Malade, malade, malade.
Le week-end en amoureux se transforme en tête à tête avec mon paquet de mouchoirs.
J’ai lu ce livre hier soir, et je ne veux plus tomber enceinte.
Ni maintenant, ni jamais.
Messieurs, si votre amoureuse veut devenir maman, offrez-lui ce livre.
Edit: Depuis, j’ai grandi, muri, le temps a passé – appelez ça comme vous voulez -, et l’adaptation du livre en film est sorti. Je l’ai vu, et je l’ai commenté ici si cela vous intéresse.
Demain, je retourne à Toulouse. On a du se rendre à l’évidence et barrer l’Andalousie. Ou plutôt la mettre entre parenthèses. On avait oublié les problèmes de bus absent le mardi soir et le dimanche. Cela aurait trop raccourci notre voyage déjà minuscule. On le repousse juste un peu, du bout des cils. Un petit peu. Jeveuxyaller, jeveuxyaller.
Demain soir, je prendrai ma petite voiture bleu, et j’irai rejoindre la ville rose.
Cela n’était pas prévu que je rentre si tôt à Toulouse. Cela n’était pas prévu comme ça, de cette façon-là. Cela me fait un sentiment bizarre, indicible au creux du ventre. Des petites aiguilles, des épingles à nourrice. Je ne sais pas si c’est la peur, du plaisir ou bien. Ce dont je suis sure est que ce sentiment reste bien éloigné de mes premiers retours. Ma maison s’éloigne. Les habitudes s’estompent et renaissent ailleurs. Je crois ne plus savoir dans quelle ville est mon cœur.
Qu’importe, demain soir je serai dans le creux de ses bras.
On a gribouillé sur le moleskine des week-ends à Paris, Londres, Amsterdam et Rome. Et au crayon à papier Bombay pour mon anniversaire. Et à chaque fois, à chaque ville écrite, nos sourires s’étirent de la même façon.
Je crois avoir attrapé la maladie, la folie des voyages. J’ai envie de découvrir le monde entier, de le voir le toucher le caresser. J’ai envie d’apprivoiser l’univers.
Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.
C’était une soirée comme je les aime. Des longues discussions qu’on échange, des sourires, et des verres qui n’en finissent pas de trinquer. C’était des découvertes culinaires d’un autre pays, des véritables trésors. Des rencontres avec des autres comme nous. Des points communs, des échanges, des projets, des « peut-être » en pointillés. C’était une soirée comme je les aime. Une soirée qui fait oublier les cailloux dans le ventre, les questions existentielles et le futur. Une soirée à oublier que je suis perdue comme jamais et que non, tout ne va pas très bien en ce moment. Une soirée à refaire le monde. Un point, c’est tout. Un point, c’est nous. On repousse les questions du bout des doigts jusqu’à demain matin. On fabrique de nos mains de lumière un autre monde. C’était une soirée comme je les aime, parce que le sourire dans mes yeux était bien plus que vrai. Parce que je n’ai pas vu la nuit passer et lorsque le soleil s’est levé; je n’ai pu répondre que « déjà ». C’était une soirée hors du temps, dans un petit nid si doux.
Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.