Entretien d’embauche: répétiteur !

Ce matin, l’entretien ne sait pas aussi bien passé que j’aurais pu l’espérer. C’est une grande école privée, un bâtiment datant du XVIème siècle et qui ressemble à un château. C’est une des deux plus prestigieuses écoles privées de Toulouse. Je vous écris ça comme si c’était une évidence mais j’ignorais encore  l’existence de cette école il y a quelques jours. Depuis que je suis petite,  je dois avouer que je fuis les écoles privées comme le chat l’eau.

Les plafonds sont très hauts, les meubles anciens. On a l’impression de visiter un palais. Je crois que je n’avais jamais vu un bâtiment aussi majestueux. J’osais à peine marcher sur le sol lustré et j’essayais d’imaginer ce que cela pouvait être d’étudier dans un tel environnement. J’étais éblouie. La dame m’a accueilli dans une minuscule pièce, contrastant avec le reste de l’édifice. Il y avait des dizaines de CV posés sur son bureau. Pendant les trois minutes où elle a cherché le mien, mon estomac s’est métamorphosé en bulldozer. Je regardais les autres candidats défilés sur les pages imprimés. Je me sentais disparaitre et forcement plus bête que ces adversaires inconnus de poste.

 Elle a parlé. J’ai écouté. Mes phrases se résumaient à un mot. Je balançais des «oui» et des «d’accord» dans le minuscule bureau. J’aurais voulu lui dire que j’étais faite pour ce poste, que mes études, mes goûts, mon expérience étaient parfaits pour ce travail, que lorsque j’avais vu l’annonce mes yeux s’étaient mis à briller, que je savais que. Je n’ai rien dit, seul le silence est sorti de ma bouche. Je l’ai écouté. Elle a parlé, beaucoup. Je suis restée vingt minutes assise et muette face à cette dame prolixe. Elle a vanté les mérites de son école, de son prestige et des règles. J’ai murmuré des « oui« . Si j’avais pu, je me serais faufilée sous le bureau. J’aurais voulu m’effacer et devenir complètement transparente. J’étais comme paralysée.

Lorsque je suis sortie de l’établissement, des larmes se sont dessinées sur mes joues. Je voudrais avoir un peu plus confiance en moi un jour. C’est bête de rater un entretien non parce qu’on ne mérite pas ce poste mais juste parce qu’on ne sait pas se mettre en valeur, parce qu’on s’obstine à ne pas se «vendre».

J’ai la réponse jeudi ou vendredi, mais je crois déjà la connaitre.

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Photographier le printemps

C’est le printemps, 
cette photographie, c’était hier après-midi. J’avais en tête de photographier le printemps. J’aime l’odeur et la douceur du printemps, la couleur du ciel bleu renaissant, le chant des oiseaux lorsque j’ouvre la fenêtre. Les parcs se remplissent de rires enfantins. Les fenêtres restent ouvertes jusqu’à tard. C’est une petite renaissance de rien de tout, un sourire au milieu de nulle part. C’est une bouffée de soleil après la neige. Le soleil me donne des ailes de l’espoir un peu de courage. C’est un commencement vers la vie. 
Les branches de cerisiers sont les guirlandes d’avril. De loin, on dirait des gros nuages. De près, on a envie de les croquer. Il faudra pourtant attendre encore quelques semaines.  Ce sont des arbres magiques. 
Les petites filles sont malades. Je ne commencerai alors à les garder que jeudi. Il me tarde malgré ma peur. Demain à dix heures, j’ai un entretien (encore). Je croise les doigts. Cela serait pour donner un peu d’aide en Philosophie et en Lettres à des lycéens le soir dans un internat. Et je dois dire que cela me plairait immensément.
Dites, vous croisez les doigts avec moi ?   

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Venise partie 5: le théâtre de la Fenice

La Fenice
Cet article sera la dernier de la série «Venise». Je voulais vous parler du théâtre de Venise, la Fenice, pour clore ce joli voyage vénitien.
Cet opéra m’a ébloui. On se baladait dans les petites ruelles de l’île lorsqu’on s’est trouvé par hasard face à ce joli bâtiment. Ni une, ni deux, j’ai embarqué Anthony à l’intérieur !
L’architecture est très rococo, c’est vrai mais sans jamais tomber dans le grotesque. Ici, on est dans le merveilleux. C’est le bâtiment qui m’a le plus émerveillée à Venise. Le palais des doges et la basilique Saint Marc étaient impressionnants mais ils ne m’ont pas fascinée autant.
Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photographies de la salle où ont lieu les opéras.  Vous ne pourrez alors que me croire sur paroles lorsque je vous dirais que c’est un lieu magnifique que vous ne pourrez oublier.
La Fenice
La Fenice est majestueuse. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il faut connaitre son histoire spectaculaire.
Le théâtre fut détruit trois fois par les flammes. Et à chaque fois, il  renaquit de ses cendres quelques années après. La première catastrophe a eu lieu en 1773. Il fut reconstruit à l’identique cinq ans après. Il subira à nouveau un incendie en 1846 et sera à nouveau reconstruit une poignée d’années plus tard.
En 1996, il fut brûlé à nouveau à cause d’un incendie criminel. Il rouvrit ses portes en 2003. La Fenice est bien un phénix qui renait de ses cendres après toute tragédie.
J’ai aimé cette histoire paraissant sortir tout droit d’un conte de fée. Cela donne une puissance au lieu, une beauté tragique et merveilleuse. C’est une jolie histoire qui se finit bien.
C’est un lieu à visiter, à ressentir avant tout. Il y a beaucoup plus à ressentir qu’à écrire:  c’est beau, c’est beau, c’est si beau voilà tout. 

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