Des nouvelles, des sourires

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Depuis quelques semaines, le soleil est revenu. Les fenêtres sont ouvertes. A Toulouse, le ciel est bleu-bleu-bleu. Mes épaules sentent le printemps. Quand j’éteins le Mac le soir, il fait encore jour. Alors, je me dis que les beaux jours arrivent. Qu’ils sont presque là. A nouveau, je prends le temps. J’ai le temps. C’est l’effet soleil, l’effet avril.

Je découvre Toulouse, son atmosphère propre au Sud, son charme. Les premiers verres en terrasse ont un goût de bonheur. Les soirées, de vacances. J’ai retrouvé le goût de lire. Ce moment précieux en tête-à-tête où l’on se retrouve. Où les mots épongent les émotions de la journée. Certaines n’avaient jamais vu la mer m’a bousculé tout entière, L’entreprise du bonheur m’a donné des ailes, Je vais mieux m’a insufflé un peu de vie.

Holly grandit. Un peu. Beaucoup. Elle devient plus autonome. Elle monte sur le canapé, fait semblant de ne pas comprendre quand on lui dit non et vient se blottir contre nous pour dormir. Elle est minuscule et nous apprend tant. Hier, j’ai reçu un faire-part fabriqué il y a quelques mois. Serrer son travail, le toucher, l’observer. Fermer les yeux et sentir le bonheur monter en soi.

Début avril, j’ai dit oui oui oui à deux projets. Trois fois oui. La confiance que l’on m’apporte me donne une énergie incroyable, une confiance insoupçonnée. Je ne sais pas sur quoi je travaillerai dans quelques mois, je ne sais pas si cela sera toujours aussi doux aussi intense aussi. Je sais juste que pour le moment c’est la meilleure décision que j’ai prise. Les possibilités sont ouvertes. Ne pas savoir de quoi le futur sera fait est finalement un joli cadeau. Un pari un peu fou sur l’avenir. Chaque jour, je pars à la recherche de surprises. Je me sens vivante. Incroyablement vivante.

J’ai des envies de clichés espagnol. De Barcelone, de bikini et d’eau salé. De livres légers dévorés sur la plage et de Tinto de verrano. En attendant, j’écoute Que viva la noche, je prépare du pan con tomate et j’envoie des mails en espagnol. Je compte les jours jusqu’à mes vingt-cinq ans. Je me dis que c’est un joli âge pour croire en ses rêves.

C’est fou comme la vie semble sourire, comme c’est joyeux de faire ce qu’on aime.


Et oh, on est plus de 1000 sur la page Facebook. Merci, merci, merci. Vous êtes des merveilles.

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Ce jour-là, ce jour parfait

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Il y a un an, jour pour jour, je soutenais mon projet de fin d’étude. A Poitiers, il faisait un soleil immense pour un mois de mars. C’était la première fois de l’année que je mettais une robe sans manteau. Je me souviens qu’avant la soutenance, je tremblais. Beaucoup trop. Plus je mets du coeur du temps de l’enthousiasme dans un projet, plus j’en tremble.

Cela s’est passé aussi bien que j’aurais pu le rêver. Durant l’oral, ma voix ne tremblait pas. Je  faisais corps avec le projet. J’étais assurée. Le jury a été extrêmement bienveillants envers lui, envers moi. Dans ces moments-là, je m’accroche aux brindilles négatives. Toujours. Il suffit d’un regard baissé, d’un sourire éteint, d’un silence, d’un murmure, pour que je le transforme en ouragan. Pour que cela explose dans ma tête durant des longs après-midi. Pour que ça tourne tourne tourne, pour que je m’en mordille.

A la sortie, j’étais heureuse. Entièrement. Les mots du jury m’avaient fait pétiller. Donner du courage et des envies pour l’avenir. Dans le ventre, les oiseaux s’étaient envolés. Je crois que je me sentais alors prête à affronter le monde des grands. C’était la première fois.  Après la soutenance, il y avait eu le rendez-vous pour le mémoire et un dernier verre avec les amis. En terrasse. Ce jour-là, le soleil prenait son temps pour s’endormir. Il faisait un temps de gens heureux. Cette journée avait, tout entière, un gout de bonne humeur.

Le soir, avec Anthony, on prenait la direction du Toulouse. On avait pris deux billets pour Rome quelques jours auparavant. Durant le trajet, j’avais le sourire au bord les lèvres. La confiance en moi, pour une fois, était à mes cotés. Je le savais déjà, cette sensation s’évanouirait. Dans quelques minutes heures jours, il n’y aurait plus rien. Alors, je la serrais très fort. Je savourais. Je l’enlaçais. Je ne me souvenais pas avoir été un jour était si heureuse de moi. Pourtant, c’est fou comme ces moments-là sont essentiels.

Au petit matin, on s’envolait pour une semaine à Rome et sa dolce vita. Ces quelques jours m’ont donné du courage pour une année entière.

Et vous, vous faisiez quoi il y a un an ?

 

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Pourquoi je blogue ?

Pourquoi je blogue


C’est une question qui revient souvent, des personnes qui ont une idée floue de ce qu’est un blog, des amis qui s’interrogent sur ce temps passé à écrire, des connaissances professionnelles sur les apports et limites d’un blog.

Alors, voilà, je blogue pour mille raisons. J’ai ouvert mon premier blog en 2004. Cela fait déjà plus de neuf ans. J’avais alors 15 ou 16 ans, je rentrais au lycée. C’était la première fois que je pouvais m’exprimer face à des inconnus. C’était grisant. Depuis, je n’ai jamais arrêté. D’écrire, d’échanger, de photographier. De rencontrer. J’ai eu quatre blogs. J’ai grandi en m’écrivant, en jonglant avec mes émotions et les mots. J’ai, je crois, appris à ouvrir les yeux grâce cet espace. Je me suis appris avec. Le blog comme une thérapie vers le bonheur. Comme un apprentissage du monde. Comme un rempart.

Grâce à lui, j’ai rencontré. Des personnes, des connaissances, des amis. J’ai voyagé. Ecrit beaucoup. Capturé des images. Je me suis aussi confrontée à d’autres univers, à d’autres mondes. J’ai grandi. Mon blog a grandi aussi. Un jour, j’ai ouvert Photoshop. Puis, Illustrator, Indesign. Texmate. Je voulais un espace à mon image, qui me ressemble. Un peu moins bancal, un peu plus joli. Je voulais faire mieux, je voulais apprendre. J’ai appris à intégrer. Et, entre les échanges, j’ai découvert le fonctionnement et la richesse d’une communauté.

En 2010, je suis entrée en Master Web Editorial. En 2011, je faisais mon stage chez Hellocoton, la plateforme des blogs féminins. En 2012, je rédigeais mon mémoire. Il avait pour titre Identité numérique, quelques éléments de l’intime : blogs personnels, de l’intime vers le professionnalisme. Ce sujet m’a obsédée durant des mois, me passionne encore. La construction de l’identité à travers un blog. Ses enjeux et ses limites. Et voilà, le web, les blogs, c’est un peu lié à mes yeux et cela représente beaucoup. J’ai même choisi d’en faire mon métier.

Au fil des années,je me suis fabriquée un carnet de souvenirs. J’ai trouvé un certain équilibre, entre la vie, la vraie. Et les mots et les images. Les deux sont si proches, intrinsèquement liés. J’ai noué une relation de confiance forte avec mon blog, avec vous. Un blog n’est rien sans son lectorat. Que cela soit à travers les commentaires, les réseaux sociaux, les autres blogs. Un joli lien s’est tissé entre vous et moi.

Je n’ai jamais pu me décider à glisser des publicités ou des billets sponsorisés. Parce que, même si souvent on me regarde des yeux de hiboux quand je le dis : il y a une petite communauté qui a grandi avec mon blog et je ne veux pas la monnayer, si petite soit-elle. J’y tiens énormément, tellement plus que ce que cela pourrait m’apporter financièrement.

Au quotidien, mon blog m’apporte une ribambelle de jolies choses. Il m’aide à prendre du recul, à conserver des instants, des ressentis, à garder les yeux ouverts. A apprendre, à m’ouvrir. A prendre confiance en moi. Aujourd’hui et comme en 2004, vos commentaires sont des sourires.

Tenir un blog, c’est avoir une boite à merveille à ses cotés. Une boite qui révèle les détails minuscules du quotidien, qui pétille. Qui fabrique des jolies rencontres. Se souvenir des belles choses demeure vraie après huit ans.

Et vous, pourquoi bloguez-vous ? Racontez-nous.


D’ailleurs, cet article fait un peu échos il me semble.

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