
Il suffit de pas grand chose pour me faire vaciller. Pour que cela remue, bouscule. La mer a perte de vue et des montagnes. Il ne m’en faut pas plus pour que je me sente bien. Il y a l’air marin, la violence des vagues qui s’abattent, et cet horizon si bleu. Il suffit de quelques respirations pour que le paysage m’emporte, pour que je m’y accroche. Cette vue, plus qu’aucune autre, me transporte et me donne cette sensation, si agréable et douce, d’être vivante.
En Corse, cela fut une évidence. J’aurais pu passer la journée dans le bus, le front collé à la fenêtre. A me fondre dans ses paysages incroyables. A courir après son horizon. Si je devais revenir en Corse, plus que sa culture plus que sa nourriture délicieuse plus que ses habitants chaleureux, cela serait pour ses nuances de bleu.
A chaque fois, à chaque paysage mer-montagne, il y a cette évidence qui frappe. Je m’y sentirais bien ici. Partir, tout quitter, et s’installer. Je crois que l’air iodé donne du courage. Alors, je guette les maisons avec vue sur la mer et j’ai l’intime conviction que le bonheur doit se cacher par-ici, entre la terre, la ciel et la mer, dans une de ses maisons perchées.









