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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Postés dans: Mon coté geekette

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Que se cache-t-il dans un iPhone de filles ?   Cela fait un petit moment que je pense à rédiger un article sur mes applications préférées pour mon iPhone-doudou :…

29.06.2011

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01.08.2010

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19.07.2010

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04.06.2010

Post-it

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11.05.2010

Post-it:

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28.04.2010

Un. Deux. Trois. 

17.03.2010

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May, Toulouse
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Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Cela fait partie des choses que je n’avais pas ima Cela fait partie des choses que je n’avais pas imaginées avec la maternité : avoir la plus belle, la plus merveilleuse des choses à photographier et écrire, et vouloir la protéger de tout. Tout en rêvant de montrer à la terre entière à quel point ce petit être est exceptionnel - évidemment.

Avoir envie de nous raconter et, dans le même temps, vouloir protéger son intimité. L'ambivalence des mères. 

Je ne sais plus très bien quoi écrire. Ni comment l’écrire. J’ai peur d’être indélicate. J’ai peur qu’un jour mon fils me reproche d’avoir raconté quelque chose qui lui appartenait. Qu'il me dise ne pas avoir demandé à être exposé. Il aura raison évidement. 

Alors je joue à l’équilibriste. Et souvent, je ne joue rien du tout. Je me questionne. Je bâillonne mes mots en voulant le préserver. Il est si précieux et fragile.

Avant, c’était plus simple. Avant, j’écrivais et photographiais la vie et les jours. J’écrivais l’intime, les émotions, le sensible. Les anecdotes du quotidien et les grands bouleversements. La focale était sur moi, les autres apparaissaient flous. Je gommais les détails.

J’expose des bribes de vie sur internet depuis plus de vingt ans. Je n’ai jamais regretté un texte ou une image. Depuis mon adolescence, j’ai toujours essayé de préserver ma vie privée, et je crois l’avoir plutôt bien fait. J'ai exposé mes peurs et mes joies. J’ai cherché l’universel, et ce qui nous rassemble, dans mes expériences singulières. C’est ça qui m’a toujours intéressée.

Depuis deux ans, ma vie, c’est beaucoup lui. En plus d'être merveilleux, il est une source d'inspiration incroyable. Et je ne sais plus très bien ce que j’ai le droit d’écrire. Les limites me semblent floues. Les frontières poreuses. 
Peut-être que c’est aussi cela, devenir mère : apprendre à trouver ce qui m’appartient encore. Apprendre à écrire ce qu’il fait naître en moi, tout en le préservant, lui.
[La vie au ralenti] C’est la chose la plus complex [La vie au ralenti] C’est la chose la plus complexe que j’ai à gérer avec la maternité : la gestion de mon temps et de mes priorités.
Le temps pour m’occuper de mon si petit et fragile bébé, le temps pour gérer mon entreprise - encore si petite et fragile. Le temps pour ma famille, mon amoureux, mes amis. Le temps pour m’occuper de la maison. 
Et, je n’ose plus vraiment l’écrire : le temps pour moi. Pour créer, pour écrire, pour prendre soin de moi. 

Je n’ai jamais admiré la course à la productivité et à la performance. Je n’ai jamais cherché à faire, ou produire, plus. Je souhaite bien faire. Je privilégie la qualité à la quantité. J’ai peu d’amis, mais ce sont évidemment les meilleurs. Je préfère flâner à courir. Acheter peu mais des produits de qualité. Observer le ciel qu’enchainer les rendez-vous. 

Mon unique ambition est d’être heureuse. Je crois que c’est ce qui devrait toujours se cacher derrière l’expression « réussir sa vie ». Je crois que le temps est ce que l’on possède de plus précieux. Je crois aussi que les premières années auprès d’un nourrisson sont souvent les plus intenses, précieuses justement et vertigineuses d’une vie. 

Alors, je jongle. Je teste. Je me teste, je me découvre. J’ai tout à apprendre.
J’essaie de trouver mes marques. J’essaie de me créer de nouveaux repères. J’essaie. Je m’émerveille chaque matin de la douceur de mon bébé. Il m’apprend la lenteur et la patience. J’allaite. Je le regarde. J’essaie de ne pas regarder l’heure. De savourer avec lui ces moments qui n’appartiennent qu’à nous. 

J’essaie de ne pas m’en vouloir de ne pas être performante. De bercer mon bébé plutôt que de boucler la collection de janvier. J’essaie de dormir malgré la pile de choses à faire. Je me mordille les lèvres quand je vois une faute, un mail que j’ai oublié. Je m’en veux, et je mentirai si j’écrivais le contraire.

J’essaie de me recentrer et de me rappeler que dans cinq, dix, ou vingt ans, ce n’est pas une faute que je pourrais regretter, mais le temps manqué avec mon fils. J’essaie de faire de mon mieux et c’est beaucoup. 

Je vous souhaite un week-end au ralenti
Le dernier voyage avant celui qui m’amènera jusqu Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Je suis devenue maman fin juillet. Mon petit princ Je suis devenue maman fin juillet. Mon petit prince fait la sieste à mes côtés pendant que je vous écris ces quelques lignes.

Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour vous écrire, ni combien de fois il m’appellera pour un câlin, se nourrir, ou jouer.
Je ne sais pas combien de fois je le regarderai et j’oublierai tout.

Je sais l’océan de tendresse dans lequel je baigne depuis sa naissance. Je sais la douleur vive de l’accouchement. Je sais la fatigue chevillée au corps et l’amour qui fait tout oublier, l’amour qui emporte tout. Je sais l’évidence.
Je sais les réveils dans le silence de la nuit et sa bouche qui cherche mon sein dans l’obscurité. Je sais son couinement de satisfaction qui m’apaise et me fait oublier la fatigue. Je sais ses doigts minuscules qui s’agrippent quand je le cajole. Je sais son regard qui s’ouvre quand il entend ma voix et que je m’approche de lui.

Je sais l’amour inconditionnel. Je sais aussi que le plus beau, et sûrement le plus dur, est à venir.
Je sais la chute d’hormones, les doutes, la peur. La douleur et la fatigue. Je sais les larmes malgré la joie, malgré l’amour, malgré son coeur qui bat.

Je sais l’ambivalence. Je ne sais pas comment on fait pour gérer une entreprise avec un nourrisson. Je ne sais pas comment on fait pour écrire ou créer quand on ne dort pas.

J’ai tout à apprendre. Alors, je jongle. Je profite de chacune de ses siestes. Je profite de lui. Je suis hors du monde, hors du temps. Je me relis. Je m’endors en me relisant. J’apprivoise ce quotidien. J’essaie de m’organiser, de créer, d’écrire. Je tâtonne.

J’ai des questions qui débordent. Je me questionne sur la place - et la nécessité - de créer dans mon quotidien. Je réfléchis sur ma présence et ma disponibilité. Sur mon identité. Sur ce que j’ai envie de transmettre à mon fils, sur l’image à travers moi qu’il aura des femmes. Je voudrais qu’il soit fier, je voudrais être une maman présente, passionnée, épanouie et heureuse.

Je voudrais tout. Je cherche l’équilibre.
J’ai peu de réponses. Alors, en attendant, je le serre fort contre moi, je ferme les yeux et je le respire. Je lui murmure des mots doux et je lui promets d’être toujours là pour lui.
Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. Mon amour, mon trésor, tu as six mois aujourd’hui. J’ai pensé que c’était une belle date pour retrouver le chemin des mots et te les offrir. Pour, peut-être, me retrouver aussi.

Depuis ta naissance, j’ai tout oublié. De dormir, d’écrire, de créer. De te photographier. J’ai perdu la notion du temps. J’ai plongé mon regard dans tes grands yeux et j’ai tout oublié. Je me suis oubliée. D’abord pour te faire naitre. Puis, pour te rencontrer, te protéger et te faire vivre.

Tu as envoyé valser tous mes doutes. Toi, et ta douceur. Toi et son sourire ravageur. Tu m’as offert l’évidence de l’amour. Celui qui emporte, saisit, transforme. Celui qui vous pousse, chaque jour, à vous dépasser.
A ta naissance, j’ai oublié mes contours. Mon ventre s’est dégonflé et je suis devenue floue de toi. J’ai oublié le silence. J’ai oublié la légèreté de mes bras sans ta présence pour te bercer. J’ai oublié le repos des nuits et la légèreté des vendredis soirs. 

Mon amour, mon trésor, tu seras, toujours, mon minuscule. Six mois, déjà, que tu existes, que tu fais partie des vivants. Six mois à te protéger, à tout faire pour rendre tes journées douces et joyeuses.
Depuis quelques jours, tu parviens à te déplacer en rampant. On t’observe, avec ton père, grandir. On est si fiers d’être tes parents. On t’observe te déplacer sans nous, partir à la conquête du monde. Sur ton passage, tu nous éclabousses de ta joie et de tes fous rires.

Tu es notre plus beau spectacle, ma plus belle aventure.

Tous les deux, on navigue entre deux rives. On a tout à créer, tout à apprendre, tout à vivre.
J’apprivoise ce temps flou, cet espace-temps hors du monde. Je découvre les journées sans début ni fin. Les nuits en tête à peau où ta bouche tâtonne à la recherche de mon sein. Mes mains qui te bercent, qui te protègent, qui t’aiment. Je fais un pas de côté. Je tords le cou à la productivité. Je me découvre sereine, instinctive, animale. J’oublie les questions. J’oublie les injonctions et les normes. J’oublie et je plonge.

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