Lundi dernier, j’étais à Poitiers. Je découvrais la ville. Le ciel était presque noir. Il tenait la promesse d’exploser à tout instant. J’ignorais encore que cette ville allait devenir mon lieu de résidence pendant deux ans. Je m’émerveillais alors plus comme une touriste que comme une future poitevine.
Dans la voiture, j’ouvrais grand les fenêtres et je montrais à Anthony tout ce qui me paraissait joli. La météo importe peu dans ces moments-là. Lorsqu’on est arrivés sur les hauteurs de la ville, la vue panoramique m’a époustouflée. Je me sentirais bien ici, j’en étais persuadée. On a marché dans les ruelles de la vieille ville. La promenade fut agréable. Tout est calme et si apaisant ici. Avant d’aller au restaurant, on a pris deux mojitos dans un bar près du centre. J’aime ces débuts de soirée où l’on refait le monde à la terrasse d’un café. Les minutes se sont étirés jusqu’à ce que le soleil se couche.
A l’intérieur, j’étais barbouillée de paillettes. Demain à 9 heures, je jouerais mon avenir, notre avenir. Il faudrait lancer les dés et se surpasser. Le résultat du concours déterminerait nos deux futures années. La soirée fut agréablement douce et légère. On a beaucoup ri et parié sur l’avenir. A nous deux, on éclaboussait de projets et d’hypothèses. La pression s’essoufflait au fil des mots. On ignorait demain, on était heureux. Le restaurant japonais était loin d’être parfait mais la soirée l’était. En sortant du restaurant, on s’est baladés à la découverte de Poitiers la nuit. Tout est calme et si apaisant ici.
Lundi dernier, j’ai commencé à apprivoiser ma future ville.




