
Happy, happy Holly. Holly a un an, tout pile tout poil. Mon bébé minuscule à douze mois. Trois cent soixante cinq jours. C’est un peu fou, un peu géant toute la place qu’elle a pris en quelques mois dans notre vie à tous les deux.
C’est renversant comme cette si petite chose a réussi à modifier nos habitudes et notre quotidien comme personne. Comme elle a réussi à nous chambouler tous les deux, à nous grandir. Depuis qu’elle est là, on avance ensemble. Tous les trois. On a le coeur serré quand on est dehors, un peu trop loin d’elle. Je ressens une petite injustice à chaque fois qu’on m’apprend qu’elle ne pourra pas venir avec nous. Je me rends aussi compte comme c’est difficile pour moi lorsque je m’aperçois qu’une personne ne s’y intéresse pas, comme sa parade pour dire « hello, je suis là, je suis un petit bouledogue-tout-mignon » ne fonctionne pas. Je me rends compte comme cela me bouscule à l’intérieur, comme je trouve ça injuste incroyable presque cruel. Comme, finalement, je me suis attachée à cette petite boule de poil et comme elle fait partie de nous, de notre minuscule famille.
Fin octobre, j’ai vu mon univers s’écrouler un dimanche lorsque le vétérinaire nous a parlé d’hernie discale. J’ai tremblé le lendemain et surlendemain. Par dessus tout, j’ai compris la place qu’elle avait pris dans notre vie. Puis, j’ai appris à relativiser. A la protéger comme je le pouvais. De toutes mes forces. A savourer maintenant-tout-de-suite et à croiser les doigts pour les jours suivants. Trésor.
Alors, bien sûr, on ronchonne toujours quand elle court partout, quand elle nous gratouille nous mordille et nous balance son jouet jusqu’à ce qu’on craque jusqu’à ce qu’on lui apporte toute l’attention dont elle mérite. Mais quand elle vient se blottir contre nous, quand elle nous fait son regard-à-tomber, quand elle pose sa patte sur notre bras, c’est déjà tout oublié.
Holly est notre bébé à nous, notre minuscule bébé qui ne grandira jamais. Happy, happy holly.
















