
Depuis que je suis rentrée de Deauville, le soleil s’infiltre partout. Partout. On dirait l’été. Il fait chaud. Holly a chaud. On a chaud. On savoure les beaux jours. On s’éloigne de l’ordinateur, des écrans, d’ici. On laisse les persiennes ouvertes. La journée. La nuit. Le rythme devient plus lent. On esquisse des projets d’été. On prend le temps. La frontière entre le jour et la nuit devient floue.
On ralentit. Malgré tout, on se lève, chaque jour, un peu plus tôt. Avec la lumière du jour. Les premières heures sont fraiches, vivifiantes. Sérieuses. Elles ne durent pas. Alors, on en profite pour avancer, réfléchir, faire des projets. Les minutes sont comptées. On se presse avant que le chaleur nous saisisse et s’envole avec notre énergie.
Lorsque arrive midi, il fait déjà chaud. On en profite pour déjeuner dehors. En terrasse, à l’ombre. Le soleil colle à la peau. On demande quelques chose de frais, de léger et qui sent bon l’été. On étire le moment. C’est doux. L’après-midi s’évapore. Quand la lumière commence à décliner, on observe le soleil. Il se couche sur le parquet. Le saisit. On ne sait pas trop pourquoi, mais chaque fois, on trouve, cet instant-là, émouvant. Le soir, à nouveau, on respire. On oublie les gilets. On commande des mojitos et quelques tapas en terrasse. On refait le monde à deux trois cinq huit. D’ici, le jour ne semble jamais vraiment vouloir se coucher. Les soirées de presque été sont les plus belles. Le plus enthousiasmantes.
Avec les beaux jours, on a toujours l’impression que rien de grave ne peut arriver. On dirait que les choses sérieuses prennent, tout à coup, la poudre d’escampette. Oh, les beaux jours.






















