Note du vendredi,

Je voudrais que la vie soit plus simple, qu’il n’y ait pas à choisir sans cesse. Entre le juste et le bon.  Entre le bien et le meilleur. Entre le coeur et la raison. Je voudrais que les larmes et les disputes intérieures cessent et que le rideau en velours rouge s’ouvre.  On ne peut pas vivre comme ça, non, on ne peut pas vivre comme ça. Cette amère impression de se battre contre soi-même, d’être coupée en deux. De se consoler de tout jusqu’à exploser. Alors je m’éprends du monde entier, des minuscules choses et des infiniment grandes. Ne pas penser, ne pas y penser. J’attrape les nuages du bout des doigts, le soleil et les étoiles. J’attrape les sourires et les cache sous mon oreiller. Des photographies m’absorbent. Je tricote des histoires colorés. J’écoute des jolies mélodies jusqu’à m’en évaporer. Il me faut de la couleur. Du rouge coquelicot, du vert printanier, du bleu océan, du bleu infini. J’ai besoin de rêves et de grandes choses pour vivre, tu comprends, dis ?  Tu sais, les révisons deviennent douces lorsqu’elles m’empêchent de penser à autres choses, lorsqu’elles parviennent à apprivoiser  peu à peu mon angoisse.
Je veux vivre grandement, en majuscule et sans pointillés. 

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Note de presque jeudi

En ce moment, j’ai l’impression de me réveiller mille fois dans une nuit. Les rêves ont rarement des allures de contes de fées. Je voudrais avoir la force de partir et pourtant je reste sagement assise, immobile. Como si. Como una momia. L’ordinateur posé sur le canapé, le lait froid a un goût d’enfance. Et, je continue à réviser malgré les yeux qui se ferment et. La vérité est simple. J’ai peur de dormir et que les cauchemars m’emportent. Je ne veux plus me réveiller mille fois la nuit la peur et l’impuissance au creux du ventre. Je ne veux m’accrocher aux draps comme seuls repères. La solitude étouffe, et j’en ai peur.
Cet après-midi pendant mon examen, j’écrivais la Liberté, la beauté d’être libre et la responsabilité qui en découle. J’écrivais l’importance des actes et des choix. J’écrivais la Liberté comme une chance que seul l’homme peut saisir, la Liberté comme le plus beau des cadeaux. J’écrivais son importance et la peur qu’en ont beaucoup d’hommes trop faibles.
Je crois être faible, parfois aussi.

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Note de presque mercredi.


Des notes prises par-ci, par-là. Les post-its collés partout et nulle part. Cela donnerait presque un air de fête. Les révisions qu’on repousse au bord du bureau afin d’y poser son visage. Marcher pied nu sur le sol glacé et se sentir enfin vivante. Le rendez-vous avec S. Se surprendre à lui raconter mon Histoire et écouter la sienne. Como si. Regretter plus que jamais de quitter ce bureau et le reste. Un Hasta pronto qui restera gravé et ce sourire.
Le coeur remplie de pensées, revenir à l’Appart. Les yeux mi-clôt, penser à demain. A ce qui l’emportera, ceux qui l’emporteront. La peur au ventre comme trop souvent depuis des mois. La tête qui tourne et la musique qui emporte. Qui repousse les frontières. Une douce mélodie. Eviter de penser, éviter d’y penser, éviter de le penser. Les rideaux qu’on tire pour laisser entrer le soleil. E. qui vient frapper à ma porte pour qu’on respire un peu, ensemble. Elle voit ma peur, je porte la sienne. Dans le salon, les mots Avenir, Confiance, Croire résonnent. Partager un café et un sourire le temps d’un instant. L’odeur de la cuisine depuis ma chambre. Pablo et J. qui cuisinent, ensemble. Une soirée mexicaine improvisée à cinq dans la cuisine. Du cidre aussi, parce que.
Cela a une drôle de couleur la peur.

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