« Venise est une ville de passion: c’est une ville pour les lunes de miel ou pour les ruptures »
Alfred Capus
Venise fut un voyage parfait. Non seulement, parce que j’aime fougueusement l’Italie, sa langue qui chante, sa nourriture, sa culture, sa dolce vita mais surtout et avant tout pour son charme saisissant. Venise est minuscule et c’est dans ses 9 km² qu’elle parvient pourtant à enivrer, à éblouir à l’infini. Cette ville étincelle dès le premier regard.
Arrivés en fin d’après-midi, le bus nous a déposé à la Piazzale Roma. Cette place est le dernier et unique endroit où peuvent circuler les voitures et les bus dans cette île. A partir d’ici, vous voguerez dans une ville hors du temps, au bord de l’eau où les routes sont remplacées par des canaux, et les voitures par des bateaux en tout genre. Les bus se nomment dès lors Vaporetto. Autant dire que prendre les transports à commun à Venise est toujours un voyage inoubliable. On est transporté de merveille en merveille.
C’est à partir de ses canaux et sur un bateau tel qu’il soit, que cette ville s’ouvre et s’illumine réellement. On est alors plus qu’un simple spectateur au bord du paysage, on fait corps avec celui-ci. Au milieu de l’eau, on découvre des points de vue et des paysages à couper le souffle. Venise s’éclaire.
J’ai aimé Venise dès les premiers instants. J’ai tout de suite eu l’ultime conviction que nous allions passer un voyage formidable et intense. Et que, cette ville deviendrait un point de repère où nous prendrions plaisir à séjourner. L’atmosphère de Venise est saisissante, indescriptible. De part sa perfection, on pourrait croire tout d’abord à un décors de cinéma créé de toute pièce ou encore à un parc d’attraction dédié aux amoureux, amoureux de la vie. Venise est pourtant bien vivante et ne se laisse pas découvrir d’un seul regard comme on pourrait le croire aux premiers abords.
Cette île regorge de richesse et de magie. J’ai été subjuguée par mille choses. Alors, reprenons par le commencement.
Cette île regorge de richesse. J’ai été subjuguée par mille choses. Alors, reprenons par le commencement.
Venise, c’est tout d’abord son célèbre Carnavale et une longue tradition de masques traditionnels. J’ai aimé découvrir des petits ateliers d’artisans et les regarder à l’oeuvre. Créer un masque est un véritable art. A l’intérieur de ces ateliers-boutiques, on découvre le visage minutieux, traditionnel et perfectionniste du Carnaval.
Les masques sont souvent inspirés de la commedia dell’arte. Arlequin, Colombine, Pantalon ou encore Polichinelle se couvrent et découvrent au fil des ruelles et des rues durant le Carnaval.
On a eu la chance d’assister à son commencement. Ce dernier était diamétralement opposé aux carnavals antérieurs auxquels j’avais pu assister. Les costumes sont toujours très majestueux et travaillés. Ici, chaque détail possède son importance et cristallise un univers. D’ailleurs, on ne se déguise pas, on se costume. Tout se résume dans l’élégance et le raffinement. On se rend alors compte de l’importance de cette fête. De nombreux vénitiens, dès le Carnaval achevé se mettent à l’oeuvre pour le prochain. Pour eux, cette fête symbolise à la fois la joie de vivre ainsi qu’une certaine richesse culturelle. Pour les touristes comme nous, ces costumes accentuent cette impression d’être hors du temps, hors du tout comme dans un autre monde où tout serait permis.
On s’est promis avec Anthony d’y retourner l’an prochain pour le Carnaval avec de jolis déguisements. Vivement.
Le temps s’est mis à courir. Et, je n’ai pas réussi à la retenir pour déposer quelques mots ici. Venise était fabuleuse. Ecrire Venise colle encore un sourire à mes lèvres. Venise est un petit coin de paradis, une île magique où il fait bon se promener main dans la main durant des heures.
J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.
L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.
Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.