Les trottoirs au soleil

 

Avril 2011

« Demain ,j’aurai 20 ans et 36 mois tout pile. » Je me suis arrêtée à cette phrase la dernière fois où je suis venue ici. Je n’ai pas su continuer et aligner les mots pour décrire l’année écoulée. Tu sais, en un an, j’ai posé mes bagages dans deux pays et quatre villes. Je suis tombé amoureuse de ce pays où le soleil ne se couche jamais. J’ai suivi un master qui me convient si bien si bien. Pour autant, j’ai mis entre parenthèse la Philosophie, les Lettres et cette ville qui fait battre mon coeur. Cette ville si rose.

J’ai avancé en essayant de réfléchir le moins possible à ce que je pouvais rater, aux risques que je n’avais pas pris su prendre et voulu prendre, à cette douce sensation de liberté que je laissais filer entre mes doigts. J’ai douté parfois, j’ai cru souvent et surtout j’ai eu cette impression si agréable d’avancer, de m’apprendre et de savoir vers où je voulais aller. De devenir presque grande. L’avenir est moins flou moins brouillon moins chiffon.

Depuis ce 22 avril, il y a eu les bougies sur le gâteau à souffler, un dimanche de Pâques à l’hôpital pour une lapinette-choupinette, quelques trains ratés. Il y a eu plusieurs livres dévorés, des Mojito en terrasse, et des projets qui sont sur le point d’aboutir qui font sourire et prendre conscience que. Que l’on devient presque grande.  Début avril, je commençais un stage à Paris. Depuis, j’apprivoise cette nouvelle ville à mi-temps, à cloche-pied. Paris et son métro. Paris et ses milles visages. Paris, Paris, Paris. Cela sonne comme une ritournelle. Les questions s’accumulent et des chemins se dessinent. Peu à peu. Paris est devenu très vite une possibilité où je pourrais poser mes bagages quelques années. Paris est plus doux que je n’aurais pu l’imaginer. Plus doux que Madrid. Plus doux que Londres. Plus doux.

Se créer des projets, des histoires pour exister, prendre sens et s’émanciper. Dis, c’est ça alors devenir presque grand ?

 

Mai 2011

Il y a des villes que j’ai aimées dès les premiers instants. Ce fut le cas pour Venise, pour Valencia ou encore Collioure. Il y en a d’autres que j’ai appris à apprivoiser. Ce fut le cas pour Paris. J’aimais le Paris de Balzac et de Zola. J’aimais Paris pour son ciel, pour y flâner et visiter quelques expos. J’aimais Paris sous la pluie, ses réverbères et ses pavés. Je détestais Paris pour son métro, ses quartiers qui font parfois un peu peur et ses prix exorbitants. Je voyais alors Paris comme un pont, une passerelle que je devais prendre si je voulais faire un métier qui me plaisait vraiment, dans une entreprise que j’aurais pu choisir pour elle-même et non en grande partie pour son lieu géographique.

En avril, j’ai posé mes bagages à Paris pour quelques semaines. Puis, rapidement, ce sont des allers-retours quotidiens qui se sont succédés entre Paris et ma ville étudiante. Et malgré ce trajet interminable, je crois que j’ai appris à aimer cette ville immense. J’ai appris à courir entre deux trajets. J’ai découvert cette effervescence propre à Paris, qui fait que l’on bouillonne d’énergie. Que l’on se sent si vivant. Ici, j’ai souvent l’impression que tout est possible, faisable, réalisable.  Paris bouillonne de culture, d’artistes, de poésie.

J’aime ne pas avoir à regarder si tel évènement passera dans ma ville et si je pourrais y aller puisque Paris est le centre de beaucoup d’évènements. J’aime ses théâtres, ses expositions temporaires, ses cinéma d’auteur. J’aime ces univers qui se croisent sans cesse et se confrontent chaque jour. J’aime avoir mille possibilités qui me font face et pouvoir choisir. J’aime tous ses quartiers différents qui me donnent l’impression de voyager à l’intérieur d’une unique ville. J’aime cette sensation d’ivresse parisienne.

Paris, tu paries ? Prochainement.

 

 

Juin 2011

Il parait que. J’emménage à Paris pour le temps de quelques semaines, mois.

 

 

 

Paris, tu paries ?

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Minuit à Paris, Woody Allen

Paris est une fête

Woody Allen et moi, c’est un peu une histoire d’amour. J’aime ses scénarios, la façon poétique dont il filme et parvient à sublimer n’importe quelle ville – bon, il ne les choisit pas totalement au hasard non plus -. Cette manière particulière qu’il a de peindre le quotidien, la jeunesse, les artistes ; cette façon même qu’il a de nous injecter des paillettes dans les yeux et qui nous fait alors croire que tout est possible. J’aime ses thèmes récurrents, les BO choisies et ses personnages décalés. J’ai toujours une sensation de légèreté et de petits bonheurs à la sortie de ses films.

Puis ici, il s’agit de Paris, la ville où je suis actuellement en stage et où je compte (très) certainement m’installer dès la fin de mes études. Cette capitale que j’apprends à aimer et découvre depuis quelques mois. Celle qui me donne l’impression de bouillir de l’intérieur, de vivre pleinement. Les plans de Paris dans le film sont juste parfaits. Woody Allen parvient dès le début à filmer un Paris de carte postale, un Paris pour les amoureux, les écrivains et les artistes. A ce propos, l’office du tourisme de Paris a mis en place un plan retraçant l’itinéraire du film pour tous ceux qui voudraient refaire le parcours de celui-ci. Vous pouvez le télécharger en cliquant ici.

Alors, j’ai aimé Minuit à Paris, cette déclaration d’amour ouverte à Paris, cette histoire hors du temps et cette douceur de vivre qui s’en dégage. Un film rempli de magie, de douceur et de mélancolie. Avec Minuit à Paris, je me suis laissée emporter dans les tourbillons des nuits parisiennes. Ses années 20 et ses artistes. Fitzgerald, Hemingway, Adrian, Luis Buñuel. Gertrude Stein, Dali, Man Ray, Picasso, Lautrec, Gauguin et Degas. Ses verres qui trinquent et cette culture qui se dessine en filigrane. Les personnages sont attachants et drôlement bien joués. L’humour y est toujours subtil. C’est léger, frais, beau et optimiste. Paris est une fête.

J’ai envie de voir à nouveau tous les films de Woody Allen en commençant par Vicky Cristina Barcelona que j’ai déjà vu plusieurs fois et dont je ne me lasse ni du film ni de sa BO. Peut-être découvrir ses livres aussi. J’attends déjà avec impatience son prochain film qui se passerait cette fois à Rome. Et puis, parce qu’on évoque Paris, regardez donc cette petite vidéo que je trouve réussie et qui met aussi en avant la beauté de Paris.

Vous aimez Woody Allen ?

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Have a perfect day ! (DIY)

Les jolies pancartes,

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J’ai découvert cette petite action, il y a un peu plus d’une semaine sur le blog de Sunshineofmine, action toute mignonne et décalée. Il s’agit tout d’abord de créer (ou juste d’imprimer) des petites cartes toutes jolies et douces sur lesquelles sont écrits « Have a perfect day« . La seconde étape consiste à accrocher la carte à l’endroit où vous désirez répandre quelques sourires et un peu de bonne humeur. Chez vous. Dans votre immeuble. Sur les portes de vos voisins. Au bureau. Dans le métro ou dans la rue. Tous les lieux sont permis et encouragés.

L’idée est jolie comme tout, et simple à réaliser. La pensée de colorier et de glisser un peu de merveilleux dans la journée d’une poignée d’inconnu m’a tout de suite plu. Alors, j’ai ouvert Illustrator et j’ai gribouillé deux pancartes. Je me suis beaucoup amusée à créer ces deux motifs et je me suis promis de recommencer.

 

Vous pouvez les télécharger ici, les découper et les éparpiller un peu partout au grès de vos envies. Vous pourrez aussi trouver d’autres cartes sur le blog de Sunshineofmine.

Oh et puis, si vous voulez m’envoyer quelques images, je serais ravie de voir vos petits découpages. Il ne me reste plus les éparpiller partout et nulle part.

Alors, cela vous dit ?

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