Neuf petits mois que mes yeux pétillent.
Neuf.
Neuf, ça sonne comme le rêve.
Comme un sourire suspendu au milieu de l’infini.
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Samedi,
Le week-end permet enfin de se poser entre les secondes. Il permet de respirer et de voir le monde. C’est l’ami de la réverie et de l’imagination, la petite fée de l’art.
Le vent glacial percutent les sens. Et, le vin réchauffe les membres glacés. Il fait de la vie un délice et des sourires à chaque instant. Baudelaire à bien raison: enivrez-vous, enivrons-nous! Depuis que je lis Claude Simon, Proust me semblerait presque limpide. La vie est une suite de perceptions et de comparaisons. Six mois n’est rien à coté de six ans, six mois devient l’éternité lorsqu’on le voit à travers le prisme du quotidien.
Les mots semblent me fuir par poignées. Je ne trouve plus le temps ni le courage de poser des cascades de mots et d’instants. Cela m’attriste beaucoup mais. Je voudrais écrire et pourtant une barrière a apparu. Je dois être atteinte de mutisme verbal, et pictural.
L’envie demeure pourtant, sachez-le, croyez-le.
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Note du mercredi matin,
Entre un film et des révisions, je m’assoupis. J’aime le bruit du stabilo heurtant la feuille et du crayon a papier sur le carnet. Face à mes cours, je me surprends à réver de demain, en tremblant pour les secondes à venir. C’est le paradoxe du réveur. Je remplis mon agenda de rendez-vous manqués, et de rêves à dormir debout. Je voudrais pouvoir tout faire. Quand je relis mes cours c’est avec cette crainte et pourtant que je ne parviens pas à m’empêcher d’y croire, je ne parviens pas à retomber sur terre. Ma vie sera grande, ou ne sera pas. Et même si, ce n’est pas très raisonnable, moi j’y crois comme au jour qui se lève face à moi.


