
Se réveiller tôt et observer le lever du soleil sur la mer rouge. Rassembler ses affaires. Prendre un dernier déjeuner face à la mer. Respirer la vue la mer le ciel. Se promettre de ne rien oublier et ouvrir les yeux un peu plus grands. S’agripper aux sensations aux émotions aux paysages. Savourer une dernière fois la Jordanie et ses couleurs.
Et puis, la course vers le minuscule aéroport d’Aqaba. Se séparer d’Abdul qui nous a guidé dans sa Jordanie. Déposer la valise bleu et quelques souvenirs sur le tapis. Tout à coup l’attente et le vide qui frappent. Prendre un deux trois avions. A chaque vol, observer la terre vue du ciel et s’émerveiller de l’horizon. Dire dans la même journée au revoir à Aqaba Hamann Paris. A chaque halte, perdre cinq degrés. Se couvrir et serrer les poings. Le dernier avion vers Toulouse à la tombée du jour et les gouttes de pluie sur le hublot. Se souvenir du soleil de l’eau turquoise des limonana. Regarder son poignet comme doudou-rappel des derniers jours.
A minuit, l’arrivée à Toulouse. La pluie, la valise trop lourde et le froid qui picote les joues. Se presser et trépigner un peu. Retrouver Anthony et Holly. Ouvrir la valise, tirer un doudou pour Holly et se laisser tomber dans le canapé. Raconter les rencontres, les lieux, les sourires. Etre à nouveau en Jordanie.
Le lendemain, apprivoiser à nouveau le quotidien. Réapprendre les mails, les dossiers et les urgences. Réapprendre le bureau et la lumière de l’écran qui picote les yeux. Etre ailleurs. Déposer les photographies sur l’ordinateur et étirer la Jordanie encore un peu. Ecrire Hamann Petra Wadi Rum et ses belles émotions. Partir à nouveau. Réserver un billet d’avion pour Londres en mai. Trouver un prétexte pour s’éloigner du bureau. Un rendez-vous, un courier à poster, un bidule à acheter. Se retrouver en terrasse et boire le soleil. Etre un peu là et beaucoup ailleurs. Prendre son temps. Savourer son bonheur et atterrir doucement. Tout doucement.
Allez, les vacances sont encore là.













