Entretien d’embauche : professeur de soutien scolaire !

Mon entretien ne s’est évidemment pas aussi bien passé que j’aurais pu l’espérer. C’était un poste pour être professeur de soutien scolaire. Le monsieur ne cherchait finalement pas un employé qui enseignerait à des petits groupes mais un partenariat. Il dispense des cours scientifiques, il me propose de m’occuper du domaine littéraire. Il possède des locaux depuis 2003 où il donne donc ses cours. Il aimerait  partager cet espace avec un autre professeur littéraire. Celui-ci aurait pour mission de dispenser des cours mais aussi de faire sa promotion, et de s’occuper de toutes les démarches administratives qui lui concernent. On diviserait alors les charges et le loyer par deux. 

Alors, j’ai gentiment refusé. D’un, je ne me sens pas encore prête à me lancer dans un tel projet. De deux, j’aimerais acquérir un peu plus d’expérience et de confiance avant de me lancer corps et âme dans un   investissement. Trois, je n’ai pas vraiment d’économies pour payer le loyer et autres charges demandées. Et de quatre, donner des cours particuliers à domicile m’intéresse tout autant et reste plus simple et moins dangereux pour le moment. C’est finalement la même chose sans les désavantages que m’aurait apporté un local.
Le monsieur m’a assuré que je pourrais le rappeler dans une semaine, un mois, ou même dans quelques années si j’avais décidé de me lancer. Il était d’une gentillesse infinie et m’a promis son aide et son expérience même si cela ne serait plus pour partager ses locaux.  
Voilà ! 
Les recherches continuent. 
Et, je m’en vais donner un petit cours. 

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Une histoire de stickers,

Fin janvier, je commandai le petit oiseau avec sa cage. Je ne l’ai finalement reçu que la semaine dernière. J’ai attendu qu’Anthony rentre de déplacement afin que nous le posions ensemble dans notre ChezNous. Peu à peu, on apprivoise les murs blancs et l’espace. On y colle des petits bout de nous, on y parsème des sourires, des livres, des odeurs sucrées. Et, on tricote des souvenirs ensemble. 
Aujourd’hui, l’amoureux s’est envolé à nouveau et le petit oiseau me tient compagnie. Je crois l’aimer déjà beaucoup. Ce matin, j’écrivais que je n’aime pas les lundis. Je n’aime pas les gares de trains, la dernière seconde où son regard croise le mien, les larmes sur mes joues. Je n’aime pas les flashs qui annoncent les points perdus, je n’aime pas cette routine qui reprend et la solitude qui m’absorbe. 
Demain, j’ai un entretien, le premier depuis un long moment. Je souris. Je ne sais pas si j’aurais cet emploi  mais le simple fait qu’une personne puisse s’intéresser à moi me fait un bien fou. Qu’elle me croit capable de quelques choses me rassure. Cet emploi semble me convenir, il me conviendrait parfaitement. Je croise  les doigts. J’espère fort. Demain, 14 heures.

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Etudes de Lettres Modernes et Philosophie : et après ?

Paris, la nuit, du Sacré-Coeur

Ce n’est pas simple de s’engager dans des études littéraires. J’en ai déjà parlé à demi-mots. J’arrive à un passage essentiel de ma vie, à un moment où je dois choisir ma route. J’ai une licence de lettres modernes. Je finis ma licence de Philosophie en Espagne. Sur le papier, tout semble être pour le mieux.
La réalité est autre. Il n’y a pas de débouchés. Là, vous vous dites que j’aurais pu m’en douter et que je n’ai pas à me plaindre maintenant, ou alors qu’il faut se battre et arrêter de se complaire de son sort. Alors oui, bien sur, je pourrais vous citer untel ou untel qui sont de beaux exemples de réussite dans le domaine littéraire. Mais, je ne connais personne qui a « réussi » en venant de mon université ; je ne connais personne, non. Cela m’angoisse. J’en fait des cauchemars, je vois tout en noir et en perds toute objectivité. Je suis perdue.
Quand je suis arrivée à la faculté, tout le monde me disait que cela serait difficile. J’étais une bonne élève, alors je pensais qu’en me donnant les moyens ; j’y parviendrais. Je ne voulais pas de la facilité. Ce n’est pas difficile, c’est impossible.
Ceci dit, j’ai choisi mes études par conviction ( et non parce que j’étais mauvaise dans le domaine scientifique ! ). J’aime les mots et la réflexion. Les sciences demandaient un résultat qui serait juste ou faux, les lettres nous poussent à aller toujours plus loin. Il a une recherche perpétuelle qui m’a toujours fasciné. Je ne regrette pas mon choix. J’ai adoré apprendre durant ces trois ans presque quatre d’études. Je m’y suis sentie vraiment à ma place. J’ai pu acquérir une culture littéraire et philosophique, une certaine curiosité qui me donne envie de lire, de débattre, de réfléchir.
Voilà, trois ans que je cherche des stages pendant l’été ou des petits (ou grands !) boulots qui pourraient se rapprocher de mes études. Je postule et je ne reçois que des réponses négatives. On me demande des stages, de l’expérience : je n’en ai point. Les rares stages et emplois proposés sont sur Paris. Alors évidement mon CV n’a rien d’exceptionnel pour accepter une personne de l’autre bout de la France, de l’Espagne. Ce n’est pas facile de se confronter à des dizaines de refus, de silences. Comment trouver ce premier emploi ? Puis si je suis prise ( par miracle !) dans la région parisienne, comment trouver l’argent pour louer une chambre ? Je crois que je ne parviendrais à rien dans ce milieu tant que je n’aurais pas mon réseau, mes contacts et gagné au loto. Alors oui, je suis trop sincère et pas assez machiavélique pour me faire des «potes» en vue d’une finalité professionnelle.
Il y a aussi la poursuite d’étude: continuer dans mon université ne m’apportera rien de plus au niveau professionnel. Passer des concours de l’administration publique, le CAPES ? Quand je vois le nombre de places qui diminue chaque année, le nombre de candidats, et ma confiance ; je passe à une autre idée.
Partir oui, pourquoi pas: mais alors comment faire pour payer encore les études ? Paris c’est le mieux, évidemment. Paris est une ville chère et les écoles y sont souvent privées et donc payantes. Il y a aussi un Master pro à Poitiers qui semble intéressant – rédacteur web – , le problème du financement reste identique. Je suis perdue, je ne sais plus quoi faire. J’ai vraiment peur de faire un prêt pour financer une école et de ne me retrouver sans emploi, et avec des sommes astronomiques à rembourser.
Puis sincèrement, avoir une double licence, pour finir caissière à Mac Do, cela m’attriste un peu. Pour le moment, je colle des petites annonces pour donner des cours particuliers de lettres, de philo, et des suivis scolaire.
Et le reste du temps, j’attends sagement que la vie passe.

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