Apprendre à s’apprivoiser,


Je me suis assise en tailleur sur le tapis blanc du salon. J’ai dispersé mes livres, mes crayons et mes carnets. J’ai dessiné, j’ai collé. J’ai mis de la couleur un peu partout un peu nulle part. J’avais de la colle et des couleurs sur les doigts. Cela faisait des années que cela ne m’était plus arrivée. Je crois que j’avais presque oublié la sensation et l’odeur. J’ai découpé, gribouillé, photographié. J’ai mis du marron sur mes paupières et un pull en cachemire bien trop grand.

J’ai allumé les petites lumières, juste assez pour ne pas me cogner sur les murs et éviter les bleus. J’ai regardé des films si doux si doux que j’aurais voulu m’y glisser à l’intérieur. J’ai mis de la musique pétillante, et de la musique qui fait pleurer. J’ai lu sur le lit sur le canapé à même le sol. J’ai balancé mes mots par la fenêtre. Je me suis lovée dans un roman. J’ai vagabondé en petite culotte et j’ai gouté à 4 heures de l’après-midi un œuf sur le plat.

Dis, c’est ça s’apprivoiser ?

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Comme un dimanche,

Il y a des gouffres dans lequel on tombe sans s’en rendre vraiment compte, et il y a de sublimes remontées. Là, tout de suite, j’ai les poumons remplis de bonheur. Je suis heureuse et il n’y a pas de grands choses à rajouter. L’harmonie que j’ai longtemps cherchée, louvoyée ; je crois l’avoir enfin trouvé. Je suis plus apaisée plus calme plus sereine ces derniers jours ces dernières semaines. Je regarde vers le soleil, plutôt que vers les cailloux. J’ai un amoureux que j’aime plus que tout, et tout le reste. Les études, mes douceurs, et tout le reste. Il y a des bas, des petites choses qui écorchent toujours les genoux, qui se glissent autours du cou et étranglent quelques secondes mais. Il y a tout le reste et c’est l’essentiel.

Anthony part demain matin bien trop tôt. Je vais passer quelques nuits seule à regarder le plafond, à observer ma solitude comme on observe une petit bête étrange. J’ai un peu peur de rester en tête à tête avec moi-même et que le manque explose à nouveau. Mais, cela ira. Je vais m’apprivoiser. J’ai préparé un programme plein de jolies choses.

Puis, j’ai plein d’images à vous montrer dans mon appareil photo, appareil qui est dans mon sac entrain de dormir sagement comme un bébé. Je ne vais pas le réveiller à cette heure-ci, j’espère que vous comprenez. J’ai juste passé un week-end coloré et qui pétille.

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Vivre à Poitiers,

Des mots en pointillés,

Cela fait un bout de temps que je promets par ici et par ailleurs un article sur le lieu où j’ai cours. Plus le temps passe, et moins je trouve le temps pour écrire des jolies choses ici, pour vous conter les détails minuscules du quotidien. Il y a les cours, et tout le reste. La vie, la vrai, celle qui pétille au bout des doigts. Alors voilà, cela ne serait pas un très long article moelleux comme je l’aurais voulu. J’aurais aimé vous raconter l’histoire de Mélusine et de cet  hôtel fabuleux. Je dépose quelques images muettes, de l’extérieur. Je vous laisse tisser des liens et des histoires en pointillés entre ces images.

Le temps me manque et me nargue encore une fois. J’ai rendez-vous dans une poignée de minutes pour finaliser un projet de groupe. J’ai passé le week-end à Toulouse à respirer l’air frais de ma ville, à me sentir comme dans un cocon si doux si tendre. Je crois que j’y serais bien restée le temps d’une éternité. Je me serais bien noyée dans cette parenthèse silencieuse. J’ai recollé les morceaux qui se détachent peu à peu lorsqu’on n’y fait pas assez attention. Je ne veux pas me encore trop me perdre et me diluer ailleurs. J’ai le temps pour ça. Alors, j’ai fait des noeuds et je les ai serré fort.

Demain, la semaine reprend à nouveau. Depuis la rentrée, j’ai toujours l’impression de courir et de ne jamais en faire assez. J’ai cette impression de ne faire que la moitié des choses qui me grignote et me pousse à aller un peu plus de l’avant jours après jours. Et dans le fond, ce n’est pas si mal.

Et vous, comment allez-vous ?



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