Ce mois de mai

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Les rayons de soleil qui éclaboussent l’écran, le bruit de la pluie sur le velux, et puis, tout à coup, la douceur du ciel après l’orage. Ce mois de mai, les yeux levés au ciel. Les projets qui débutent en tremblant et ceux qui se finissent avec le sourire. L’assurance rencontrée sur le chemin. Les nuages en formes d’animaux, le courrier dévoré et les surprises qui font battre le cœur. Un peu plus fort.

Les mains minuscules du bébé de G., et le ventre si rond de L. Leur fierté. Le mail de S. pour prendre des nouvelles et qui fait prendre conscience des années envolées depuis le lycée, et de nous devenus grands. Malgré tout. Les folies de rien du tout, les nuits passées à murmurer au téléphone, nos promesses de môme sur l’avenir. Et puis, il y a eu toute la pudeur qui s’est infiltrée au fil des années. Malgré nous.

Les aller-retour à la clinique vétérinaire, les piqûres, la vie qui prend le dessus. Toujours. Accompagner le joli chat jusqu’à la dernière respiration. Dans la salle d’attente, écouter son petit cœur battre. Et, ce sentiment d’impuissance qui s’immisce alors. Les souvenirs qui bousculent, les larmes sur les joues trop rondes, les mains qui tremblent. Serrer les petits poings. Être forte pour trois.

Ce mois de mai capricieux. Ce mois de mai qui semble repousser les beaux jours, qui semble jouer de nos sentiments. Ce mois de mai qui secoue. Ce besoin de simplicité et de soleil qui s’infiltrent peu à peu. Cette envie de prendre le large, ce désir de respirer à nouveau. A pleins poumons. Le mot voyage qui semble coincé au creux de la gorge. Depuis dix jours, peut-être vingt. Sûrement plus. Se promettre de partir. N’importe où. N’importe quand. Jolie obsession.

Ce vendredi soir en ville, à courir sous la pluie. Les pavés toulousains, le ciel bleu roi et cette luminosité renversante. Ce ciel d’après la pluie. L’aimer, à la folie. Les mojitos partagés et la journée qui s’endort tendrement. Dans le bar, le lustre immense, le serveur qui fait un point d’honneur à ne pas sourire, le deuxième verre pour savourer l’instant suspendu. Et puis, arrêter de les compter. Les talons trop hauts, la petite robe noire et nos rires qui s’envolent. Croquer la légèreté.

A l’appartement, les câlins d’Holly qui consolent tout, la bougie à la vanille, les premières cerises. Le bruit du stylo plume sur la feuille blanche quand j’écris à C., la douceur des rituels qu’on se tisse, la tendresse des souvenirs qu’on se fabrique. Apprivoiser sa vie de presqu’adulte.

Se souvenir, chaque jour, que la vie est belle. Et si fragile.

Et vous, votre mois de mai ?

Le mois de mai

 

 


 

 

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Semainier coloré à apprivoiser

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Depuis le début de l’année, le calendrier m’accompagne joyeusement.

Chaque saison, les petits envies de nouveauté s’invitent. Et comme, on ne peut pas changer raisonnablement – il parait – de bureau tous les six mois, je me console en changeant de semainier, d’organisateur mensuel, de carnets. Je peaufine le tout avec masking-tape et de jolis crayons.

J’espère que le semainier vous plaira. Avec le soleil qui est revenu sur Toulouse, il me semble parfait. L’organisateur mensuel devrait arriver tout bientôt.

Et pour télécharger le semainier, c’est par ici (ou en cliquant sur les images)  !

 

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Les jolies choses du quotidien

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Souvent, rendre le quotidien un peu plus doux tient à peu de choses. Porter un regard nouveau sur son emploi du temps, s’offrir une glace, prendre son plus joli stylo pour noter ses rendez-vous. Il suffit parfois de changer de point de vue, de respirer un grand coup et de prendre enfin ce temps pour soi. A soi. Pour se retrouver, pour ouvrir les yeux. Et savourer alors. L’odeur des draps qui sentent la lessive, la pain grillé au réveil, le poème glissé par un ami un jour de pluie et que l’on a finalement retenu par cœur.

Et puis, il y a tout ce qui nous accompagne chaque jour. Qui, malgré tout, nous construit, nous entoure, nous protège. Un intérieur qui nous ressemble et dans lequel on se sent bien. A l’abri de tout, on a l’impression de respirer. D’y être libre. C’est de cela dont on a le plus besoin, je crois. D’espace, d’harmonie et de liberté. S’y sentir bien, si sentir soi. Ici se mêlent l’essentiel. Des lumières tamisées, des livres et des plantes. Les voir grandir, fleurir, s’épanouir est incroyablement reposant. Chaque semaine, un bouquet nous rejoint. C’est un doux rituel : accueillir quelques fleurs reste toujours un moment joyeux.

Les bougies, les jolis couverts, les surprises ne sont pas réservés au jour de fêtes. Rien n’attend sagement dans le placard pour un beau jour. Tout semble a sa place et à son utilité. Sinon, on donne, on s’en sépare et, on fait des heureux. Dans le bureau, les post-it sont des nuages, les trombones des lapins et des confettis éclaboussent le mur. Le velux au dessus du bureau donne l’impression de travailler en terrasse lorsqu’on l’ouvre.  Avec ses vides, ses aspects fonctionnels, et toutes ses choses qui le font pétiller, l’appartement est vivant.

Je suis persuadée que ce sont des minuscules détails, des petits rien qui aident à arrondir les angles. A se sentir en harmonie. Il suffit souvent de changer le point de vue, de se focaliser sur les petits bonheurs pour bousculer son rapport au monde.

Faire de ses journées une fête, c’est un peu le secret du bonheur.

 

Post-it nuage

Montages63

Bureau toulouse


 Et vous, c’est quoi votre secret du bonheur ?

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