Un calendrier 2012 mignon-mignon,

 


Happy 2012 !

 

Pour bien commencer cette nouvelle année et égayer votre quotidien, je vous propose un calendrier 2012 mignon-mignon ! Au départ, j’aurais voulu le faire sur une page recto-verso afin d’éviter de l’éparpiller et pouvoir appréhender cette nouvelle année en un (deux) coup d’oeil. Finalement, il en faudra trois. Je trouvais que cela faisait un peu trop serré-étriqué-étouffé. A quoi cela sert à un calendrier si l’on ne peut rien ajouter dessus ? J’aime les calendriers où je peux gribouiller des petites choses, ajouter mes dates essentielles et mes rendez-vous, me l’approprier. Il me faut de l’espace. Il fait donc trois pages et il respire. J’espère qu’il vous plaira et sera un bon compagnon pour cette nouvelle année.

J’ai mis un petit encart pour inscrire ses bonnes résolutions tout à la fin : comme ça, pas moyen de les oublier au fil des semaines. Elles garderont un œil sur vous et observeront minutieusement vos progrès au fil des jours. Vous y trouverez aussi d’autres petites surprises, je vous laisse découvrir.

Je crois que je ne vous l’ai pas encore souhaité. Alors, je vous souhaite une douce année. Qu’elle soit remplie de poésie, de créativité et de sourire. Qu’elle déborde de plaisirs minuscules, de projets réussis et d’amour partagé.

Et, comme je l’ai déjà écrit sur Facebook (pour celles qui ne seraient pas au courant, j’ai ouvert une petite page Facebook pour le blog durant les vacances de Noël, la page se trouve ici), je tenais à vous remercier pour tous vos commentaires sur le dernier article. C’est fou comme vos mots me touchent, me font du bien, me. C’est fou comme un blog peut mettre des étoiles dans les yeux (c’est fou comme je suis niaise). Alors, merci. Merci, merci.

Vous pouvez télécharger le calendrier à imprimer de 2012 par ici.

Je vous souhaite une excellente fin de semaine !


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Une année entière


C’est un peu une tradition de faire le bilan chaque année. Alors, hop, c’est parti !

2011. Les études enivrantes, les écritures enfantines, les allers-retours Poitiers-Toulouse-Paris, la fatigue au bout du coeur, les photographies minuscules, les baisers sur la pointe des pieds sur les quais de gare. L’impression persistante que l’année s’est évaporée au bout des petits chemins.

L’année des études, des études qui débordent qui finissent doucement. Le Master et la licence de FLE. L’apprentissage de l’arabe chaque lundi soir, la difficulté à apprendre un autre alphabet que le sien. Ce souci de perfectionnisme qui grignote mes nuits. Ce fut. Une petite valise et quelques mois à Paris. Le fabuleux stage. Des tonnes d’espoir et des bébés projets. Cette ivresse de nouveauté qui pousse à se dépasser à grandir à se réinventer. J’ai fabriqué quelques blogs, dessiné une e-boutique, trouvé un contrat de professionnalisation. Il y a eu le choix délicat du sujet du mémoire. Cela a pris des semaines, peut-être des mois. Puis, il y a eu ce sujet parfait qui me parle m’obsède me donne envie d’aller plus loin. De fouiller, d’analyser, d’écrire. Et cette impression de grandir.

Les jours ont filé si vite si vite. J’ai claqué des portes. J’ai fabriqué des cœurs en papier. J’ai collé des images-souvenir dans un cahier et y ai accolé mes mots. J’ai glissé un ruban autour de mon poignet, dessiné des soleils sur les vitres. J’ai virevolté. Pris sa main comme Doudou-câlin. J’ai douté mille fois du tournant qu’avait pris ma vie. J’ai regretté les lettres, la philosophie et cet idéal repoussé. Envolé. J’ai papillonné. J’ai trinqué au futur les paillettes au bout des cils. J’ai oublié d’écrire de lire trop de fois. J’ai trouvé des excuses. Je me suis trouvée des excuses. Le temps, la fatigue, les projets.

Je me suis noyée dans des films. Les séances de cinéma se sont rapprochées. J’ai appris à tout oublier à l’intérieur des salles noires, à me laisser bercer. Juste bercer et se sentir bien. Je me suis mordillée les lèvres. Jusqu’au sang. J’ai dit au revoir à ma grand-mère un après-midi d’été. A ma petite-petite chienne qui a grandi en même temps que moi. J’ai jeté une part de mon enfance. J’ai pleuré.

2011. J’ai pris l’avion pour Milan, réservé deux billets sur un vol manqué pour Venise et rêvé de partir au bout du monde. J’ai postulé en Inde en Afrique au Pérou. En Espagne. Accumulation minutieuse de lieux improbables. J’ai attendu mille mails. J’ai pleuré trop de fois cet espagnol fuyant, cet espagnol que j’ai peur de ne plus retrouver à force de rendez-vous manqués. J’ai hurlé à l’injustice, tapé du poing sur la table. Boucan de pacotille. J’ai mis le bout de mon nez dans le monde professionnel. J’ai angoissé. J’ai apprivoisé l’idée de grandir. J’ai grandi. Un peu.

J’ai compris comme une ville pouvait manquer. Viscéralement. J’ai découvert la force de l’eau. L’équilibre du corps immergé. J’ai plongé. J’ai écouté mille fois Benjamin Biolay et Ludovico Einaudi. J’ai monté le son. J’ai fait de la confiture au goût enfance, me suis lovée dans ses bras la nuit. J’ai collectionné précieusement les fous rires. J’ai gribouillé des petits mots de rien du tout, fait des grimaces, volé des bisous (ce sont les meilleurs). Je me suis glissée dans des jolies robes et j’ai coupé ma frange. J’ai vu la mer, l’océan et le jour qui se lève. Doux émerveillement. 2012.

Et vous, votre année ?

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Le premier jour des vacances,


Un. Deux. Trois. Vacances !

 

C’est toujours un sentiment étrange qui surgit le premier jour des vacances. Pour la première fois depuis des mois, il n’y a aucun impératif à l’horizon. Rien à faire. Pas de devoir. La seule règle est alors de prendre le temps et de profiter.

Cela tombe comme ça. Le silence, l’absence de mails et de rendez-vous. On se sent un peu perdu, un peu étrange, un peu à coté. On regarde à gauche, à droite. Mine de rien, on regarde l’heure. On est en alerte. On réfléchit à ce que l’on a à faire, ce qu’on devrait faire et enfin à ce que l’on pourrait faire. Il n’y a rien qui attend qui implore. On a le temps, on est en vacances.

Le premier jour des vacances est ce moment délicieux où tout est encore possible, où les vacances semblent alors infinies. Doux vertige. C’est cet instant où l’on bascule du trop plein qui déborde au vide. Ivresse de liberté. On entre dans l’océan, à tâtons, avec un léger frisson. On a un peu froid, et puis, on se sent juste bien. Bien et léger. On se laisse porter et on fait le vide.

Le deuxième jour sera plus plat, plus calme. Le temps coule et l’on se laisse déjà presque bercer.

 

Les deux photographies ont été prises à Valencia, et ne sont pas (hélas) de cette année. Je ne sais pas encore lorsque je vais enfin pouvoir y retourner. Et je dois avouer qu’il n’y a pas une semaine où je n’y pense pas. C’est fou comme une ville peut manquer.

Je vous souhaite encore d’excellentes fêtes de fin d’années !


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