Et cette douce folie,


Il y a quelques semaines, une amie me demandait comment faire pour mieux vivre ce quotidien de confinements successifs. Je lui ai répondu que j’avais besoin d’air frais, de nature et d’espace – de liberté, de poésie et de douce folie. C’est exactement ce qui me manque depuis un an.

Quelques jours avant, j’en avais parlé à mon amoureux après l’annonce du confinement. On rentrait de la montagne et je lui disais que j’appréhendais le retour à Toulouse, que chaque confinement me semblait plus difficile à vivre. Sur un coup de tête, je lui demandais s’il était cap de s’installer à la campagne.

Quelques secondes plus tard, je lui montrais la première annonce sur laquelle j’étais tombée en poussant des “oh“, et des “ah“, et “je la veux !” – je suis très mesurée comme personne.
Quelques minutes plus tard, je répondais à l’annonce.
Mardi dernier, on visitait la maison.
Mercredi prochain, on aura les clefs d’une maison qui donne sur un ciel bleu.

Cela me semble incroyable de l’écrire. Je ne sais pas encore vraiment comment je vais m’organiser entre Toulouse, l’atelier et cette maison. Il y aura, sans doute, quelques tâtonnements et ajustements pour trouver notre équilibre.

Alors, si je ne crois pas que la fuite soit souvent la solution ; je sais aussi qu’aujourd’hui, ce nouveau chemin et ce changement de perspective me rendent immensément heureuse et joyeuse. Je sais que l’on y sera bien pour créer-imaginer-écrire-dessiner-lire-flaner-rêver et s’étonner, oui, du ciel bleu. J’ai encore beaucoup d’inconnues qui clignotent dans ma tête ; mais je porte en moi l’apaisement des lendemains heureux.

Et ça, ça fait plus d’un an que cela n’était pas arrivé, que j’avais oublié les mots “rêves”, “douce folie” et “projets”.

Alors, je savoure et serre fort cette émotion qui éclot en moi : demain, le ciel sera bleu.

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C'est promis

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