Oh, les beaux jours

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Depuis que je suis rentrée de Deauville, le soleil s’infiltre partout. Partout. On dirait l’été. Il fait chaud. Holly a chaud. On a chaud. On savoure les beaux jours. On s’éloigne de l’ordinateur, des écrans, d’ici. On laisse les persiennes ouvertes. La journée. La nuit. Le rythme devient plus lent. On esquisse des projets d’été. On prend le temps. La frontière entre le jour et la nuit devient floue.

On ralentit. Malgré tout, on se lève, chaque jour, un peu plus tôt. Avec la lumière du jour. Les premières heures sont fraiches, vivifiantes. Sérieuses. Elles ne durent pas. Alors, on en profite pour avancer, réfléchir, faire des projets. Les minutes sont comptées. On se presse avant que le chaleur nous saisisse et s’envole avec notre énergie.

Lorsque arrive midi, il fait déjà chaud. On en profite pour déjeuner dehors. En terrasse, à l’ombre. Le soleil colle à la peau. On demande quelques chose de frais, de léger et qui sent bon l’été. On étire le moment. C’est doux. L’après-midi s’évapore. Quand la lumière commence à décliner, on observe le soleil. Il se couche sur le parquet. Le saisit. On ne sait pas trop pourquoi, mais chaque fois, on trouve, cet instant-là, émouvant. Le soir, à nouveau, on respire. On oublie les gilets. On commande des mojitos et quelques tapas en terrasse. On refait le monde à deux trois cinq huit. D’ici, le jour ne semble jamais vraiment vouloir se coucher. Les soirées de presque été sont les plus belles. Le plus enthousiasmantes.

Avec les beaux jours, on a toujours l’impression que rien de grave ne peut arriver. On dirait que les choses sérieuses prennent, tout à coup, la poudre d’escampette. Oh, les beaux jours.


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Un long week-end à Deauville

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De Deauville, je connaissais ses planches, son hippodrome et ses plages. Je les avais imaginés, pensés, rêvés. Je ne connaissais pas son atmosphère, ses couleurs, et ses anecdotes. Deauville, comme un conte à ciel ouvert, comme un lieu où le quotidien semble plus doux, plus tendre, plus lumineux. La vie en légèreté et en poésie. Une ville parfaite pour s’apaiser, se colorer et s’inspirer. D’ici, on saisit le temps à pleines mains, on l’étire. On le laisse infuser.

Alors, on a flâné le long de la mer, on a humé l’air marin, on s’est perdus dans les minuscules rues de Deauville. On a observé les villas et les manoirs sur le chemin. On a imaginé la vie à l’intérieur. De l’intérieur. On a bu des cafés, face à la mer, et mangé des glaces qui sentent bon l’été. On a respiré. On a enfin pris le temps de dormir. On a ralenti. On s’est enthousiasmés des motifs, des couleurs, des surprises. En pointillés, on a marché sur les pas de Flaubert, Cocteau et Sagan. C’était doux.

Samedi matin, on a assisté au prologue de la Solitaire du Figaro. De notre bateau, tout se bousculait. C’était émouvant. Il y avait une énergie incroyable qui régnait à Deauville ce jour-là. Dans les rues, on respirait l’enthousiasme. Vers 16 heures, le soleil s’est enfin levé. On aurait dit l’été. Avant de rejoindre le bord de mer, on a visité la villa Strassburger, en pensant que Flaubert avait vécu sur ce terrain-là. Alors que le soleil se couchait, on a bu un dernier verre face à la mer. Les couleurs, le décor, les émotions étaient alors parfaits. Tout semblait vouloir s’accorder. Joli épilogue.

C’était doux, c’était drôlement chouette.

 

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Pour les petites informations pratiques :

  • La villa Strassburger se visite et est complètement incroyable. Le terrain a appartenu à la famille de Flaubert.
  • La photographie où il y a écrit La maison est une jolie boutique de décoration à coté du centre – Place du casino 11, rue Edmond Blanc, Deauville.
  • Le centre est minuscule et très joli. Perdez-vous, inspirez-vous. L’architecture de Deauville est incroyable.
  • Faites, bien sûr, un tour sur les célèbres planches avec le nom des célébrités et profitez-en pour vous arrêter boire un verre. L’ambiance y est toute particulière.
  • Si vous avez le pied marin, louez un voilier et faites un tour en voile. Vous pouvez également louer un yatch, pour dormir, le temps de votre séjour. Si vous y passez, il y a le départ de la Solitaire du Figaro le dimanche 8 juin.

Mille mercis à la Mairie de Deauville et à l’agence Factogram pour la belle découverte.

 

 

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Petra, la lumineuse – Jordanie

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Petra de nuit et éclairée à la bougie. Petra et son trésor au bout du chemin. Petra et ses milles marches et ses vendeurs ambulants et ses enfants qui jouent sur les chemins. Petra, la belle, la troublante, la merveilleuse. Petra. Comme un rêve, comme un décor de film que l’on peut toucher saisir. Petra, oh, Petra.

Petra et ses roches roses bleues grises ocres dorées qui vous troublent et changent de couleur au fil de la journée. Ses pierres taillées et son décor magique. Sa longue promenade avant d’arriver au Khazneh qui boulversent déjà un peu, qui surprend. Et puis, la vue, tout à coup, incroyable envoutante folle. Un travail minutieux, géant, délicat.

Petra, son atmosphère émouvante et sa lumière qui s’éclate sur les roches. Son théâtre, ses temples, ses tombeaux royaux et sa montée au monastère. Son immensité et ses détails si fins.

 Petra, Petra à en perdre sa réalité ses mots et son souffle.

 

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