesse des échanges et le bonheur de créer une communauté qui partage mes valeurs.

De là, il y a eu le stage chez Hellocoton et la rédaction du mémoire sur justement cette question de l’intime et de la représentation de soi en ligne, et notamment de l’authenticité – il m’aura donc fallu cinq ans pour vous glisser le lien vers mon mémoire ni vu ni connu : comment un « je » personnel et anonyme évolue-t-il au fil du temps ? De quelle façon les auteurs de blog créent-ils et parviennent-ils à gérer leur propre image en ligne ? Comment cette représentation de soi évolue-t-elle au fil des années et quelles en sont les conséquences sur l’identité de l’auteur du blog ? Suffit-il de contrôler sa représentation ou doit-on créer une stratégie de communication ? Est-il possible de professionnaliser son identité tout en conservant son authenticité ? La rédaction du mémoire a permis de m’apaiser et de retrouver une relation plus sereine avec cet espace.

Et puis, quelques mois plus tard, il y a eu la décision de me lancer à mon compte. Alors, j’ai allumé la lumière. J’ai tiré les rideaux. J’ai mis un visage et un nom sur mes mots. J’ai toujours essayé de préserver une certaine pudeur sur ce blog tout en continuant à parler de l’intime. Je crois que l’écriture du quotidien m’apparait comme une nécessité. Elle fait partie intégrante de mon processus de construction. J’ai souvent eu l’impression de jouer à l’équilibriste, et je crois, avec les années avoir enfin trouvé l’équilibre entre cette nécessité d’écrire et de me protéger.

 

 

 


 

Depuis dix ans, Viedemiettes.fr me permet de rester en éveil. Cet espace illumine ma créativité. Il me pousse à écrire et photographier. A nous créer des jolies choses à imprimer. Il est là quand j’ai besoin de prendre du recul et d’apaiser les émotions trop fortes. Il est un fabuleux outil pour apaiser ce manque de confiance en moi et me pousse, chaque jour, à sortir de ma zone de confort. Il est un journal extime, un carnet de bord. Il me pousse à croire en mes rêves et éveille ma sensibilité. Il est doux et apaisant. Il est magique.

Et puis, cet espace, c’est aussi vous. C’est vous avant tout. C’est vous, et des poignées de belles rencontres amicales et professionnelles. C’est vous et vous êtes des milliers sur Instagram et Facebook. C’est vous et cela me semble fou. C’est vous et vos mots qui consolent de tout. Ce sont vos mots qui ne jugent pas et me portent depuis dix ans. Ce sont vos mots qui m’ont donné la force, il y a cinq ans, de me lancer à mon compte et de croire à mon rêve : créer un travail à mon image.
C’est vous et votre confiance quand vous lancez, à votre tour, votre projet à vous et qui me demandez de vous accompagner pour son lancement, la création de votre identité visuelle ou de votre site web.

Dix ans de nous, c’est fou, non ?

 
 

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Organisation papier pour la rentrée

J’avais hâte de vous retrouver et de vous souhaiter une belle, créative et heureuse rentrée.

J’aime toujours tout particulièrement rédiger et imaginer ce premier article et cette première création à imprimer de septembre. Je l’écris tout juste après les vacances d’été et la tête encore un peu au soleil . Je l’écris comme des retrouvailles avec l’idée de vous donner des nouvelles et de prendre des vôtres : De quelle couleur fut votre été ? Avez-vous passé un bel été ? Fut-il créatif, léger et joyeux ? Quels sont vos rêves et vos objectifs pour les mois à venir ?

Calendrier 2018/2019 à télécharger

Cet été, je me suis reposée et j’ai essayé de ralentir. En juillet, je me suis envolée à Madrid avant de rejoindre Marrakech et les montagnes marocaines pour un trek dans les gorges du M’goun. En août, je suis partie dans les Landes au bord de l’océan. De là, j’ai traversé l’Espagne pour rejoindre Cadix dans le sud de l’Espagne. Je suis rentrée en début de semaine et ma peau est encore gorgée de soleil. J’ai profité de l’été pour créer ma boutique en ligne d’affiches face à l’océan. Aujourd’hui (tout pile !), mon blog fête ses dix ans (oui, DIX ANS !).

La rentrée arrive avec son lot de belles choses et de nouveautés. J’ai envie d’une organisation douce et sereine, mais aussi d’étirer l’apaisement de ces deux derniers mois. Je pense que je ne suis pas la seule à ressentir ce besoin-là et à se promettre de ne plus jamais se laisser adsorber par les tensions du quotidien.

 

J’ai conservé cette habitude d’enfants où la rentrée de septembre est l’occasion de s’entourer de nouveaux outils (et cahiers) pour rendre la rentrée plus douce et joyeuse.

Les carnets, les beaux papiers et crayons m’ont toujours fascinée (rassurez-moi, je ne suis pas la seule ?). Ils me permettent d’une certaine façon de me créer un nid où je me sens en sécurité et à l’aise pour travailler. Prendre le temps d’écrire a la magie de m’apaiser instantanément. Je suis ultra-connectée et je travaille essentiellement sur mon ordinateur. J’ai l’impression que mes idées prennent tout de suite un peu plus vie quand je les consigne sur une feuille ou dans un carnet.

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé un calendrier pour l’année scolaire 2017/2018. Bonne nouvelle, il est là !

J’ai imaginé douze feuilles pour nous accompagner en douceur durant les douze prochains mois aux couleurs douces et pastel.

J’ai ajouté quelques listes pour noter ce qui n’aurait pas sa place dans ce calendrier. J’ai également ajouté des jolis motifs que vous pourrez utiliser pour vous créer des carnets, des étiquettes ou encore des marques-page (et si vous manquez d’idées, vous pouvez lire l’Atelier papier qui m’a justement beaucoup inspirée).

J’espère que cela vous plaira. J’ai pris énormément de plaisir à imaginer ce calendrier 2018/2019 et encore plus à l’idée de l’utiliser.

Calendrier 2018/2019 à télécharger

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Retour du trek, Maroc


 

Je rentre de cinq jours dans le Haut-Atlas.

Je suis dans le pick-up. Sur mes lèvres, je porte le goût du sel et du temps ralenti. Les routes sont sinueuses et l’horizon couleur d’or. Je rentre d’un monde où l’électricité demeure un luxe. Où l’on oublie internet et où le temps semble ralentir. Je rentre avec dans la tête des images de dizaine de petites filles et de garçons croisés sur le chemin. Je rentre de là où les étoiles brillent un peu plus fort et où le soleil devient notre boussole.

Je rentre avec le corps apaisé, retrouvé. Avec l’esprit allégé. Je rentre en me promettant, comme toujours, de ne plus jamais me laisser emporter par les petites angoisses quotidiennes. Je rentre en me répétant que l’essentiel est ailleurs. Je rentre dépaysée, enrichie, marquée. Je rentre le sourire aux lèvres.

Je rentre avec des poignées d’idées et de mots pour cette boutique d’affiches. Je rentre reposée et inspirée. Je rentre en y croyant un peu plus qu’avant de partir. Je rentre avec du courage et la volonté d’aller au delà de mes peurs.

 


 

Je rentre de dix jours au Maroc. Je rentre d’un lieu où le travail dans les champs et l’instinct de survie est la norme. Je rentre de l’Atlas.

Je rentre des jours de marche et de silence. Je rentre éveillée de nos échanges. Je rentre de là où l’on construit des tentes chaque soir et écoute les garçons, sourire aux lèvres, chanter des chants traditionnels à la nuit tombée. Où l’on se lave dans le ruisseau au petit matin. De là où les seules préoccupations semblent être de trouver le meilleur endroit pour déjeuner et la couleur du ciel. Je rentre des dîners au bord de l’eau et des nuits à regarder les étoiles.

Je rentre avec cette image obsédante de cette maman et de son bébé minuscule dans les bras qui ne bouge pas et ne semble plus avoir la force de pleurer. Ses yeux qui implorent de l’aide. Je rentre avec mon impuissance et des dizaines de questions dans la tête.

 


 

Je rentre de quinze jours loin de mon appartement et de mon confort. Je rentre de Marrakech, du Haut-Atlas, de Madrid. Je rentre de quinze dodos loin d’Holly.

Je rentre avec mon sac sur le dos qui me fait ressembler à une tortue. Je rentre loin des mails, des recommandés et des obligations. Je rentre riche de rencontres et de partages.

Je rentre la peau caramel et une lampe magique d’Aladin dans mon sac à dos.

 

 

Le voyage a été organisé par Touda, et orchestré par Saïd. Le voyage revient à environ 450 euros la semaine par personne est comprend la pension complète, le trek – dont je vais vous parler dans les prochains articles -, les nuits à Marrakech et le transfert Marrakech – Touda.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de l’écolodge dans le haut-Atlas.

 

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