Note du vendredi,


Il y a des jours, des journées noires, c’est un peu comme la finance les sentiments.

Je me sens un peu plume, un peu trop fragile. Parfois, j’ai l’impression qu’il suffirait d’un bruit trop élevé, d’un coup de vent trop violent pour que mon coeur s’envole vers un Ailleurs. Il y a des jours, comme ça, où l’on se sent un peu liquide, un peu trop cristalline. De mon quotidien, je ne perçois plus une lueur de soleil. ¿Dónde está la puerta del sol? La lumière a fuit, et les espoirs avec. Plus le temps passe, et plus ma vue s’affaiblit. Je me sens minuscule, petite comme une poussière, comme un grain de sable. Les cours, les feuilles annotés, la conduite, la recherche de la Vérité, de soi ne suffisent plus. Il n’y a plus rien, il ne reste rien. Un quelque chose s’est brisé, a rompu l’harmonie. Je suis comme cassée, les os sont vides à l’interieur. Tout a été ravagé par le dégout et la crainte du vide. L’anéantissement par le travail est caduc. J’ai cessé de virevolter pour ramper contre la chair terrestre.Il n’y a plus rien pour me tenir debout, plus rien. Je m’écroule, je me disloque miettes après miettes. Le nivellement par le bas est à l’oeuvre. Vous savez, si vous saviez comme j’ai peur, comme j’en tremble, comme j’ai du mal à m’endormir le soir. J’ai peur d’hier et de demain;de la lumière et de l’obscurité. J’ai peur de tout, et plus que tout de me cogner encore au réel, à la réalité. Je suis une grosse trouillarde sous mes grands mots colorés, sous mes airs un peu trop durs. J’ai peur. Si vous saviez comme les cauchemars m’emportent à travers la nuit, si vous pouviez comprendre l’âpreté des réveils de ces nuits-là. Est-ce de ma faute à moi si j’ai cru trop fort à mes rêves? Est ce ma faute à moi si je me suis perdue dans le dédale de la vie? A Cherché le fil d’Ariane sans jamais le trouver, tel pourrait être mon épitaphe.

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Note du jeudi,

Il fait toujours aussi froid. L’écharpe devient ma seconde. peau. Et, malgré tout, je tremble. Je grelote comme un petit chat apeuré, comme des mains qui se posent sur un autre corps pour la première fois. C’est le même manège tremblant, sans le bonheur, sans le soleil sous la peau au cœur de la vie-même. Parfois, il m’arrive de m’interroger sur l’origine du froid. Provient-il de l’intérieur ou de l’extérieur? Serait-il enfouit à l’intérieur de mes os? Sous mon sourire?

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Note du mercredi avant logique,

les mois s’écoulent et je m’absorbe. Parfois, il m’arrive de sursauter, parfois, j’ai même l’impression que la lumière s’allume enfin. Mais, ce n’est toujours qu’un mirage, qu’une illusion parfaite et de courte durée. Je m’en veux bien trop souvent pour tout, pour rien parce que si je n’avais pas fait ça comme ça peut-être que, alors peut-être et seulement peut-être que cela serait différent, peut-être qu’il ferait un peu plus clair ici, un peu plus jours.
Je voudrais avoir la capacité à me soustraire mais je ne l’ai pas. Je dois rester présente au monde, et c’est dur. Je me dissous dans l’air, je me dilue dans l’eau. Il y a bien trop de « peut-être », de points d’interrogation et de doutes pour avancer. Je le sais, mais pourtant.

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