Vers une vie plus légère, plus simple
Avec le temps et les voyages, j’ai appris à ne conserver que l’essentiel. Le cheminement s’est fait en douceur. J’en ai pris conscience plus tard. Fut un temps où lorsque je partais pour quelques jours un week-end ou un mois, j’amenais toute ma maison colorée sur mon dos. J’avais un besoin viscéral d’avoir à mes cotés tout un tas d’objets inutiles: des crèmes, des dizaines de vêtements, des livres, des objets absurdes. A chaque fois, je ne touchais pas à la plupart des choses dans la valise. Pourtant les savoir à mes cotés, me rassurait, me berçait. Je la remplissais à coup de « au cas où », de « on sait jamais », et « cela pourrait être utile si ».
Je déambulais avec ma valise plus grosse que moi dans des villes inconnues. Lorsqu’on sautille de ville en ville, de pays en pays, on s’allège. Il n’y a rien de pire que de gâcher une voyage à cause d’un sac trop volumineux. Alors j’ai élagué, allégé. Il fallait être légère, être libre. J’ai jeté par dessus bord tout ce qui n’était pas essentiel.
Peu à peu et au fil des déménagements, je n’ai conservé que l’essentiel. J’ai préféré des matières plus nobles pour mes vêtements. J’ai opté pour la qualité au détriment de la quantité. Je me suis recentrée sur ce qui comptait vraiment pour moi. J’ai appris à me connaitre, à apprendre mes essentiels. A distinguer ce qui n’était qu’un passage, un vent à ce qui était mes goûts véritables. J’achète moins mais mieux et j’ai l’impression de respirer, d’y voir plus clair.
J’apprends à écouter mes envies et mon corps, à être en harmonie. Je suis en quête de jolies choses, de plats exquis, de musique parfaite. Il reste aussi la place pour des parenthèses, des bulles d’air où je peux respirer. Rêver. C’est important de rêver. J’aime plus que tout cette sensation que tout ce que je possède sont des objets choisis, espérés, aimés. Il n’y a rien de passage et qui se meurt dans un coin après quelques jours, rien de trop. Tout semble en ordre et à sa place. C’est une belle collection, une ribambelle arc-en-ciel.
Alors, je me sens bien, plus sereine et légère. Plus en harmonie.

Ce cheminement me fait d’ailleurs penser au livre de Dominique Loreau, l’art de simplicité. Je ne sais pas si vous l’avez lu, ce que vous en avez pensé. Cela m’intéresserait beaucoup d’avoir votre avis. Je l’ai commencé cet été, après en avoir beaucoup entendu parlé sur la blogosphère. Je ne l’ai pas (encore) terminé. J’ai trouvé le début du livre un peu décousu et redondant et je n’ai pas vraiment accrochée. Dites-moi, il vaut le coup que je m’accroche ?











