
Dix-huit mois en freelance. Dix-huit mois déjà. Dix-huit mois fous, dix-huit mois intenses, dix-huit mois joyeux. Je savoure, chaque jour, ma chance. Je serre mon bonheur.
En novembre, j’ai ralenti le rythme. J’ai repris ma respiration. Tout doucement. Mes premières vacances ont été un déclic. Durant quinze jours, j’ai réappris à vivre loin des mails, des urgences, et des choses à finir à peine commencées. Et puis, j’ai compris. Je peux m’absenter et rien ne va s’écrouler. Je peux m’absenter et revenir pleine d’énergie. Je peux fermer mes mails toutes une soirée sans trembler. Je peux partir un week-end et personne ne va m’en vouloir. Je peux, et je dois, prendre ce temps-là. Ce temps pour continuer à travailler avec le coeur. Ce temps pour y prendre toujours autant de plaisir, pour savourer les jours semaines mois années à venir.
Tout va bien, ne t’en fais pas, c’est ce que semble me murmurer chaque jour mes clients. Alors ensemble, on avance. On crée des jolies choses. On s’émeut, on travaille, on échange. J’apprends. J’apprends à faire mieux, à être plus ordonnée, à lâcher prise. Je me relis toujours dix fois lorsque j’envoie un mail mais je ne mords plus les lèvres jusqu’au sang quand je fais une bêtise. Je me corrige et j’en profite pour faire encore mieux. J’ai compris que la course folle, dans laquelle je m’étais lancée, je pouvais l’arrêter à n’importe quel moment. Il suffisait simplement que je le décide. Je l’ai décidé.
En décembre, j’ai pris quelques jours pour moi, pour nous. Je me suis éloignée de l’ordinateur un tout petit peu. Aller au cinéma, à la piscine, savourer un thé et mettre entre parenthèses les impératifs. A nouveau, j’ai respiré. En janvier, j’ai décidé de faire appel à une avocate pour tout l’aspect juridique. Un poids en moins sur les épaules pour de l’énergie retrouvée. Se recentrer sur l’essentiel et apprivoiser ses journées. J’ai arrêté la course et j’ai retrouvé mes essentiels. Ensemble, on avance, j’avance.
Depuis chaque jour, lorsque la journée se termine, je fais un minuscule bilan avant de fermer la porte du bureau. J’avance à mon rythme. Petit pas par petit pas. Une idée après l’autre. J’ai arrêté de courir et j’apprivoise à nouveau le temps, mon temps. Faire plus avec moins me semble si juste. Arrêter de s’éparpiller, de s’épuiser, se recentrer. Trouver son rythme. Croire en soi et aller de l’avant. Cela prendra un peu plus de temps, cela sera peut-être un peu moins parfait mais cela se fera avec le sourire. Et par dessus tout, il me restera de l’énergie et des rêves pour les années à venir.
Tout va bien, ne t’en fais pas.














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