Voyage à Venise

Samedi, on prenait les billets pour Paris, puis Venise du 2 au 6 février avant de rejoindre un restaurant à presque minuit dans le centre. Les Mojitos parfaits, les maisons multicolores, la mer, la rose si rouge, la séance photo improvisée dans ma chambre et cette musique resteront gravés. Les souvenirs qui débordent jusqu’au bout des doigts. Le temps qui défile. Lundi, je perdais mes mots d’espagnol comme s’ils m’en voulaient déjà. Le dernier partiel s’est déroulé en pointillés, en suspension. Je crois que je n’étais plus vraiment présente. A la sortie, il m’attendait déjà et je souriais très fort malgré tout. Il y avait beaucoup de peur et d’incertitudes, et pourtant. Lorsqu’il m’a demandé si cela irait, j’ai hoché les épaules. Oui, cela irait, bien sur que cela irait. On est rentrés à pied jusqu’à la maison, on a déposé les derniers bagages dans la voiture, et je les ai serrés très fort. Il faisait froid. Il faisait noir. Mon sourire tremblait, il y avait des larmes qui y étaient coincées. On s’est promis de se revoir vite et je les regrettais déjà. La route parait parfois si longue, parfois à l’inverse si brève. Hier après-midi, j’achetais la méthode Assimil Italien, un livre sublime sur Venise ainsi qu’un guide. J’ai l’impression d’avoir déjà vécu tous ça. L’Espagne s’est métamorphosé en Italie en six mois.

L’amoureux passe son permis cet après-midi. Alors, il faut croiser les doigts très très très forts pour lui ( et pour moi afin qu’il puisse m’emmener où le vent l’emporte pendant que je dormirais dans la voiture ).


Si vous voulez en savoir plus, sur mon expérience Erasmus, vous pouvez aller à cette adresse.

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Je t’aime à l’infini.

Quelques heures, et nous serons deux. La douceur de sa peau à caresser, son sourire si particulier à admirer, son odeur sucrée et ses yeux dans les miens seront là. On partagera un café ou un thé en buvant le temps perdu comme un couple qui n’aurait jamais connu la douleur de la séparation. On s’apprivoisera comme des nouveaux amants, comme des hirondelles. En douceur, en tâtonnant de peur de nous briser. Deux solitudes qui se découvrent comme pour la première fois.

Il se passe toujours tellement de choses durant son absence. J’ai l’impression de nous perdre dans le tourbillon de la vie. C’est une éternité, un fleuve, qui nous séparent. L’éloignement, la peur parfois difficile à partager, les moments de tristesse et de doute où il n’y a personne pour se rassurer me dévorent. Tous les paroles et toutes les larmes qu’on ne se dit plus. Parce que. Son absence, c’est vivre à demi-souffle. C’est manquer d’air et d’amour, manquer de nous en longueurs de journée C’est essayer d’apprivoiser le manque lorsqu’il devient de plus en plus incontrôlable. C’est la peur qui danse dans mes veines et l’angoisse qui me paralyse. C’est se déchirer peu à peu et faire comme si ne rien était. C’est.

C’est être plus forts malgré tout, et penser à mon retour, c’est s’aimer à l’infini.

C’est.

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