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Se souvenir des belles choses. Toujours.

{ carnet d’instantanés et de sourires }

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Venise – Paris 2010 Ces deux portraits me rappellent la douceur de nos vacances. Le ciel est à nouveau gris et le froid se glisse sous la peau. Le mardi,…

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18.02.2010

Venise, Venise, Venise !

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17.02.2010

Je pars à Paris dans une poignée de minutes, puis Venise, puis encore Paris. Alors, ici sera un peu silencieux. Je vous embrasse, bien fort. A la semaine prochaine.

30.01.2010

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May, Toulouse
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Qui suis-je ?

J’aime. Créer. Réserver un vol pour un pays, encore, inconnu. Écrire. Imaginer. Photographier. Observer le jour qui se lève et sa lumière bleutée.

L’instant où l’avion décolle. Et puis, la vue par le hublot. La mélodie d’un piano, la beauté d’une rencontre, la douceur d’une pluie d’été. Le bruit de pas sur le parquet. Le silence. La justesse d’un roman.

Je crois en la beauté de la vie. Je crois en l’amour. Je crois en la douceur. Je crois en l'humain. Je crois que les rêves sont faits pour être réalisés.





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J’ai aimé être enceinte.
Pourtant, quand je le por J’ai aimé être enceinte.
Pourtant, quand je le portais, j’avais peur de ne pas aimer mon bébé. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Cela me semblait vertigineux d’offrir, du jour au lendemain, tout son temps et son énergie à un inconnu. Si mignon soit-il. 

Je savais que j’adorerais avoir un enfant. Mais je ne savais pas si je saurais l'aimer dès les premiers mois.
Mes doutes se sont évaporés lors de notre rencontre. Je mesure ma chance : je sais que ce n’est pas une évidence.

Il faut un immense don de soi pour s’occuper d’un nouveau-né. Beaucoup d’amour, et une infinie patience, quand les nuits se défont. Je ne sais pas vraiment où j’ai puisé la force de lui sourire et de le cajoler, chaque matin, après ces nuits hachées. J’ignore si j’en serais à nouveau capable. J’admire toutes les mères.

Aujourd’hui, mon bébé est devenu un petit garçon. Il me parle, il me répond, il m’emmène découvrir des trésors que lui seul voit. Il s’étonne de la beauté d’une fleur et du vent sur sa peau. Et, en écho, je m’émerveille avec lui. Il me ramène, sans le savoir, à cette part d’enfance que l’on garde tout au fond de soi. Une part curieuse, joueuse, entière.
Tout devient plus simple, plus joyeux. Nous partons, ensemble, à la rencontre du monde.

Et je sais déjà que ce n’est que le début de notre histoire.
Cela fait partie des choses que je n’avais pas ima Cela fait partie des choses que je n’avais pas imaginées avec la maternité : avoir la plus belle, la plus merveilleuse des choses à photographier et écrire, et vouloir la protéger de tout. Tout en rêvant de montrer à la terre entière à quel point ce petit être est exceptionnel - évidemment.

Avoir envie de nous raconter et, dans le même temps, vouloir protéger son intimité. L'ambivalence des mères. 

Je ne sais plus très bien quoi écrire. Ni comment l’écrire. J’ai peur d’être indélicate. J’ai peur qu’un jour mon fils me reproche d’avoir raconté quelque chose qui lui appartenait. Qu'il me dise ne pas avoir demandé à être exposé. Il aura raison évidement. 

Alors je joue à l’équilibriste. Et souvent, je ne joue rien du tout. Je me questionne. Je bâillonne mes mots en voulant le préserver. Il est si précieux et fragile.

Avant, c’était plus simple. Avant, j’écrivais et photographiais la vie et les jours. J’écrivais l’intime, les émotions, le sensible. Les anecdotes du quotidien et les grands bouleversements. La focale était sur moi, les autres apparaissaient flous. Je gommais les détails.

J’expose des bribes de vie sur internet depuis plus de vingt ans. Je n’ai jamais regretté un texte ou une image. Depuis mon adolescence, j’ai toujours essayé de préserver ma vie privée, et je crois l’avoir plutôt bien fait. J'ai exposé mes peurs et mes joies. J’ai cherché l’universel, et ce qui nous rassemble, dans mes expériences singulières. C’est ça qui m’a toujours intéressée.

Depuis deux ans, ma vie, c’est beaucoup lui. En plus d'être merveilleux, il est une source d'inspiration incroyable. Et je ne sais plus très bien ce que j’ai le droit d’écrire. Les limites me semblent floues. Les frontières poreuses. 
Peut-être que c’est aussi cela, devenir mère : apprendre à trouver ce qui m’appartient encore. Apprendre à écrire ce qu’il fait naître en moi, tout en le préservant, lui.
On dirait l’été. Le temps semble s’être ralenti, s On dirait l’été.
Le temps semble s’être ralenti, suspendu dans la lumière des journées sans fin. On dirait les ballons à confettis qui flottent dans le salon, et cette musique joyeuse que tu adores, celle qui te fait te trémousser, rire, tournoyer.
Et moi, je danse avec toi. Je n'ai plus peur de prendre l'espace.

Toi, déjà, qui rampes vers tes un an. Si vite. Si sûr. Toi, qui fonces vers la vie comme si elle t’appartenait déjà.
Toi qui cours vers ta chance. Toi, qui attrapes ton bonheur à pleines mains.

On dirait l’amour fou. L’amour qui explose à l’intérieur, qui fait battre le cœur à mille à l’heure, celui qui balaie tout sur son passage : la fatigue, les doutes, l’inquiétude, et cette joie brute, démesurée.

Cet amour qui me tord le ventre quand je pense mal faire. Celui qui me pousse dans mes retranchements, et me confronte à cette peur viscérale de te perdre, de ne pas être assez.

Alors, c’est ça, devenir mère. Etre ta maman. 
C’est aimer jusqu’au vertige, c’est grandir chaque jour, à tes côtés.
Le dernier voyage avant celui qui m’amènera jusqu Le dernier voyage 
avant celui qui m’amènera jusqu’à toi
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois. C’éta J’ai eu 38 ans il y a un peu plus d’un mois.
C’était le 22 avril. C’était un mercredi. Le ciel était bleu.

Quelques jours plus tard, je me suis offert une heure d’écriture et de silence le temps d’un vol Toulouse-Paris pour mettre des mots sur la traversée de ces douze derniers mois.

J’ai hésité à le publier pendant plus d’un mois.
J’ai eu peur que cela soit trop cru. Trop intime.

Comme pour le bilan de 2025, j’ai tenté de ne pas l’adoucir. Ni de le dramatiser. J’ai cherché la justesse et à me rapprocher du réel. Je l’ai fait pour moi, pour me souvenir que cela a existé. Je l’ai fait pour conserver une trace pour mon fils quand il sera grand.

Je l’ai publié, enfin, parce que je crois profondément à la nécessité de ne pas partager une réalité factice où tout est réussite, amour et fluide. Je crois à ma responsabilité en tant que mère et entrepreneur de ne pas gommer la difficulté du quotidien.

J’ai choisi de le publier sur Vie de miettes, mon blog personnel, cet espace intime où je me raconte avec plus de liberté depuis plus de quinze ans.

Si vous avez envie de lire, il est ici : https://viedemiettes.fr/2026/05/29/38-ans/.
Juillet - d’abord, la mer Juillet - d’abord, la mer
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi
Le dernier voyage avant celui qui nous amènera ju Le dernier voyage 
avant celui qui nous amènera jusqu’à toi

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