
Il y a ce pays qui s’apprend par tous ses sens, qui vous découvre, vous surprend. Ce pays qui vous pousse à aller de l’avant, à ne plus avoir peur, à aller vers l’autre. Ce pays plein d’énergie et de soleil qui vous transmet une énergie incroyable. Ce pays qui vous rappelle que le bonheur tient à peu de choses et qu’il est là devant vous. Il suffit d’ouvrir les yeux, de le saisir.
Il y a Marrakech et sa place Jemaa el Fna, ses souks, ses riads sublimes et sa vie enivrante à l’intérieur de la médina. Son jus d’orange pressé, ses dattes et ses tapis sublimes. Marrakech et ses petites ruelles étroites, ses mobylettes qui surprennent et sa foule qui se presse. Ses cornes de gazelles et son huile d’argan. Marrakech, la féérique. Il y a le jardin Majorelle, aussi et bien sûr, qui apaise à coté du bouillonnement de la ville. Qui est encore plus beau en vrai. La Koutoubia qui veille, qui est si grande si majestueuse si présente. Qui sert de boussole. Il suffit de lever les yeux.
Il y a Essaouira, Essaouira la belle, Essaouira la bleu. La mer qui l’entoure, la vue de la médina du port. Il y a l’Atlas et les paysages qui vous coupent le souffle. La gentillesse et la bienveillance de Philippe, de Toufic et des marocains croisés au fil des rencontres. Il y a le jus d’avocat aux amandes et la pastilla que l’on partage au milieu de l’après-midi. La terrasse sur le toit pour admirer le coucher de soleil et les lumières de la ville qui s’allument alors. Les conteurs de mille et une nuits, les dompteurs de serpents, les acrobates. Il y a toutes ses couleurs et ses sourires qui nous ancrent dans ce pays plus qu’on ne l’aurait imaginé.
Il y a le désert que l’on découvre, après une journée de route, alors que le soleil se couche. Mieux que tous nos rêves d’enfant. Mieux qu’en fermant les yeux. Le désert et la vue époustouflante du ciel aux mille couleurs alors. L’horizon de dunes et et les dromadaires qui s’enfoncent doucement dans le Sahara. Les rires sur le chemin et nos yeux qui pétillent. Il y a le thé à la menthe comme signe du bienvenu, les notes de musique et les chants tard dans la nuit. Les échos avec la Jordanie, les murmures, le ciel étoilé. Il y a toutes les étoiles filantes qui transporteront nos vœux cette nuit-là et qui nous rappelleront, malgré elles, notre fragilité. Loin de tout, au creux de nous, la vie est là.
Il y a toutes ces émotions auxquelles on ne s’entendait pas, ces émotions qui vous prennent au corps et vous secouent.




