La Haute-Corse, et son horizon bleu


Il suffit de pas grand chose pour me faire vaciller. Pour que cela remue, bouscule. La mer a perte de vue et des montagnes. Il ne m’en faut pas plus pour que je me sente bien. Il y a l’air marin, la violence des vagues qui s’abattent, et cet horizon si bleu. Il suffit de quelques respirations pour que le paysage m’emporte, pour que je m’y accroche. Cette vue, plus qu’aucune autre, me transporte et me donne cette sensation, si agréable et douce, d’être vivante.

En Corse, cela fut une évidence. J’aurais pu passer la journée dans le bus, le front collé à la fenêtre. A me fondre dans ses paysages incroyables. A courir après son horizon. Si je devais revenir en Corse, plus que sa culture plus que sa nourriture délicieuse plus que ses habitants chaleureux, cela serait pour ses nuances de bleu.

A chaque fois, à chaque paysage mer-montagne, il y a cette évidence qui frappe. Je m’y sentirais bien ici. Partir, tout quitter, et s’installer. Je crois que l’air iodé donne du courage.  Alors, je guette les maisons avec vue sur la mer et j’ai l’intime conviction que le bonheur doit se cacher par-ici, entre la terre, la ciel et la mer, dans une de ses maisons perchées.

 


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Tisser son nid.


Il y a quatorze minuscules jours, l’appartement se vidait à vue d’oeil. Douze, on signait le bail pour notre nouveau chez nous. Depuis, on réapprend le Sud , son ciel bleu, et sa belle luminosité. A Toulouse, les températures bercent. Ici, le froid ne pique pas les joues et la pluie est rare. On respire. On prend le temps. On savoure. Les premiers jours sont les meilleurs.

Depuis deux ans, les rues ont changé. Il y a tout à réapprendre, à créer, à fabriquer. Le quotidien est à organiser. A tisser. Dans la rue, je lève les yeux. La plupart des enseignes me paraissent inconnues. J’épelle. J’observe. Je sautille. Les couleurs ont changé. Il y a cette sensation douillette de revenir chez nous, et ce vent de renouveau qui bouscule.

Lorsqu’on me demande « Alors, Toulouse ? » , je souris. Toulouse, comme une évidence. Dans le moleskine, je note les choses à faire, à programmer. Les rendez-vous à prendre et les pièces de théâtre à ne plus manquer. Il y a comme deux ans à rattraper. Déjà, Poitiers semble à des kilomètres.

On emménage dans notre chez nous dans une poignée de jours. En attendant, il y a l’Islande qui se glisse. Alors, et comme toujours, si vous avez des lieux qui touchent bousculent serrent le coeur, je prends. On prend. On sera à Reykjavik pour cinq jours.


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Découvrir la Corse (et de chouettes blogueuses)


Jeudi au petit matin, je prenais la direction de Toulon. Je partais à la rencontre de la Corse et d’une poignée de chouettes blogueuses. A l’intérieur, je tremblais un peu. Je suis une timide, réservée, angoissée. Je pourrais l’écrire en majuscule, souligné et en rouge. Il me faut du temps pour me sentir bien quelque part. Apprivoiser les présences. Je veux dire du temps pour parvenir à regarder une personne dans les yeux, pour ne plus réfléchir pendant cinq minutes quand je prononce trois mots, et vingt pour m’en vouloir de ce que j’ai dit.

Alors, quand j’ai reçu le mail adorable d’Emmanuel pour me proposer ces quelques jours en Corse, j’ai commencé à sautiller, puis j’ai tremblé un peu. Au delà du programme parfait, j’allais rencontrer plein de personnes qui ont un univers et un talent incroyable. J’aurais été une petite imbécile de refuser. Un blog, cela sert aussi à faire de belles rencontres. C’est d’ailleurs sûrement là l’essentiel. Alors, évidement, j’ai répondu oui et avec le sourire même.

Ces quelques jours furent parfaits. J’ai ri. Beaucoup. J’ai vu des belles choses. Pris pour la première fois le ferry. J’ai découvert la Haute-Corse, sa culture et ses paysages renversants. Bouleversants. J’ai savouré des plats traditionnels parfaits. J’ai bu un peu, beaucoup. Trop. J’ai ri. Encore. J’ai dormi dans un hôtel avec vue sur la mer. J’ai respiré à pleins poumons les paysages si verts si verts. Assisté à un concert de chants polyphoniques corses, visité une châtaigneraie, dégusté du vin corse. Je me suis noyée dans ce bleu turquoise qui s’offrait à perte de vue. Quatre jours à enlacer le bonheur et à oublier le quotidien, parfois, un brin oppressant. J’ai repris mon souffle. Et, c’était parfait.

Alors, avant de vous raconter nos jolies aventures, je tenais à remercier, chaudement, Emmanuel, notre gentil organisateur, et toutes les blogueuses du voyage : Anne-LaureAurélieCathyChristineEmilieJulieMarionMurielSandra et Virginie ! Merci mille fois également à Jean-Christophe, Marie et Sylvie pour leur gentillesse, leur disponibilité, et leur accueil.

 

 


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