J’ai la fâcheuse habitude de prendre la poudre d’escampette sans prévenir personne. Je me suis envolée à la fin de la semaine dernière à Poitiers avant de voguer vers Valencia. Je retourne à Poitiers lundi et je ne rêve que de me faire dorer sur les plages de Valencia avec des livres doux doux doux et légers.
J’ai la tête qui va exploser et mes voisins parlent (hurlent) toujours plus forts. J’ai envie de sortir la tête par la fenêtre et de hurler une bonne fois pour toute de se calmer, qu’ils ne sont pas tout seul et que ma tête risque d’exploser à tout moment s’ils continuent.
Je sais bien que je ne le ferais pas. Je ne sortirais pas la tête par la fenêtre et je ne crierais pas non plus. Je suis bien trop polie et réservée pour ça. Je ne savais pas qu’il était possible d’arriver à détester autant ses voisins. Ni de faire autant de bruit.Je croyais que les histoires de voisins-pas-gentils n’arrivaient qu’à la télévision.
S’il y a bien une chose qui me fait plaisir dans mon déménagement, c’est bien ça.
Depuis mercredi dernier, je me suis mise en tête de finir la décoration de l’appartement qui est encore un peu tristounet. J’ai acheté quelques cadres et je fais développer peu à peu des photographies afin de les rendre vivant. Le choix des images est plus difficile que je ne l’avais imaginé. Pour le moment, je suis contente du résultat. Je vous montrerai lorsque les dernières photographies seront développées.
Je me sens vivante. C’est toujours comme ça lorsque j’ai des devoirs et du stress au creux du ventre. Cela me pousse significativement vers la vie. Il y a tellement d’inconnu pour mes prochaines semaines que je pourrais me noyer dedans. L’inconnu, c’est un peu mon oxygène je crois.
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.