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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Retour du trek, Maroc

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03.08.2018

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May, Toulouse
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J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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La première tétée, ton corps à peine sorti de La première tétée, ton corps à peine sorti de mien.
Une respiration, une caresse. 

Ta bouche maladroite qui cherche mon sein. 
Tes doigts minuscules sur ma poitrine, mes mains qui te découvrent et te cajolent.
Ta fragilité contre mon corps fort et puissant. 

Peau à peau, coeur contre coeur, nous ne faisons qu’un.
Connectés, liés, soudés à jamais. 

Dans le silence, ton regard qui croise le mien. 
Ton couinement de satisfaction. 

Allaiter, partout, tout le temps. 
Le matin, le midi, le soir. La nuit. 

La tétée qui console, qui rassure, qui panse. 
Celle contre la douleur, la fatigue et le chagrin. 
Celle pour grandir, pour apaiser, pour vivre.
Celle pour se retrouver.

La tétée qui fédère les mères depuis la nuit des temps.
L’allaitement comme un héritage, un don de soi.

La dernière tétée, promesse d’une vie tendre devant toi.
Neuf mois de toi. Neuf mois, neuf mois presque dix Neuf mois de toi.
Neuf mois, neuf mois presque dix, neuf mois déjà que je suis maman, que je suis ta maman. Que tu as élargi la carte de mon monde.

Depuis vendredi, tu rampes. Tu te balades gaiement entre les meubles, les émotions et nos jambes. Je t’observe. Tu agrippes, attrapes, goûtes. Tu t’étonnes de tout. Tu fais des grimaces. Tu gigotes. Tu tapes dans les mains et ris. Tu pleures. Tu aimes. Tu saisis tout ce qui passe devant toi. Tu es intense, têtu, joyeux. Tu grandis, tu deviens un tout petit garçon, notre garçon. Tu es si vivant.

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. Tu as ouvert les yeux à 9h30 ce matin. Je crois que c’était ton cadeau. Ça, et ton sourire qui pétille et nous éclabousse. Ça et ce « maman » qui pulvérise toutes mes angoisses et mes urgences à chaque fois que tu le prononces.

Aujourd’hui, c’est ma première fête en tant que maman. On est avec ta mamie et ton papi dans le jardin. Tu fais la sieste pendant que je t’écris ces quelques lignes. Mon trésor, mon amour, sache que la vie est merveilleuse et colorée à tes côtés. Je voudrais que tu ne doutes jamais de ça.

La maternité est une terre sauvage et complexe. Je n’en savais rien avant toi.
Je découvre la puissance des femmes. J’apprends la résilience, la force et le courage des mères. Je m’étonne de la vie et de tous ces chemins que je n’avais jamais imaginés ni même aperçus avant ta naissance.

Neuf mois que je porte un regard tendre, admiratif et solidaire, envers les mères. Maintenant, je sais. Je sais les injonctions, les doutes, les inégalités. Je sais la colère et la rage. Je sais les injustices. Je sais les nuits à veiller, le corps abimé et la fatigue qui colle au coeur.
Je découvre ton rire qui panse et console de tout. Je me découvre animale, forte et instinctive. Je me découvre mère.

Mon amour, mon enfant, tu as neuf mois, presque dix ; on célèbre les mères aujourd’hui. Je sais ma chance d’être maman, d’être ta maman.
Mon amour, mon trésor, je ferai tout pour que tu continues à être aussi vivant et curieux. Pour que tu aies une vie qui enchante. Une vie joyeuse, libre, passionnée et audacieuse.

Je t’aime
Juillet - Faire de ta vie, une fête Juillet - Faire de ta vie, une fête
Je porte, en moi, mon premier enfant. J’ai souv Je porte, en moi, mon premier enfant.

J’ai souvent imaginé écrire ces mots. J’ai souvent rêvé d’écrire ces mots. Je ne sais toujours pas vraiment ce que cela signifie. J’entends les mots. Je les écris, les lis, les rêve souvent. Je les prononce encore, encore et encore : je porte, en moi, mon premier enfant.
Ils deviennent flous, ces mots sont fous.

J’observe mon ventre s’arrondir et mon visage s’apaiser.
Je suis heureuse comme, je crois, ne l’avoir jamais été. Ou plutôt, c’est un bonheur différent, un bonheur serein qui dure, s’étire et s’amplifie au fil des mois.

J’ai, en moi, deux coeurs qui battent.

C’est la plus folle et intense des cavalcades, une tornade qui emporte, saisit et bouscule tout sur son passage: cet enfant, qui, déjà avant de naitre, me fait grandir et pulvérise toutes mes croyances.

Je ne sais pas vraiment pourquoi, j’ai toujours imaginé que j’aurais du mal à devenir maman, et peut-être avec beaucoup de tristesse, que je ne le serais jamais. C’était devenu une pensée obsédante qui hantait mon quotidien et assombrissait mon regard ces dernières années.

Dans quelques semaines, peut-être quelques jours, je deviendrai mère et j’en ai les larmes aux yeux à vous écrire.

Je porte, en moi, la promesse, la joie et l’énergie d’une vie.
Mon amour, mon trésor ; Alors, voilà, on arrive Mon amour, mon trésor ;

Alors, voilà, on arrive déjà à la fin de ce tout premier voyage ensemble. Dans quelques semaines, tes poumons se gonfleront d’air pour la première fois. Dans quelques jours, je devrai te partager au monde.

Déjà. 
Déjà, nous serons deux.
Déjà, je ne pourrai plus te protéger de tout. 

On va vivre, ensemble, la plus folle des aventures. Celle, pour toi, de vivre. Celle, pour moi, de devenir mère. De devenir ta maman. 

Tu n’es pas encore né et tu m’offres le plus incroyable des cadeaux. Si tu savais combien tu m’as fait grandir et combien tu m’as apaisée depuis que tu t’es niché au creux de moi cet automne dernier.

Mon soleil, je te promets de toujours t’entourer de tendresse, d’amour et de beaux mots. De t’aimer sans frontières et limites. De, toujours, veiller sur toi. 
De tout faire pour que tu deviennes une personne libre et respectueuse. Confiante et sereine.

Je te promets, ma lumière, de te construire un rempart protecteur et de faire de ton enfance la plus merveilleuse des fêtes. De tenter de te protéger sans te limiter, de prendre soin de toi sans te contraindre. De te guider sans t’interdire. De chérir, envers et contre tout, ta liberté. 

Je sais déjà que cela ne suffira pas et qu’un jour, bien trop tôt, tu t’écorcheras. Ce jour-là, je t'apprendrai à plier et, ensemble, on se relèvera. On fera fleurir nos cicatrices. On ira voir la mer et on remplira nos poumons d’air iodé. Je t'apprendrai la force apaisante de la mer. 

Je t’apprendrai à te fabriquer des ailes solides et à ne pas avoir peur ni du vent ni des tempêtes. On volera, toi et moi, et on découvrira la beauté du monde.

Et puis, un matin, je t’observerai prendre ton envol. Je m’étonnerai de la fulgurance du temps qui passe et de l’adulte que tu seras devenu. Je te serrerai dans mes bras et je te murmurerai de savourer chaque saison qui passe.
Tu riras, tu seras léger. Tu seras beau, tu seras déjà loin. Je sentirai, tout à coup, le poids des années sur ma chair. 

Mon minuscule, tu es entre deux mondes, entre deux rives : prends tout ton temps pour naitre, pour grandir, pour vivre. Ton rythme sera, toujours, le mien. Je t'aime.

Maman
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Le dernier voyage avant celui qui nous amènera j Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Le dernier voyage avant celui qui m’amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi

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